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La Martinique N°2

January 30, 2017

La Martinique

Du jeudi 5 au lundi 30 janvier 2017

 

Départ au levé du jour ; direction la Martinique.

Il fait beau, la mer est peu agitée, le vent est présent, ce qui nous promet une petite nav' tranquille... enfin, au moins jusqu'à la pointe de la Dominique … Nous scrutons quand même régulièrement et soucieusement le ciel, à la recherche de l'éventuel gros grain qui pourrait bien nous tomber dessus. Mais non, pas de grain !

Trois heures plus tard, nous commençons cependant à ressentir l'approche de la pointe de la Dominique ; la houle forcit, le vent aussi  : nous nous apprêtons à emprunter le canal de la Martinique, un canal réputé compliqué …

Nous nous préparons physiquement et psychiquement à passer 3 bonnes heures dans des conditions difficiles ! Petit tour aux toilettes obligatoire pour tout le monde, eau et biscuits dans la glacière, vestes de pluie et gilets de sauvetage prêts ! Nous pouvons y aller !

Et effectivement, nous nous faisons bousculer ! Au près, tout penché, nous tapons les vagues, nous passons à travers elles. Les filles, trop secouées à l'intérieur, nous rejoignent dans le cockpit. Armance se cale sous mon bras (côté en hauteur), Cassandre se blottit en face, au plus près de la capote. Stéphane barre, le pilote automatique ne parvenant pas à tenir sa route. Les embruns nous brumisent agréablement le visage et nous goûtons régulièrement à quelques gouttelettes d'eau salées. Le soleil brillant par ailleurs, nous nous sentons en sécurité. Mais voilà que tout d'un coup, une vague nous enveloppe, le cockpit entier est sous sa cape. Nous faisons partie d'elle pendant un temps qui nous paraît interminable. Chacun se cramponne, raide et lourd ; le plus raide et le plus lourd possible. Enfin, nous nous voyons. Nous sommes tous là ! Le doute d'une peur panique se lit sur les visages, alors, spontanément, tous en cœur nous crions un « Aaaahhhh » interminable, aussi interminable que nous a semblé le passage de cette resquilleuse. Et il efface notre surprise et la peur naissante, il efface ce saut d'humeur imprévisible dont à fait preuve cette mer qui n'est, on le sait, pas toujours très courtoise avec ses hôtes, il pardonne notre impuissance et il nous autorise à nous accepter détrempés et poisseux, il nous autorise à rire, fort ! Et comme s'il était nécessaire d'en rajouter, je lève une jambe, aux yeux de tous. Mon pied est comme aspiré par ma chaussure mais je parviens à en extraire mon talon. Le passage est fait, ma chaussure se vide de toute son eau ! Quantité d'eau ! Les filles rient à en pleurer ! Elles en redemandent. Rebelote, l'autre chaussure est pleine à craquer !!!

 

Nous arriverons à St Pierre, secs ! Ben oui, ce n'est pas la Bretagne, ici !! A l'abri de la Martinique, la mer s'est adouciet; même le vent est tombé.

St Pierre nous plaît tout de suite, elle nous happe, intrigante, questionnante. Quelque chose de fort s'en dégage. Sa plage est noire, la végétation autour est luxuriante, et son église, pourtant délabrée, est imposante, autoritaire. Elle fut élevée à partir de 1654 dans le cadre de la création d'un monastère Dominicain et depuis l'eau, nous pouvions ressentir l'importance de la vie religieuse que devait avoir cette commune.

Mais St Pierre n'eût pas seulement une active vie religieuse. Ce fut aussi la capitale de la Martinique et la place commerciale forte de tout l'archipel des Caraïbes. Elle grouillait d'activité. Les grands propriétaires étaient nombreux dans ses alentours et employaient beaucoup de monde ; les bateaux de commerce ne cessaient de se croiser dans son port, alors pourvu de 8 pontons ; les artistes les plus en vogue en métropole faisaient le voyage pour se produire dans ce « Petit Paris des Antilles» . De ce fait, son grand centre ville hébergeait les plus belles demeures des plus richement meublées. Avec son grand théâtre et ses nombreux édifices publics et religieux, Saint Pierre faisait la fierté de ses habitants. Les rues de St Pierre étaient même électriquement éclairées, alors que Paris ne l'était que très partiellement … ! St Pierre était magique !

(Lecture conseillée à deux reprises : Mayotte Dauphite, « Nuit d'orgies à St Pierre » - pas encore lu ... pas encore trouvé !).

La terrible éruption du 8 mai 1902 mit fin à ses heures de gloire. La totalité de sa population périt lors de l'éruption de lave et de cendres incandescentes projetées par la Montagne Pelée. Seul rescapé, un prisonnier dénommé Cyparis dut sa vie sauve à l'épaisseur des murs de son cachot. Elle dévasta tout, coulant même jusqu'au dernier navire présent dans sa rade.

Plus tard, le Commandant Cousteau fouilla largement le site, à la recherche des épaves et de leurs richesses sombrées (avec leurs propriétaires pour la plupart), et aujourd'hui encore, le ressac de la mer dépose sur la plage de sable noir, de la porcelaine brisée, des pièces de marbre, des couverts en argent, …

Le mal fût si important que St Pierre ne pu jamais regagner sa splendeur d'antan.

La capitale se déplaça, plus au sud et d'un point de vue touristique, malgré les efforts entrepris par la ville pour mettre en avant son (immense) patrimoine, il reste un tourisme de « passage ».

Beaucoup de ces touristes se retrouvent, d'ailleurs, (malheureusement pour la ville qui n'en profite que très partiellement, tant mieux pour la rhumerie!), chez Depaz, dont la propriété est installée sur les hauteurs ! Et sa visite nous a bien plût ! Nous sommes rentrés plus lourds au bateau, de quelques litres de rhum blanc et de paille, ainsi que de rhum coco (un délice !).

Mais à Saint Pierre, nous avons aussi eu la visite de copains de Vallères ! Aude, Denis et Vincent sont venus prendre l'apéro au mouillage puis nous sommes allés partager un agréable moment autour d'un bon petit menu, à terre (punch, planteur ou cocktail de fruits (maracuja, ananas, orange, mangue), féroce d'avocat et accras, fricassée de chatroux pour tous le monde avec légumes vapeur (patate douce, igname, christophine), blanc mangé coco et banane flambée).

C 'était cool, de se retrouver, d'échanger sur notre « ancien » village, sur la politique de notre pays, d'être ensemble, de les voir heureux;) A refaire donc !!!

Samedi 7, de retour à la marina du Marin où nous sommes toujours ravis d'arriver et toujours ravis d'en repartir ! La dualité des sentiments, je t'aime, moi non plus ! Quoi qu'il en soit, nous y revoilà pour plus d'une semaine !

Heureusement que nous avions réservé notre emplacement, la marina était en pleine effervescence ! La saison commençait, des bateaux arrivaient quotidiennement, tout ceux qui devaient partir finissaient leurs derniers préparatifs, c'était la cohue, « chacun cherche son chat » (excellent film!), un bazar organisé … sans doute ! Enfin, après l'appel à la marina sur le canal 9 et une longue attente faite de ronds dans l'eau devant la station essence (on ne nous retrouvait plus sur les plannings), un marinero adorable, soucieux de notre bonne installation, nous dit qu'il a bien une place de libre mais qu'il serait préférable que nous connaissions bien notre bateau car l'emplacement n'est pas facile d'accès : il faudrait envisager de remonter le ponton en marche arrière et bien éviter les pendilles malgré le vent de travers. Pas de problème, Stéphane décide de faire tout le chemin jusqu'au quai en marche arrière ! Qu'à cela tienne ! Nous voilà donc, traversant la marina à reculons ! Depuis les bateaux, depuis les pontons, on nous regarde ! « Mais que font-ils ? » doivent-ils se dire, circonspects ! « Quelle drôle d'idée, n'est-ce pas ? » Oui mais, une fois entré dans le quai, Stéphane était au top de la gestion de sa marche arrière, et l'amarrage s'est ainsi fait tout en douceur, sans à-coup et sans heurt !

Coïncidence : nous occupions le même emplacement la fois précédente … et nos voisins n'avaient pas bougé ! Ils étaient tous là, chacun passant faire son coucou et prendre quelques nouvelles, après l'autre ! Les moments furent sympathiques, les plaisirs étaient partagés :)

Avant de plier bagages (rembauche oblige … les pauvres ;) !!!), Aude, Denis et Vincent seront invités à déguster le « rougail-saucisses spécial Antilles » de Stéphane au bateau ! Ils apporteront le dessert : une galette des rois !!! Les filles étaient aux anges, surtout Armance qui se délecte de la frangipane !

Nous ferons ensuite du « tourisme de pontons », une activité incontournable à chaque fois que nous mettons un pied dans un port. Quels beaux bateaux encore cache ce port ? Et qui est ici ? Alors, nous avons vu mon bateau préféré : un Swan noir de ????, il y avait aussi un trimaran Mazzerati, ??????

 

Le lendemain, c'est le grand Jour ! Le jour tant attendu par Cassandre et Armance !! Levés aux aurores, nous chargeons notre voiture de location avec du beurre salé, des confitures « La Royale » (excellentes ! nos préférées : coco et ananas !), du café, du thé, du lait, du jus de fruit (« Mont Pelé » trop bon) passons à la boulangerie et au marché (zut, il est fermé), puis direction le Diamant ! Finalement, nous pensions arriver à leurs réveils, mais Mamie (la maman de Stéphane), sa sœur Marie-Annick et son beau-frère Jean, son frère Jean-Luc et sa belle-sœur Louisette, étaient déjà réveillés depuis bien longtemps ! Habitués aux voyages, le café était prêt, le thé fumant, ces dames avaient même pensé aux petites briques de lait ! Super organisées, elles étaient !! Bref, notre coup était raté ! Raté au point que Stéphane et moi, nous nous soyons même régalés du café Bio de chez U !! Bravo ! Là, franchement, lamentable !

Quoiqu'il en fut, nous avons passé un moment très agréable ! Leur maison, toute décorée de bleu et de blanc, offrait une vue imprenable sur le rocher du Diamant. Là, sur la terrasse confortable, déjeunant tous ensemble, c'était drôle ! C'était comme à la maison, mais de l'autre côté de l'Atlantique !

Pendant ces 10 jours, les filles ont largement profité de Mamie et des Tontons ! Elles ont régulièrement emprunté les deux lits superposés qui ne servaient à personne, profité des bons petits plats de Louisette et des goûters de Marie-Annick ;) elles ont bien taquiné tonton Jean-Luc et fait leurs temps-calme aux côtés de tonton Jean ! Et pendant que tous ces tontons partaient en randonnée, quand nous ne les accompagnions pas, c'était plage, shopping et jeux de société avec Mamie !! En somme, dix jours de rêve ! Le paradis au paradis !

Ensemble, nous sommes allés aux Jardins de Balata, un lieu de visite quasi obligatoire ! Ces jardins sont juste magnifiques. L'église de Balata, située sur le passage, mérite, elle aussi, un stop.

Nous avons fait quelques marches sympathiques, visité de jolis villages – Sainte-Luce, Sainte-Anne, Saint-Pierre à nouveau, mais dont on ne se lasse pas, les Trois-Ilets. Tout autre chose, mais comme Napoléon et Joséphine reviennent souvent dans l'histoire des Caraïbes, autant en parler : c'est au domaine de la Pagerie, situé donc aux Trois-Ilets, que naquit en 1763 Marie-Joseph-Rose (dite Joséphine) de Beauharnais, née Tasher de la Pagerie, la future impératrice ! Je ferme la parenthèse ! Nous avons également eut le plaisir de visiter la Savane des Esclaves aux Trois-Ilets (explication : un jardin médicinal et un village « d'Antan lontan » reconstitué (« Antan lontan » : expression créole très utilisée !! « Quand ça ? » « Antan lontan ! » « En temps longtemps ?!!! Du style, il y a super longtemps??! ») mettent en scène les us et coutumes des Neg Marrons, ces esclaves qui fuyaient les plantations et se réfugiaient dans la savane, leur espace de liberté). Nous n'avons pas accompagné la famille à l'Habitation Céron, mais si nous en avons l'occasion sur le retour, je pense que nous y passerons. L'Habitation Céron est situé au Prêcheur, tout au nord, dans l'un des plus vieux quartier de l'île. C'est une ancienne sucrerie avec moulin à eau (17ème siècle). Aujourd'hui, y sont élevées des écrevisses (un restaurant permet d'y déjeuner les pieds dans l'eau ! Avis aux amateurs !). Tout se visite et apparemment, les jardins sont, là-aussi, magnifiques. A la différence, d'avec Balata, que tout y est plus sauvage, rien n'est « travaillé ». L'Habitation abrite en plus, dans le sous bois de sa forêt tropicale, une collection d'arbres séculaires dont son fameux Zamana, spécimen exceptionnel répertorié comme l'un des plus gros arbres visible aux Petites Antilles. Et en effet, les tatas n'avaient pas de mots pour nous décrire l'incroyable étendue de la canopée de cet arbre !

Et voilà ; enfin, pour l'essentiel !

Entre temps, Stéphane et moi, accompagnés de deux nouveaux matelots (les nôtres étaient « débarqués »!), sommes repartis du Marin, direction Grande Anse, pour nous mettre au mouillage. Quel bonheur de se retrouver là ! Nous respirions mieux ainsi ! L'Anse n'avait pas changé : toujours aussi belle, aussi douce, transparente et parfumée :)

Puis tout s'est précipité. Nous sommes vite arrivés à la veille du départ de la petite famille ; nous n'avions pas vu le temps passer. Les filles ont profité d'une dernière nuit dans un « vrai » lit auprès de leur Mamie. Nous nous sommes dit « au-revoir » comme si nous nous retrouvions dans peu de temps. Nos amis du bateau-copain Archipell étaient au même mouillage ; leur famille venue de France s'en retournait également. Du coup, nous avons pris l'apéro tous ensemble ! Et nous avons parlé, parlé des prochaines escales, des envies de chacun... Sur Archipell, il y a Yves et Céline, Belle-Ilois d'adoption, et il y a aussi Gabrielle (12 ans ½ ), Eugénie (9 ans ½) et Appoline (6 ans ½), donc les filles ont pu, comme leurs parents (!!) papoter, papoter et encore papoter … ! Nous étions à nouveau dans la course, la parenthèse « vacances » se fermait, le CNED devait reprendre et les filles devaient se refaire à l'idée que l'eau douce de la douche, c'était TERMINE! C'est sur la jupe arrière, avec le seau et le gel-douche spécial « eau de mer » que ça se passe !!!

Vendredi 27, nous retournons dans la rade de Saint-Pierre. Nous passons faire un petit coucou au monsieur qui tient le « 1902 », un petit magasin fort sympathique ! Ce monsieur est aussi artiste-peintre à ses heures ! Avec les filles, on aime + + + ! On a appris qu'il avait finalement adopté ce petit chien tout crasseux qui le suivait partout ! Vagabond, il l'a nommé !

Samedi 28, déjeuné chez « Marie-Claire » au Marché de St-Pierre : accras bien pimentés, cabrit excellent, flan coco avec zestes de citron vert et cannelle dans le fond du pot ! Une bonne adresse :)

De mémoire, c'est aussi ce fameux week-end de carnaval (défilé de travestis très costauds !!!) que nous avons découvert la Pomme-Cannelle : un fruit délicieux, mais très étrange de prime abord. Il a le goût du lait concentré sucré et a une multitude de gros pépins ! Bizarre, bizarre !

Et puis lundi 29, à l'aube, départ pour la Dominique. Nous croisons tous les doigts, espérant intérieurement que la mer sera clémente, cette fois, à notre égard !

 

 

 

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