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Les Saintes

December 31, 2016

 

Du lundi 26 au samedi 31 décembre 2016

 

Nous étions partis pour Marie-Galante et … nous poserons le pied sur la terre des Saintes !!!

En fait, je crains que cela ne devienne une habitude … les changements de destination en cours de navigation !

Les vents n'étant pas bons (arrivant de face) et la mer, un tantinet houleuse (mais dans un sens différent du vent), nous décidons, en effet, rapidement, de changer de cap et faisons route vers les Saintes. Plus prudent, plus confortable !

Et effectivement, ce fut une belle nav'. Le vent soutenu nous a permis de faire quelques pointes à 10 nœuds (heureusement, pas de trop longues durées … les pointes !).

Notre arrivée au cœur des Saintes (entre de Terre-de-Haut, de Terre-de-Bas et l'Ilet Cabrit) était irréelle. D'un espace décoiffant, ouvert aux quatre vents, nous passions au quasi vide, où seul notre propre mouvement générait l'unique souffle, l'unique son. Le vent nous aurait-il craché dans cet abri, estimant que nous avions été suffisamment secoué ? ou bien, en avait-il eu marre de nous voir faire le bouchon, à toute allure ? Un brin agacé peut-être ? Quoiqu'il en soit, après cette haute mer, nous nous retrouvions sur un lac ! Nous appréciions !

Direction la seule ville (« Terre-de-Haut ») sur Terre-de-Haut !

Au mouillage, nous étions déjà sous le charme de sa baie. Après un rapide tour de l'île, cela ne faisait plus aucun doute ; cette petite île est un bijou !

 

Sur l'île, il y a très très peu de voitures. Elles sont réservées aux artisans, (rares) hôtels (je crois en avoir vu deux ; un, sûr), aux agents municipaux et peut-être à quelques habitants.

Les autres habitants et les nombreux touristes circulent en voiturettes électriques ou en scooters. Ces derniers sont très très nombreux ! Pas de casque bien sûr, parfois même, pas de lunettes ! une jambe tendue d'un côté, un gros sac quelque part (derrière, au milieu ou devant le véhicule), et à fond dans les grimpettes et à fond dans les descentes !

Les rues sont en béton pour moins subir la chaleur et, sans doute, l'île n'a t'elle point le matériel adéquat pour faire du goudron !

Les maisons sont d'authentiques maisons créoles : carrées avec un étage plus large que le rez-de-chaussée, autorisant ainsi l'aménagement d'une terrasse ombragée et fraîche, tout autour de la maison. Elles sont en bois, colorées de bleu, de vert, d'orange, de fushia ... Pas de vitres aux fenêtres mais des persiennes. Les intérieurs sont très spartiates : une table nappée d'une toile cirée, quelques chaises autour, un canapé que l'on devine ancien (caché sous plusieurs épaisseurs de plaids), une cuisine sommaire dépareillée, très peu de tableaux ou bien, quelques vieilles photos jaunies. Mais l'ambiance s'y devine chaleureuse. L'espace est toujours en mouvement ; présence d'hommes ou présence d'animaux. Il y a aussi ce transistor qui crépite. La station propose de la musique, c'est celle de la Guadeloupe ;)

Ici, le métissage est très important. Un visage couleur café au lait, éclairé par de magnifiques yeux bleu azur ou vert menthe à l'eau, un « chouille » bridés, « c'est nomal ». « C'est comme ça ici » répétait la guide qui nous expliquait le « Fort Napoléon ».

Ce fort, Napoléon n'y est jamais allé. Les grandes batailles ont eu lieu alors que sa construction n'était pas encore achevée. Il n'a donc servi que de prison et de point d'observation pour les militaires.

D'anciens documents racontent combien ces batailles rangées, vaisseaux alignés, étaient sanglantes et destructrices. Les canons étaient orientés pour rompre les mâts ou pour toucher les flancs de leurs adversaires, et une fois le stock de boulets épuisés, tout y passait : l'argenterie, le petit mobilier, la nourriture. Les « face à face » pouvaient durer plus de 12 heures ; les bateaux étaient solidement construits ! Un coin «cantine-repos » était aménagé dans chacun d'entre eux, permettant aux hommes de reprendre leurs esprits et quelques forces. Une infirmerie était aussi organisée, parant au plus pressé, sauvant qui pouvait sincèrement l'être ; car les blessures étaient terribles.

Ces batailles eurent lieu pendant plusieurs siècles, dans toutes les Caraïbes.

 

 

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