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Navigation de la république Dominicaine à St Martin

April 26, 2017

 

Navigation de République Dominicaine à Saint Martin

Du vendredi 21 au mercredi 26 avril 2017

 

La journée de vendredi est pluvieuse, comme les journées précédentes. Les dégradés de verts n'en ressortent que davantage et au premier rayon de soleil, le pays scintille. C'est beau, mais nous avons le cœur lourd. C'est le jour de notre départ de République Dominicaine.

Les filles et moi, nous nous affairons aux derniers rangements, à « pâte-à-fixer » ce qui pourrait ne pas supporter le « chahutage » de la navigation à venir ; car nous le savons, nous allons devoir faire du près, deux jours sur les quatre prévus, enfin, si tout se déroule bien comme prévu ! Stéphane est parti faire tamponner nos passeports à l'immigration.

Nous levons l'ancre à 10h. Il ne pleut plus et le vent s'est levé ; pas trop fort, juste comme il faut pour sortir de cette longue baie. Nous la contemplons, tous sur le pont. Nous nous en imprégnons, silencieusement, chacun dans son être intérieur, désireux de garder vif, le plus longtemps possible, le souvenir de cette attachante escale. Paysage aux palmiers argentés et aux côtes découpés, terre accueillante des plus élégants oiseaux, pays aux habitants généreux, heureux, bons et loyaux.

La baie passée, la houle devient plus puissante. Nous restons sur le pont, mais l'intérêt a changé : nous prenons l'air pour repousser la nausée ! Alors pour nous occuper l'esprit, ce sera « Musique » ! Et c'est parti pour une longue série de Variété Française : France Gall , « Poupée de cire », la préférée des filles. Gainsbourg, « Le poinçonneur des Lilas », Armance est fan. Georges Moustaki, « Gare aux gorilles », les deux sont mortes de rire – on aimerait savoir ce qu'elles comprennent, mais on ne posera pas la question. Eddy Mitchell, « Couleur Menthe à l'eau », c'est au tour de Cassandre d'être fan. Armance propose, là, que l'on remplace « couleur de trottoir » par « couleur de passoire » ou, au moins, un truc moins moche. Quelle drôle d'idée, hein maman ? Parce que ça peut-être de plein de couleurs un trottoir, gris, blanc, avec des carreaux de couleurs, et puis parfois, ils sont vraiment sales, hein maman?! - oui, oui, alors qu'une passoire, qui est en inox, brille bien sûr ! On écoute aussi Balavoine, « S.O.S », Joe Dassin « Les Champs Elysées » et Sabine Paturel, qui a tout cassé ! Lio, « elle parle de la Joconde ! Sérieux ! La Joconde de Léonard, hein maman ! » … Celle qui sourit, oui oui – les filles sont fans de de Vinci. Je n'ai pas d'explication à cela ; nous avons visiter plusieurs fois sa Maison à Amboise … allez savoir ! Et puis il y a Renaud « Dès que le vent soufflera », le favoris d'entre tous ! « J'ai vomi mon quatre heure et mon minuit aussi. J'me suis cogné d'partout, j'ai dormi dans des draps mouillés ; ça m'a coûté des sous, c'est la plaisance, c'est l'pied ! ». Il a fait du bateau lui aussi, hein maman ?!

Ensuite nous avons vu la République Dominicaine s'éloigner et Puerto Rico, s'imposer. Stéphane, en vigilance, s'évertuait à conserver le bateau bien au milieu du chenal (c'est qu'on ne s'aventure pas, comme ça, sans visa, sur les eaux américaines!) mais l'embêtement allait venir d'ailleurs. Ce passage marque le début d'une éprouvante traversée !

Fin du suspens (je ne vous aurait pas trop tenu en émoi!), l'embêtement du moment fut cette satanée navigation au près. Explication :

Navigation au près (vent dans le nez) oblige (et bien oui, les alysées venant de l'est devraient être tombés à cette période de l'année, mais il n'en est rien, chercher l'erreur !), nous subissons, en plus d'une navigation à la gîte donc (penchés sur le bord droit dans un premier temps – côté cabine des filles, que nous avions regroupées pour l'occasion!), une houle des plus indisciplinées. Arrivant de toute part, tant haute et longue, que courte et cassante, elle nous bouscule dans tous les sens. Rien n'est régulier, il n'y a pas de tempo à rechercher pour vivre « stable ». C'est une pure cacophonie, un bœuf inaudible, même l'échauffement d'un orchestre symphonique avant une présentation est davantage harmonieux. Nous ne parvenons pas à trouver notre rythme, nous nous essoufflons, nous souffrons. Ce bazar en mer déteint : rapidement, tout est sans dessus dessous dans le bateau. Impossible de caler quoi que ce soit, le bateau tape parfois si fort de haut en bas que nous vivons des instants en apesanteur ! J'aurais voulu filmer les deux masques taillés dans les racines noires de fougères arbustives de Dominique, que nous avons fixés dans le carré. Bien sûr, comment aurais-je pu ? Et puis, je ne tiens pas à ce que vous vomissiez votre quatre heures, vous aussi ! Mais vous les auriez vu glisser violemment à droite, puis à gauche par à coup, se soulever de conserve et retomber violemment contre le bois, et recommencer cette danse hors temps. Comme pour rendre plus oppressante cette arythmie, l'un est un petit peu plus lourd que l'autre. Alors parfois, l'écart d'un quart de seconde dans leurs mouvements avait l'effet de la goutte d'eau qui fait déborder le vase ; le haut-le-cœur de trop, le brin de folie qui se fraie son chemin jusqu'à notre cerveau. Le désordre régnait, tant hors de nous qu'au plus profond. Mais réflexion faite, nous étions finalement en parfaite symbiose avec notre environnement ! Car mouillés aussi, nous étions ! En effet, les hublots mal fermés du départ nous avaient été fatals. L'eau salée infiltrée une fois installée ne sèche plus qu'au soleil ! C'est pas que nous manquions de soleil, mais quelle inconscience cela aurait été de tenté un séchage à l'air libre ! Non, vraiment, symbiose parfaite !

Puisque Éole nous refusait la ligne droite jusqu'en Guadeloupe, nous avons dû profondément rentrer dans la mer des Caraïbes. Les Avès n'étaient pas très loin ! Et il a donc fallu tirer un autre bord pour revenir. Et malgré toute notre meilleure volonté, il eût été utopique que de persister en direction de la Guadeloupe. Nous avons rendu les armes et changé nos plans. Finalement, ce sera Saint Martin ! Tout le monde est d'accord, si c'est de moindre mal ! L'essentiel est que nous sortions du tambour !

Rebelote donc. Après trois jours penchés à gauche, nous voilà penchés à gauche (côté cabine des parents). Deux jours et cinq heures !

On ne peut pas dire que Saint Martin nous avait laissé un vibrant souvenir, mais quelle joie ce fut de voir l'île à l'horizon. Nous la remerciions d'être, tout compte fait ! Elle allait devenir un refuge de passage ! Importante donc, pour tout marin ! Nous allions pouvoir souffler, sécher, dormir et nous recaler sur un rythme humain de vie !

 

 

 

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