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Saint Martin

March 1, 2017

Saint Martin

Du mercredi 1er au vendredi 10 mars 2017

 

Il fait encore presque nuit quand nous remontons l'ancre. Rapidement, la lumière devenant diffuse, nous distinguons de mieux en mieux les autres bateaux du mouillage, les bouées. A 6 heures tapantes, nous retrouvons LOLITO dans le chenal que nous sommes parvenus à regagner sans peine. Nous sommes aux taquets ! Et heureusement, car en effet, nous sommes accueillis en haute mer par un vent … !

Bon, les gars le prennent bien, et ça change tout ! No stress, que du jeu ! Quand LOLITO part au lofe devant nous, nous avons moins de 5 secondes pour nous préparer à gérer le coup de vent de venir. Le pilote automatique est dépassé, c'est Stéphane qui tient la barre ! Et ça glisse bien !

Nous parviendrons à faire route ensemble jusqu'à la rade de Marigot, quand même ! Avancer à la même allure est un fait suffisamment rare pour que nous le soulignions aujourd'hui !

Pour expliquer cette incroyable entente, les idées émises par un autre bateau de français en tour furent les suivantes :

  • soit vos capitaines sont aussi mauvais l'un que l'autre (genre, ils ne sont pas capables de faire les bons réglages aux bons moments …) : cette possibilité a beaucoup plu à Stéphane, vous vous en doutez !

  • soit vos voiles sont toutes en aussi mauvais états (que du bonheur!)

  • soit vos coques sont tellement « végétalisées » qu'elles retiennent vos bateaux … proposition tout aussi sérieuse que les deux autres ; nous n'aurions pas battu de records de vitesse ce jour-là !

Voilà comment on ne devient pas bateau-copain ! Il y a des choses à ne pas dire : un capitaine vexé n'est plus votre allié ! Quoique la coque végétalisée … mais là je me tais, je ne tiens pas à être débarquée !

Bien sûr, la rade est, là encore, encombrée. Nous nous y attendions. La météo des prochains jours n'est pas bonne. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons rapidement quitté nos dernières escales, la rade de Marigot étant réputée large et sécurisante.

Malgré tout, la houle rentre et les rafales de vent montent jusqu'à 40 nœuds. Nous sommes mouillés dans 4 mètres d'eau, et au lieu des 15 mètres théoriques de chaîne, Stéphane en déploie 40. C'est tendu ! Nous espérons que le vent ne tournera pas ; aucun bateau ne peut respecter une zone d'évitage suffisante ! Le résultat serait pire qu'à Antigua !!!

Premier tour à terre, et qui croisons-nous ! SEA YOU qui organise son départ. Manu nous livre rapidement les bonnes adresses, et le voilà déjà partit.

Nous souhaitons faire les formalités habituelles. Aussi, nous rendons-nous à la première marina (la toute ronde sur les photos, la marina Fort Louis). A notre « bonjour », nous est répondu un « Hello ». C'est à rien n'y comprendre. Nous sommes bien à Saint Martin et non à Sint Maarten, côté Hollandais ?!! La nana continue sa tirade, elle se balade dans le bureau en buvant des petites gorgées d'eau, elle sait pas, elle n'a pas envie de toute évidence ! Donc, on se casse !

Direction la Gare Maritime … qui est fermée. Nous sommes un ½ jour férié. Ne nous demandez pas de quoi il en retourne, personne n'a su nous répondre. Le résultat est que les ¾ de la ville sont fermés. Mais c'est une bonne chose, puisque nous irons ainsi faire notre clearance chez un Shipchandler, beaucoup, beaucoup moins chers que la Gare Maritime. Explication : du fait d'une petite gué-guerre, les douanes ont autorisé plusieurs Shipchandlers à faire les clearances (2€ et rien de plus) à leur place. En effet, la Gare Maritime utilise outrageusement le logiciel des douanes (qui mentionne les dates d'entrée et de sortie des plaisanciers) pour faire payer aux plaisanciers, leurs nuits au mouillage – 5 € par nuit, ce qui n'est pas correct selon les douanes (aux Saintes, par exemple, deux messieurs font le tour des deux îles pour récupérer leurs deniers). Ce qui nous arrange, donc !

Les jours passent et le vent ne faiblit pas. Pour éviter d'être trop mouillés, les gens font du rodéo dans leurs annexes : ils se retiennent au bout de l'avant, debout, le corps penché en arrière. C'est assez extraordinaire de les voir passer ! Nous, nous ne ferons pas de rodéo et nous serons rincés à chaque sortie. C'est une plaie, ce vent ! Il y a (enfin!) une boulangerie française, avec du bon pain … qui arrive détrempé sur notre table une fois sur deux ! C'est la misère !

Du coup, on passe de l'autre côté de l'île dans un taxi collectif (genre, même si on est en France, tant que l'on peut faire rentrer du monde dans la camionette, on en fait rentrer!) : direction Philipsburg à Sint Maarten !

Que dire de Philipsburg ? Surfait, moche, sale, broken english spoken (entre l'anglais, le néerlandais et le créole) ; nous sommes dans un monde créer de toute pièce pour faire du business. Rien n'est moins cher ici qu'ailleurs ; c'est un mythe. Par contre, on peut s'amuser à négocier, sauf si le vendeur vous dit tout de suite le prix affiché et le prix auquel il peut vous vendre l'article. C'est même pas drôle !

En trois lettres : BOF !

On n'y passera pas la matinée entière. De retour à Marigot, nous mangeons au Mc Do … puisque tout est moche, on joue la carte jusqu'au bout ! Résultat : les hamburgers sont meilleurs qu'en France (pas de brûlures d'estomac une demi-heure plus tard), par contre le Sunday est très mauvais (caramel Américain, cacahuètes Américaines, que nous avons d'ailleurs dû demander – il y aurait beaucoup d'allergies à la cacahuète ...).

Dimanche 5 mars, nous sommes invités avec les LOLITO et les ARCHIPELL à un barbecue chez ECLECTIK, un catamaran français en travaux au chantier. Marilyne, Jean-Philippe, Chloé et Célia (8 et 9 ans) sont partis pour plusieurs années. Le chantier durant plusieurs mois, les filles sont scolarisées à Marigot mais elles continuent le CNED en parallèle ; le niveau est en effet, très bas à l'école : beaucoup d'enfants parlent mal ou pas du tout le français, la majorité parle anglais (mais pas tous) et une minorité ne parle qu'espagnol. Ce doit être affreux pour la maîtresse !!!

Le soir, nous sommes rejoins par LIVADIA et après une terrible nuit (coup de vent jusqu'à 40 nœuds, pluie torrentielle, houle pas possible!), nous décidons de nous mettre à l'abri dans l'autre port (Marina La Royale).

Nous y sommes très bien accueillis. Le marinéro est fort sympathique et la dame en service est agréable comme on l'est aux Antilles : acceptant mal les remerciements, le regard fuyant, ne répondant qu'aux questions qui plaisent !

Quelle joie d'avoir un pied à terre ! Et nous ne subissons plus ni la houle ni le vent. Nous pouvons nous permettre un tour en ville quand l'envie nous prend ! Yes ! La liberté !! Oui, mais … !

Il est évident, qu'à St Martin, les français sont bien moins appréciés et, de fait, traités, que les américains. Notre porte-feuilles est moins important que le leur et ça se sait ! Car nous avons vraiment l'impression de n'être que ça : un porte-feuilles. Il faut négocier partout ; quand on négocie, le vendeur vous fait la tête et quand on ne négocie pas, on a non seulement le sentiment de s'être fait avoir mais en plus, on perd le semblant de respect que le vendeur s'efforçait de nous accorder jusque-là.

Les habitants sont, par ailleurs, mornes et tristes. On ne retrouve pas la sérénité et le doux bonheur à l'antillaise. Et les problèmes de comportements sont évidents, autant de la part des enfants que des adultes : ni bonjour, ni merci, le plus bourrin remporte la mise, on ne respecte ni les anciens, ni les femmes, ni les enfants, et entre eux, ce respect n'existe pas non plus ! C'est la jungle, c'est trop triste ! … jamais je n'arriverai à monter dans ce bus … !

Heureusement, Gonzague à 53 ans aujourd'hui ! Nous sommes invités à partager un repas ensemble. Autour de la table, seront également conviés les voisins de pontons de LIVADIA, le couple d'Allemands, Martin et Lydia, de CHEGLIA (un bateau alu). Ils parlent anglais, c'est cool ! Le contact passe bien, nous partageons un agréable moment … même Stéphane, d'ordinaire réticent à la langue de Shakespeare !

Puis nous reverrons ARWEN (un Gibsea), avec Fred et Mélanie, deux trentenaires que nous avions rencontré à Lanzorate, aux Canaries !

Puis, après un avis de grand frais, un Mayday envoyé entre Anguilla et St Martin et toute une histoire avec un abruti de patron de restaurant, un ravitaillement facilité grâce au prêt de la voiture d'ECLECTIK et la mise en place de notre spi, nous quittons la marina pour l'ouverture du pont de 14h30. Seulement, nous sommes lâchés dans le lagon à 14h10 ! Autant dire que par 35 à 40 nœuds en rafale, les 20 minutes d'attente furent longues ! Nos voisins de pontons, des Italiens, se sont enlisés ; que de stress, que de stress !

Nous arrivons entiers dans la baie, jetons la pioche (comme ils disent). Ethan-Jacques vient voir le dessin animé Moana sur notre bateau, puis ce sera goûter chez LIVADIA : gâteau au chocolat et thé à la menthe … ça fait un bien fou !

A 20 heures, en compagnie de LIVADIA, nous relevons la pioche, et c'est parti, direction les Iles Vierges Britanniques ! Nous sommes juste derrière LOLITO et ARWEN ! ARCHIPELL a quelques travaux à régler ; il reporte son départ. Le rendez-vous est donné pour tous les autres, le lendemain, 16 heures dernier carat, à Gun Creek sur Virgin Gorda, l'île la plus à l'Est des BVI.

Notre dernière nav' de nuit remonte à il y a quelques temps, mais nous n'avons rien oublié !

 

 

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