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Sainte-Lucie

June 22, 2017

Sainte-Lucie

Du lundi 12 au jeudi 22 juin 2017

 

« Découverte comme la Martinique en 1502, lors du 4ème voyage de Christophe Colomb.

Jusqu'au milieu du XVIIème siècle, les Caraïbes restèrent maîtres de leur île, repoussant toute tentative de colonisation.

Après avoir massacré une colonie anglaise en 1639, ils acceptèrent enfin un traité avec les Français en 1660.

A partir de cette époque, les combats entre Français et Anglais furent incessants et St-Lucie changea plus de quatorze fois de mains. Son histoire fut souvent liée à celle de la Martinique. St-Lucie redevint une dernière fois française à la suite du Traité d'Amiens en 1802, mais après les guerres napoléoniennes, elle devint définitivement britannique en 1814. Comme en Dominique, l'île a conservé l'empreinte de la présence française par de nombreux noms de lieux et surtout par son patois proche du créole.

Après une longue période coloniale, marquée par le déclin des cultures suite à l'abolition de l'esclavage, St-Lucie devint « état associé du Commonwealth » en 1967 et indépendante le 22 février 1979. »

 

Après une petite nav' tranquille (à tendance au près), nous arrivons dans les eaux de Sainte-Lucie.

La terre, vue de la mer, semble très arborée ; les habitations, plutôt modernes.

Nous passons non loin de Rodney Bay, tout au nord, dépassons Castries, la capitale de Sainte-Lucie, et au détour d'un détour (!!!), nous voilà protégés des vents et de la houle dans la Baie de Marigot.

Le paysage est paradisiaque ; digne d'une carte postale, de celle dont on suppose qu'elle n'existe pas.

Les douanes et l'immigration sont regroupées. Les formalités sont rapidement réglées … par Stéphane tout seul ! Tout se fait en anglais, mais l'officier ne veut que seul soit présent le capitaine du navire ! No problemo, Stéphane gère !

A la marina, nous prenons les renseignements pour demain : horaires des bus collectifs pour Castries, lieu de passage. Nous partirons pour 8h !

L'après-midi s'écoule tranquillement entre deux plongeons dans la superbe piscine de l'hôtel de la marina : Capella Marina.

Il s'agit (encore ! … comme en Rép. Dom), d'un hôtel de luxe !

Transats blancs, lits et coussins sous voilages et tentures, canapés dans cocons en osier, petits sentiers de planches bordés de papyrus, de bambous, de fougères, bassins discrets de faïence magnifiquement ornés hébergeant quelques hautaines carpes, arbres fleuris et odorants magnifiques, … On adore !

Une brochette de fruits frais bienfaisante nous est offerte dans le courant de l'après-midi, ainsi qu'un jus « juste fait » de mangue. Le luxe !

Nous sommes en basse-saison. L'hôtel est peu rempli. Dans l'eau javellisée (!!), il y a surtout les familles que nous retrouvons sur leurs voiliers dans la marina, et leurs enfants donnent vie à l'hôtel ! Il y a tout un groupe de petites têtes blondes « Anglaises » et « Canadiennes » ; des raz'moquettes qui plongent et nagent avec une facilité déconcertante ! La distribution des brochettes est un bonheur pour les parents (comme pour le personnel travaillant à proximité!) : un instant de silence, sans ploufs, sans rires éclatants ou seule la douce mélodie du chant des oiseaux parfait cet instant … bien vite achevé.

Les filles ont repéré des canadiens, un frère et sa sœur, dans leurs âges. L'approche est timide ; ils ne parlent pas français ! Quelques regards en coin, une balle rapportée prétexte à un premier contact, « on joue à chat ? » !

L'objet de notre première sortie sur Castries concerne le CNED (encore lui!).

Nous devons obtenir l'accord de l'Attaché Culturel de l'Ambassade pour inscrire nos enfants en classe « réglementée », et bien sûr, l'Ambassade se trouve de l'autre côté de la ville, au terme d'une longue impasse, desservie par … aucun bus  (mais longue l'impasse, quelque chose comme vingt minutes de marche quand même !). Heureusement que nous sommes partis de bonne heure ; la chaleur est étouffante, il n'y a pas d'air. Par ailleurs, le tour en bus, de Marigot Bay à Castries Center, nous a comblé. Une nature fabuleuse avec des arbres immenses, des troncs noueux, des lianes, des racines enchevêtrées. On pourrait penser que l'épaisse canopée assombrirait méchamment la terre et irait même jusqu'à étouffer de vaillants de petits arbustes. Mais il n'en est rien et les petits fruitiers donnent à profusion des oranges, des citrons, des papayes, des cocos, des mangues … et des fleurs.

Une petite colline, l'Ambassade est en haut. Un premier bureau ; nous patientons dans une salle d'attente sur-climatisée. Nous sommes frigorifiés. Nous ressortons « suivez le balcon jusqu'aux escaliers, au fond, puis première à droite, quelqu'un vous attend ». Deuxième bureau, beaucoup plus confortable. Nous traversons le bâtiment, longeons une cours intérieur qui semble avoir été un jour très belle et fort agréable, troisième bureau. L'Attaché Culturel nous attend dans le sien. Il nous accueille chaleureusement et nous prenons place autour de sa grande table ronde.

Bien sûr, il nous donne son accord. Je dis « bien sûr », car ce monsieur a l'expérience de la scolarisation à distance. Il connaît ses avantages et ses difficultés, et le suivi sérieux de l’Éducation Nationale est, selon lui et avec le recul, essentiel au bon déroulement d'une année scolaire. Yes ! C'est aussi ce que nous pensons ! Avec notre sésame et heureux de l'entretien que nous avons eu, nous nous en retournons le cœur léger, rassurés.

Et en effet, le retour down town fut rapidement effectué ! Nous voilà au marché. Nous localisons le « lolo » local : une assiette de viande (poulet, porc, bœuf) ou de poisson au choix, accompagnée de riz aux haricots rouges, de bananes plantain bouillies, de gratin de pâtes, de coleslaw pour la modique somme de …. 35 EC (East Carebean Dollars) au total, boissons comprises (soit 35 x 4 = 140/10 = 14 €). Le tout est servi dans une assiette en porcelaine et nous disposons d'une fourchette en plastique. Nous partageons une grande table, recouverte d'une nappe que nos grands-mères ont dû connaître dans leurs primes jeunesses, avec d'autres clients. L'ambiance est détendue, même si les gens sont pressés : ils retournent travailler ensuite. Notre voisine pense que Cassandre est un garçon « Qu'il est beau ! Qu'il a les traits fins », « Euh … that's because she's a girl :) But thank You ! ».

Avant de reprendre le bus dans l'autre sens, nous faisons le plein de légumes (daichin -tubercule dont le goût ressemble à celui de l'igname- tomates et mini-concombres) et de fruits (bananes et ananas). Puis c'est reparti : nous attendons que le bus soit complet (soit environs 12 à 15 personnes) et reprenons les lacets verdoyants que nous avions emprunté à l'aller pour retourner à la baie.

Au retour, nous apprenons qu'une grosse dépression s'est formée au dessus du Cap-Vert et qu'elle devrait toucher le sud des Caraïbes prochainement.

A cause de certaines assurances, quelques bateaux quittent prématurément les lieux, dont nos nouveaux amis canadiens : ils devront se rendre en dessous du 60ème parallèle, car la saison cyclonique de leur assurance commence au 1er juin. La nôtre commence au 1 juillet. Les bateaux restant s'organisent : chacun renforce ses amarres, replie son bimini, attache solidement tout ce qui pourrait s'envoler, range en sécurité ce qui peut être ôté du pont.

Puis, c'est le défilé des bateaux locaux. Les uns après les autres s'amarrent, le nez dans la mangrove : Catamarans de charter, bateaux moteurs, bateaux de pêche. Nous comprenons que cette baie doit bien mériter son surnom de Hurricane Hole.

Nous avons le temps de faire quelques excursions dont une aux Sulfur Springs (sources d'eau chaudes sulfureuses) près de la petite ville de la Soufrière logée au pied de Petit Piton.

Nous empruntons également la Old French Road, une superbe route pavée (plus ou moins bien maintenant …) cheminant au cœur d'une végétation luxuriante et généreuse : cacao, arbre à thé, citronniers, manguiers, lianes de maracuja, arbre à pain, calebasse, pomelos, … tout est à portée de main !

Les deux jours qui précèdent l'arrivée de la dépression sont pluvieux. Nous ne bougeons pas beaucoup et finissons même par nous baigner à la piscine sous la pluie ! Mouillés pour mouillés !

Nous nous attendions à des vents supérieurs à 35 nœuds dans la nuit du 19 au 20 juin. Finalement, dans le cours de la journée, nous observons sur Internet la dépression se déplacer vers le sud. Sainte-Lucie ne sera pas inquiétée. Et effectivement, nous dormons comme des loirs cette nuit-là. Pas une bourrasque pour nous réveiller !

Nous laissons passer la journée du lendemain, car la dépression a tout de même soulevé beaucoup de houle : nous ne tenons pas à naviguer sur une mer très agitée !

Mercredi, nous disons au-revoir à la baie et regagnons le mouillage de la Soufrière. Cela nous fera gagner une bonne heure et demie sur la nav' jusqu'aux Grenadines.

Nous visitons d'autres quartiers de la ville et notamment son bidon-ville ! Un entrelacs de maisons en bois colorées bringuebalantes, étrangement reliées les unes aux autres, des « hey-hey » courants un peu partout, tout affolés (pour ceux qui n'auraient pas vu Moana, le dernier Walt Disney : poulet « pas fin » de Polynésie !), des enfants jouant au foot au milieu de la route en terre, des dames à l'ombre papotant, des messieurs papotant aussi ! Quelqu'un retape ses nasses, un autre fauche des buissons fleuris, des petites filles jouent à la poupée. Tout le monde nous dit bonjour. On nous demande d'où nous venons et si Santa Lucia nous plaît, comment avons-nous été accueillis, et si nous reviendrons … C'est drôle, sympa et les gens sont soucieux de l'accueil que le pays réserve aux touristes. Un papi nous propose de nous guider en haut de Petit Piton « Two and a halft hour walking, but it's gorgous ! », soit 5 heures aller-retour, avec Armance qui se fait ampoule sur ampoule en ce moment (elle ne supporte plus les chaussures!) … « Tomorrow, maybe ! ».

A 4h30, le réveil sonne. Stéphane et moi attendions l'autorisation de nous lever ! Les « hey-hey » chantent déjà à tu-tête. Ils succèdent à une compagnie de cigales ou dieu sait quelles autres bruyantes bestioles de la nuit ! A 5h pile, les premiers rayons de soleil apparaissent. L'air est doux, la mer est d'huile. Tout invite à la sérénité … sauf ces affreux « hey-hey » ! « Pour de vrai », nous les aimons bien ; ils participent à l'esprit créole, caraïbe, insulaire, … ! Et puis ils sont rassurants : ils sont là, donc tout va bien ! Cependant, Stéphane et moi nous nous sommes demandés de quand date la loi interdisant les coqs dans les villages et les poules dans les lotissements... ! Nous nous disions que leur disparation avait dû être source de disputes entre voisins : « vos poulets nous empêchent de dormir ! » « mes poulets sont essentiel à mon équilibre ! ».

 

 

Chute d'Armance : Et oui, elle a réitéré ! Madame papotant le nez au vent, « et piapia, et piapia » avec sa sœur, elle n'a pas vu le caniveau large de 50 cm et profond de plus d'un mètre qui permet de dompter les quantités d'eau astronomique que chaque ondée « tropicale » déverse sur l'île.

Une dame travaillant à l'hôtel s'est précipitée pour la récupérer. Tout de suite, la First Manager a été informé de la chute. Des glaçons nous ont été apporté, un médecin est arrivé.

Un bleu était en voie d'apparaître sur le genou qui était un chouille éraflé. Rien de bien méchant, mais la chute avait, semble t'il, été impressionnante.

Du coup nous voilà en train de remplir un « report » ! En effet, l'hôtel étant habitué à recevoir une clientèle américaine, tout est traité dans le plus strict respect de la loi de là-bas !

Le médecin aurait bien passé une pommade anti-biotique si il avait pu ! « no, thank you. I prefer my Arnica pommade and my désinfectant ! ».

 

 

Dans la nuit de lundi 19 au mardi 20, était attendue une tempête tropicale.

65 km/h soit 35 nœuds de vent (1,852 conversion) au sud de Grenade finalement avec une vitesse de déplacement de 33km/h. C'était donc une petite tempête tropicale nommée BRET.

Dans la baie de Marigot, mise à part quelques rares rafales de vent, nous n'avons pas bougé d'un iota !

Ce fut finalement une petite tempête tropicale :

L'intensité du vent détermine la classification des phénomènes cycloniques en 3 stades :

  • Dépression tropicale : inférieur à 34 nœuds (63 km/h)

  • Tempête tropicale : de 34 à 63 nœuds (117 km/h)

  • Ouragan : supérieur à 63 nœuds.

Les tempêtes tropicales et les ouragans sont baptisés en commençant chaque année par la lettre A et en alternatif, d'un prénom masculin puis féminin. BRET était donc la seconde de l'année.

La première, nommée ARLENE, a eut lieu le 21 avril, à mi-chemin entre Washington et Lisbonne. Ce fut un événement exceptionnel puisqu'il n'y a qu'un seul équivalent aussi tôt dans l'année, ANA en 2003.

 

« Pas d'El nino en vue

Pour l'établissement de ses prévisions, la National Oceanic and Atmospheric Administration (la NOAA) se base sur des facteurs climatiques globaux qui influencent l'activité dans l'océan Atlantique nord tel que l'oscillation Australe (El Nino, la Nina).

Un épisode El Nino caractérisé par une anomalie positive de la température de la surface du Pacifique impacte généralement de manière négative l'activité cyclonique dans l'Atlantique nord. Or, selon les prévisions, un El Nino faible voir inexistant est attendu durant la saison des ouragans 2017, ce qui est un élément pouvant favoriser l'activité cyclonique. De plus, selon Gerry Bell, chef prévisionniste cyclone de la NOA, la température de la surface de l'océan Atlantique tropical et de la mer des Caraïbes pourrait être proche à supérieur de la normale, tandis que le cisaillement vertical du vent est prévu être plus faible que d'habitude. Voilà autant d'éléments qui conduisent vers un scénario d'une saison cyclonique pour 2017 pour l'Atlantique nord active. »

Par patrabeson, le 26/05/2017, dans CYCONE

 

 

 

 

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