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La Dominique

December 31, 2016

La Dominique

Du Dimanche 31 décembre au mercredi 4 janvier 2017

 

Quelqu'un nous avait dit, qu'à Portsmouth en Dominique, le Réveillon se faisait sur la plage autour d'un barbecue. L'idée nous a plu, ainsi qu'à nos amis de Livadia. Le 31, nous quittons donc Terre-de-Haut, sa douceur de vivre et ses belles couleurs en passant par le passage au dessus de Terre-de-Bas. Nous longeons sa côte sous le vent, très découpée, très belle.

La navigation n'aura duré que 4 heures ; ce fut une navigation comme Stéphane les aime : avec un vent soutenu que nous touchons, pour le coup, sur bâbord (l'essentiel étant de ne pas l'avoir dans le nez!). A midi, nous sommes accueillis par Albert, sous une pluie battante ! L'amarrage se fait sur bouée juste en face de la maison de P.A.Y.S. pour Portsmouth Association Yachts Services. Des guides officiels se sont regroupés au sein de cette association et offrent différents services dûment tarifiés. Albert conduira donc Stéphane et Gonzague aux douanes (dans la maison du douanier pour être exacte, puisque le bâtiment des douanes est fermé le dimanche). Tous deux signeront les papiers sur la table de la cuisine de ce monsieur, entre la cafetière et des bidons de vitamines pour la musculation !

Nous commencerons dès 14heures par une sortie sur l'Indian River.

Avant, il faut savoir que la Dominique est une île particulièrement haute pour les Antilles. Son plus haut somment, le Mont Diablotin culmine à 1445m. Mais l'île n'est faite que de Monts ! Un jour, un homme aurait demandé à Christophe Colomb si l'île était plate, pour savoir si l'agriculture pouvait y être envisagée. Comme réponse, M. Colomb aurait pris une feuille de papier, l'aurait froissée aux creux de ses mains et l'aurait lancée sur une table : « elle est plate comme cette feuille ! ». Voilà donc pourquoi l'île est si verte : ses sommets accrochent tous les nuages. Et il y pleut ! On dit qu'il y aurait 365 rivières, une différente pour prendre son bain chaque jour de l'année !

L'autre chose à savoir, c'est que la Dominique prend grand soin de son environnement. L'île est loin d'être riche, pour autant les politiques ont fait le choix de préserver leur belle nature. Il y a beaucoup de Réserves Naturelles dans les terres et sous-marines. L'Indian River est le résultat d'un travail de préservation. Pas de moteur sur cette rivière ; juste le son de la nature. La visite se fait à la rame. Surprise ! Quelques scènes de Pirates des caraïbes 2 ont été tourné dans le coin. Nous verrons ainsi la maison dans la mangrove qui conduit à celle de la sorcière (cette dernière n'a pas été conservé). Nous scruterons le sol sous les racines géantes, à la recherche de ces gros crabes rouges et la canopée, à la recherche d'iguanes et du sisserou (Amazona Imperialis – Perroquet endémique de la Dominique, présent au centre du drapeau national).

Nous apprendrons le mot « épiphyte » (« qui croît sur d'autres plantes sans en tirer sa nourriture – opposé à parasite »). Ici, tout est plante épiphyte ! « Mais où est donc la maîtresse de maison ? Nous ne voyons que ses hôtes !!! ». Allez savoir, faudrait fouiller pour cela, et je ne tiens pas à croiser le regard vitreux et froid de certaines bestioles ni caresser leurs petits duvets ou leurs écailles rocailleuses ! Nous remercions donc cette nature bienveillante du plus loin possible que nous pouvons physiquement l'être (quelques centimètres parfois seulement ! - Ah ben oui, nous voulions être au cœur de la nature toute puissante de la Dominique, nous sommes au cœur de sa nature toute puissante !!) et rentrons nous préparer pour le Réveillon (misérables Robinson que nous sommes!!).

 

Le début des festivités est prévu pour 18h : punch, planteur ou jus de fruits.

La musique à fond, les tables sont dressées en notre présence (¼ de seconde, c'est le temps qu'il faut pour positionner chacune des 12 lourdes tables en bois dans le sable noir et poussiéreux, la napper d'un madras et lui adjoindre deux grands bancs tout en bois également! Ils sont trop forts!!).

Au menu : Salade genre Coleslaw avec dressing aux herbes du pays & Thon et Poulet au barbecue avec carottes et riz au curry. Pas de dessert. Décidément, y'a jamais de dessert !! Il faut se rendre à l'évidence, le dessert n'est que français et la France fait de nous des gourmands !

Puis, ils remballent (aussi vite qu'ils ont mis en place) et l'espace se libère à la danse.

Les enfants sont partis jouer sur la plage, et c'est tant mieux ! Qui dit musique reggae, dit « chichonnage » (enfin, c'est ce que j'ai pu constater jusque-là!) ! Nous quitterons donc le coin avant minuit, tous plus ou moins morts … de rire (bande de fumeurs passifs que nous sommes !). Gonzague avait prévu le champagne sur son bateau (Stéphane et moi avions déjà oublié la bienséance française!), il nous achèvera ! Nous l'avons, cependant, fort apprécié :)

Dimanche 1er janvier 2017, nous « rousinons », comme disent nos Vendéens ! Jeux de plage, petit tour en ville où rien n'est ouvert bien-sûr, rangement et petite cuisine.

La Dominique a été découverte par Christophe Colomb un dimanche de Novembre 1493 (ce qui lui a valut son nom de « Dominica »). En 1805, après de nombreuses années de combats incessants, la Dominique revient aux Anglais (qui ont été régulièrement mis à mal par les Indiens Caraîbes quand même!). Malgré tout, cette longue présence française laissa de nombreux noms de lieux et surtout un patois très proche du « créole martiniquais et guadeloupéen ». Sa situation géographique entre ces deux îles favorise toujours aujourd'hui l'apprentissage du français. Voilà pourquoi les gens parlent très bien le français ici et voilà pourquoi j'ai pu assister à un bel exemple d'apprentissage : un jeune homme s'approche de notre bateau sur une planche à voile. Accroupi, il rame avec ses mains. La planches est en très mauvais état. Il demande quelque chose en français à Stéphane qui ne comprend pas. « Ah, vous voulez parler du pavillon de courtoisie ! » l'entends-je dire. « Je m'en suis déjà procuré un que je suis en train d'installer. Merci ! » Fort de ce refus, le jeune homme s'en va donc, et rejoint le bateau d'à côté. Là, je l'entends demander « Je vends des pavillons de courtoisie. En avez-vous besoin d'un ? » ! Et voilà, un mot utilisé est un mot acquis! Bravo:)

 

Nous louerons également les services d'un taxi-guide.

Winston François à 68 ans. Cela fait 45 ans qu'il exerce le métier de chauffeur. Il en est très fier, car la Dominique ne s'offre pas si facilement aux conducteurs ! Il faut la ressentir, il faut l'anticiper pour bien la « pratiquer » et pour cela, il faut donc bien la connaître ! D'où son second métier : guide !

Il représente la 3ème génération de François sur l'île. Il nous montre où son grand-père habitait, sur la commune de Ti Bo, juste avant le lieu-dit « Di Mai » (« Dis-moi » relatif à la question, que les douanes, installées ici jusqu'à il y a peu de temps, posaient aux arrivants).

Nous longerons donc la côte en commençant par Calibishie tout au nord et poursuivrons sur la côte au vent. Nous passerons, ainsi, par la réserve des indiens Caraïbes (entre Salibia et Castle Bruce). Leur nombre est aujourd'hui estimé à 3000. Ils ont le teint jaune, les cheveux noirs et lisses et les yeux bridés. Mais comme aux Saintes, le métissage atténue de plus en plus les caractéristiques originelles de chaque peuple et donne naissance à de nouvelles beautés. Eux, vivent de petites cultures (ignames, patate douce, arbre à pain, pamplemousse, coco) et de vannerie qu'ils vendent aux touristes (sculptures en racines de fougères, bijoux de graines – comme en Martinique-, plats de cuisine en calebasses). Un petit tour par l'aéroport (petit aéroport) pour trouver un « petit coin » pour ces (petites??!!) dames ! Puis direction Pont Cassé au centre de la Dominique, seul endroit où l'on peut traverser pour rejoindre la côte sous le vent ; en effet, les mornes ou monts, sont désespéramment hauts et la jungle environnante, inextricable !

Par ailleurs, sachez qu'il existe en Dominique, un circuit de randonnée avec gîtes très pratiqué, prévu en 14 jours pour un total d'un peu moins de 140km … au cœur de cette forêt digne de Tarzan, sans les singes, ni les lions ou autres guépards quand même, mais avec ses monts !!! A ce sujet, histoire de vous donner une idée de la rudesse de ses grimpettes (et donc, par la même, de ses descentes !) l'une d'elle se nomme « paix bouche », l'explication étant que les gens voulant l'emprunter devront se taire s'ils tiennent à arriver jusqu'en haut !

Voilà, retour par St Joseph. Nous arrivons à Portsmouth en fin de journée, vannés ! Et ravis:)

 

Merci la Dominique pour ta bonne humeur, ta simplicité, ta nature préservée et ta bienveillance à l'égard de tout et de tous :) Tu nous as charmés.

 

 

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