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Saint Bathélémy

February 27, 2017

Saint Barthélémy

Du lundi 27 février 2017 au mercredi 1er mars 2017

 

Départ de Barbuda avant le levé du jour. Il y a des hauts fonds (par rapport à un fond « standard », ceux-là sont « hauts » et donc, plus proches de la surface de la mer. Un « bas fond » n 'existe pas ; un fond est un fond sauf quand il est un « haut fond »). Nous reprenons donc nos « traces », gravées dans la mémoire de notre GPS et on se fie à la carte pour la suite, le but étant d'éviter les barrières de corail (les fameux « hauts fonds », donc). Seulement, nous nous retrouvons vite confrontés au manque de ponctualité de notre outil ! Il est en retard !! Un peu comme lors de ces vacances, passées au Portugal : nous étions sur les rocades de Lisbonne (le pluriel à son importance …) et ne parvenions jamais à choper la bonne sortie ; de rocade nous passions en rocades ! Les sorties étaient toutes tellement rapprochées que nous manquions toujours la bonne ! Notre GPS n'était pas synchrone et même en roulant le plus lentement que nous le permettait la circulation, le décalage de l'information nous maintenait dans la périphérie de la ville. Ça c'était terminé à vu de nez et par bon sens ... ce qui était tout à fait impensable dans le moment présent, avec un ciel sans lune, par grand vent et forte houle  ! Mais où sont ces patates !!!

Nous regagnons la haute mer (« haute », dans ce cas-précis, n'a rien à voir avec le « haut » de plus haut, enfin, de plus haut dans le texte, entends-je!) sans encombre.

Nous filons plutôt vite et sommes assez secoués. Houle importante de travers qui nous fait nous sentir comme un bouchon, petit donc. La mer apprend l'humilité à quiconque la pratique... Nous ne sommes rien … ! Mais nous avons une vie avec tellement d'envies que nous sommes beaucoup, pour le coup !!!

Enfin, beaucoup oui, jusqu'à ce que, à mi-chemin, nous nous apercevions que nous nous trouvons au beau milieu d'un champ de mines … l'endroit est truffé de solides lignes de fonds. (Soupirs ! quand ne serons-nous plus si petits?). Leurs bouts sont énormes, mais ces affreuses bouées sont de taille ridicule ! Il faut avoir le nez dessus pour les voir ! Si la quille se prend dedans, c'est tout net, que nous serons stoppés !

Cassandre à droite, moi à gauche, nous nous répartissons la mission « vigie ». Cassandre est douée à ce jeu-là, elle repère à droite comme à gauche. Aussi, ma présence à cet exercice n'est-elle requise qu'en temps que soutien moral. Explication : parce que d'une part, nous avons dû interrompre sa séance de cinéma, je ne pouvais donc décemment pas l'abandonner à la mission. Et parce que d'autre part, je « fais style »; enfin non, je fais de mon mieux (ouais, quand même!), mon mieux n'étant juste … pas aussi probant que son « normal » ! Mais qui, avec son estomac chatouillant sa pomme d'Adam serait performant ? A part Cassandre bien sûr. Allez, qui, je vous le demande ?!!! Bon, on est d'accord ! (j'ai décidé d'être optimiste aujourd'hui!).

Après ces pas de danse (je tourne à droite, je tourne à gauche, ...), nous avons en vue, Saint-Barthélémy. Et nous sommes toujours secoués, et je demande au ciel et à la terre et à la mer de faire en sorte que derrière la montagne, il y ait un abri accueillant, peu encombré, rassurant, calme. Un abri quoi !

Mais non ! Zut de flûte ! Nous allons morfler, les p'tites Lucettes ! Tout est magnifique : la rade et ses falaises, les fonds rocheux (qui sont un problème en soi : quelle ancre pourrait bien jouer correctement son rôle sur un fond rocheux?), la vue sur Gustavia ; tout. Mais voilà, l'endroit est plein vent, pleine houle.

Après plusieurs tentatives, l'ancre accroche. Nous sommes ballottés, nous décidons de nous réfugier à terre. Shorts et tee-shirts dans le sac étanche, nous évitons comme faire se peu les vagues « indociles » (contraire de « docile »?) qui s'amusent à remplir notre youyou. Ça aurait pu être pire, nous nous en sortons presque pas mouillés !

Aux premiers abords, côté terre, c'est calme, mignonnet. Nous avançons et nous ressentons bientôt la présence d'une « vraie » vie : une église qui sonne les coups, des enfants jouant dans une cours de récréation, une boulangerie ordinaire, des gens calmes au volant. Puis, tout d'un coup, nous passons de l'autre côté du miroir : la ville se fait plus bruyante, plus pressée, plus serrée et l'environnement est luxe, perfection, confiance tranquille pour les hommes, analyse rapide sans douleur mais un brin hautaine pour les femmes. Les boutiques n'affichent plus les prix, que diantre ! Si j'achète un Mont Blanc, j'achète un Mont Blanc, au diable le prix ! Joaillerie, horlogerie, parfumerie, … nous sommes dans un autre monde, et l'anglais et l'américain règnent en maîtres. Do you sell stamps for the post-card ? Oupst, en français, ça marche aussi !!!

Petite histoire de St-Barthélémy :

Son nom est celui de Bartholomeo, frère de Christophe Colomb qui découvrit cet îlot sec et accident lors de second voyage.

Vers 1665, une centaine de paysans venus de l'ouest de la France l'adoptèrent, malgré son aridité.

Un siècle plus tard, les Anglais intéressés par sa situation stratégique tentèrent de s'en emparer. En vain. Les Français résistèrent.

En 1784, Louis XVI, roi ingrat, la céda avec ses 600 paysans à la Suède contre un vague droit d'entrepôt dans le port suédois de Göteborg. Profitant de la guerre franco-anglaise, ils firent de Gustavia (nom du roi de Suède Gustave III) un port franc. Tout le trafic des Caraïbes pouvait y transiter à l'abri des combats. L'affaire fut très rentable pour les Suédois, mais guère pour les « St-Barths ».

Les guerres prirent fin et en 1877, un gouverneur Suédois se retrouvant embarrasser avec cette îlot et ses paysans, la vendit à la France pour 80 000 francs or.

La France récupéra alors ses paysans, aussi Normands que le jour de l'abandon : aucun métissage n'avait rembruni leur visage – à St-Barth, on ignorait l'importation de main-d’œuvre africaine car on était son propre esclave pour tirer sa pitance du sol aride.

Gustavia est restée port-franc et quelques « St-Barths » s'essayèrent au commerce et à la contrebande ! En 1950 un premier cyclone réduisit à néant la belle flotte de goélettes et 10 ans plus tard, un second coula les rescapés. Il ne restait alors plus qu'à St-Barth, une richesse inexploitée, sa beauté !

Le lendemain de notre arrivée, c'est Carnaval à Gustavia ! Le rendez-vous est donné : à midi au Select. Le Select est un bar - « restaurant » (restaurant avec des guillemets, car la cuisine est dans une espèce de caravane/ préfabriqué, logée dans le patio sous un très bel arbre, et que le choix est « hamburger avec ou sans fromage » !). Bon, c'était très bon, et il y avait foule … incroyable. Le Select est The lieu où il faut prendre un pot ! La petite histoire : « Le Sélect est né de la volonté inébranlable de survivre d'un homme et de son besoin vital de communiquer. Ce lieu de rencontre a reçu les plus grands comme les plus humbles avec la même simplicité, la même chaleur humaine et le même respect de l'un envers l'autre ». Marius Stakelbororough, propriétaire (au départ, c'était dans sa maison qu'il recevait) depuis le 11 novembre 1949 et ami de The Duke et de The Count (dont Armance étudie justement la musique au CNED! C'était drôle de retrouver la même photo dans le bar que dans son cours !).

Puis, nous nous postons à l'ombre pour regarder les chars passer. La musique est bonne

Nous rentrons le soir, vannés !

Il va pourtant falloir reprendre rapidement quelques forces. Nous décollons demain, 6 heures pour Saint Martin !

 

 

 

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