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Les Grenadines de Saint-Vincent

July 17, 2017

 

 

Grenadines de Saint-Vincent

BEQUIA

Jeudi 22 à vendredi 30 Juin 2017

 

Départ 5h du matin, les coqs chantaient déjà depuis longtemps !

En début d’après-midi, au terme d'une nav' tranquille, nous arrivons dans la ville de Port Elizabeth, principale agglomération de l'île, bien protégée au fond de l'Admiralty Bay. Nous posons notre ancre sous Princess Point, à quelques brasses du Jack's Bar.

Il est 15h passée, nous sommes sous le charme (et la chaleur) de cette île ; nous avons du mal à nous organiser ! Les filles ne rêvant que d'un plouf dans cette eau turquoise, Stéphane va ainsi seul, faire les douanes et l'immigration (maintenant qu'il est au top en anglais …!). Les filles profitent !

A son retour, il nous conte combien la petite ville est mignonne. Charmées, nous sautons dans l'annexe ; Stéphane slalome entre les bouées d'ancrage (basse-saison égale nombreuses bouées libres !). Enfin, ce n'est pas vrai, elles ne sont pas tout à fait libres ; elles sont squattées … par les mouettes locales qui courent, résignées, en avançant ou en reculant sur la bouée le temps que la vague qu'a généré l'annexe soit passée ! Elles sont drôlement douées à ce petit jeu, jamais elles ne s'envolent. Elles le pourraient, excédées par tant de remue-ménage … mais non, elles se cramponnent dur !

Ces mouettes sont, aussi, charmantes et très belles.

Corps blanc, ailes grises, tête noire. Leurs yeux, deux billes noires, sont mises en valeur par un joli trait blanc qui en effectue tout leurs pourtours. Une petite pointe de rouge au bout de leurs becs rompt avec côté froid du noir au blanc associé. Le mouette paraît douce, gentille, elle est tout en rondeur. Elle est gourmande et très curieuse : sans crainte, elle se pose sur notre BBQ pour nous parler, se reposer ou pour quémander quelques restes ; sereine, quoi !

Nous filons donc sur Port Elizabeth. C'est jour de marché. Dans la rue piétonne, qui longe la baie, quantité de petits vendeurs sont installés : fruits et légumes, « artcraft » avec de magnifiques calebasses peintes comme des visages et vernies, mais aussi colliers, bracelets en os de baleine ...

A ce sujet, l'histoire dit qu'au XIXéme siècle des pêcheurs de New Bedford (USA) vinrent sur Bequía pour pêcher la baleine. Finalement, ils s'y établir et enseignèrent leur pratique aux pêcheurs locaux.

Aujourd'hui, cette chasse est toujours pratiquée mais les prises sont contingentées par de stricts règlements internationaux jamais atteints. En effets, la tradition veut que la pêche s'effectue au harpon depuis de minuscules barques de pêche à voiles, le pêcheur devant tirer à terre, sur un îlot isolé, le cétacé afin de mieux le dépecer. Les prises, rarissimes, sont alors célébrées comme de grands événements. Cette pratique de la mer aurait également inculqué aux pêcheurs l'art de la construction navale : ces bateaux « pays » ne manquent pas de qualité marines et de robustesse, mais leur construction a malheureusement tendance à se raréfier. » J. PATUELLI

Sur le retour, nous longeons la côte aménagée d'une étroite promenade (deux hommes ont du mal à se croiser à certains endroits!) pourvue d'une multitude de pontons à annexes : chaque restaurant, chaque bar, a son ponton ; certain en meilleur état que d'autres …, certains décorés ; l'ambiance est « Hawaïenne » je dirais, sachant que je ne connais pas Hawaï … Ou Polynésienne peut-être, mais sans les « dessins stylisés » typiques de là-bas, quoique la grosse baleine bleue soit le logo de Bequía … En tout cas, la couleur est là : rose, turquoise, blanc, jaune, violet, orange … et c'est très sympathique !

La mer est calme, les berges sont peu profondes et l'eau turquoise est si transparente que l'on voit le fond de sable blanc. Plusieurs arbres gigantesques perdent leurs fleurs blanches (elles aussi). Elles viennent se déposer sur la surface de l'eau ; c'est magique, on se croirait dans un dessin-animé japonais, sur-réaliste donc ! C'est trop pour être vrai ! Non, ils sont vraiment forts ces habitants de Bequía ! Ils ont pensé à tout, jusqu'à la magie de leur baie !

Et en effet, le raffinement est partout présent, jusque dans « les dentelles de façades » des maisons. Sans doute ces frises portent-elles un nom … Elles aussi sont … blanches. Le contraste est saisissant quand la maison est rose, turquoise ou jaune ! C'est un paysage qui fait du bien, qui rafraîchit !

Les deux jours qui suivront seront comme le paysage : très rafraîchissants. Des trombes d'eau tombent à tout moment de la journée. Nous mourons de chaud à l’intérieur du bateau alors qu'il fait presque frais à l'extérieur. Malheureusement, un hublot oublié grand ouvert pendant la nuit, nous coûte l'ordinateur de bord. C'est la cata, notre dernière sauvegarde remonte à … ou la la … Nous sommes dimanche, Stéphane éventre la bête, lui tamponne les organes vitaux, il utilise même le sèche-cheveux « interdit » (il consomme trop d'énergie!), il démonte, remonte, tente … La dernière petite lumière rouge qui brillait bien faiblement finit par s'éteindre. Le bateau est silencieux.

Nous sommes réveillés à 5 heures du matin le lundi par un bruit d'enfer (comme quoi, rien n'est jamais définitif!). C'est la répèt. C'est Carnaval aujourd'hui à Bequía ! Le jour semble chômé par qui veut le chômé. A 8h, la musique s'éteint. Étrange, tout de même, les habitudes chez ces gens-là !

A 9h, nous enquêtons : allons-nous trouver un réparateur pour l'ordinateur ? Il y a tellement de gens dans les rues que nous sommes rapidement orientés vers un premier réparateur (qui ne répare plus), un deuxième réparateur – que nous attendons une bonne demi-heure et qui finit par nous dire que c'est tellement de temps de réparer qu'il ne se sent pas trop capable, là tout de suite, de pouvoir assurer la chose (sincère, le gars) … et enfin, un troisième, ou devrais-je notre troisième et dernier réparateur : « Allez voir Guil, une maison sous un restaurant face à l'avant-dernier ponton ». Notre sauveur.

Guil, c'est Guillaume, un français, la trentaine, expatrié depuis une dizaine d'années. Il venait à Bequía avec ses parents quand il était enfant. Il se plaît beaucoup ici.

Nous pourrons récupérer une sauvegarde deux jours plus tard. L'ordinateur est réparable, mais une pièce doit être changée : nous pourrons le récupérer dans une quinzaine de jours (la pièce arrivera des États-Unis!).

Bon, ça aurait pu être pire ! Le silence ayant été rompu à l'aube, la vie reprend son cours sur le bateau.

Entre temps, nous accueillons SEA YOU dans la baie, le bateau-copain que nous avions rencontré aux Canaries, avec lequel nous avions bien sympathisé et que nous avons ensuite revu à plusieurs reprises au fil de nos pérégrinations. Aussi nous étions-nous donné rendez-vous de manière informelle dans le sud des Caraïbes, soucieux de ne pas passer seuls la côte Vénézuélienne, peu recommandée en ce moment, pour rejoindre la Colombie. En effet, l’instabilité politique engendre une augmentation du nombre de piratages de bateaux et autres larcins. Nous préférerions ne pas rester isolés ...

Les enfants (dont Robin, 10 ans, Marius, 8 ans et Emile, 3 ans), à mille lieues des préoccupations des parents, sont ravis de se retrouver ! Très rapidement, des habitudes se prennent : tour dans l'eau en fin de matinée, jeux calmes sur un bateau pendant la sieste du petit-dernier SEA YOU (Sir Émile), excursion après le goûter, tour sur la plage en fin-d'aprèm … La belle vie quoi, les vacances …. !

Entre-temps, c'est l'anniversaire d'Armance. A la journée typique, il faudra alors rajouter :

  • le barbecue sur la plage à l'ombre des grands arbres pour le déjeuner (ribs et cuisses de poulet grillées accompagnées de différentes salades fraîches), ainsi que

  • un tour de mini-annexe « d'expo » tractée par les 10CV du moteur de l'annexe des SEA YOU !

Il s'agit d'une annexe miniature que les SEA YOU ont négocié dur (!!) dans un Ship : Armance rentre dedans en pliant les jambes. Pour son anniversaire, Manu (le papa) lui offre une grande virée ! On la voit se cramponnant, se faisant toute petite, négociant les virages pour ne pas chavirer ! Elle s'en sort super bien ! Elle est aux anges « C'était trop bien ! ».

J'ouvre une parenthèse : peut-être est-ce que je me répète, mais il est important de savoir que tous les enfants (tous!), sont capables, à la vue d'un moteur hors-bord, d'en déterminer sa puissance. Je suis bluffée ! Au grand désespoir des filles, le notre n'a que 5CV. C'est « que dalle » face à celui des SEA YOU qui est donc deux fois mieux (en plus, leur annexe a un fond rigide, et il semble que ce soit le comble du luxe selon les filles …) !!.

Dans le même genre, Cassandre nous surprend régulièrement en mentionnant le dernier endroit ou nous avons croisé tel ou tel bateau … Notre contemplative en action :)

  • Armance reçoit également un bracelet : c'est Robin (10 ans) qui a tressé de la garcette bleue outremer. L'ensemble est fermé par une manille ! Le top du top pour un marin en herbe ! « C'est mon meilleur anniversaire ! »

  • la fin d'après-midi, les filles la passe à bord de SEA YOU ; les 5 enfants visionnent un film,

  • et, le soir, nous commandons une pizza aux pepperoni ! Comble du comble, notre frigo était vide et l'envie de le remplir ne nous avait pas pris … !

Cette journée est gravée dans la mémoire d'Armance comme celle du plus extraordinaire anniversaire !

 

Sur Bequía, nous aurons fait les plus belles promenades et aussi, les plus gourmandes.

D'abord parce que Bequía est vraiment très fleurie. Pas un espace n'est laissé nu ; la nature prend ses aises, le climat aidant …

Aussi, nous sommes « hors-saison », les touristes sont peu nombreux, mais à l'évidence, en d'autres temps (entre Décembre et Mai par exemple ...), cette île doit être très prisée des touristes car un soin particulier est accordé à l'organisation des espaces et à l'ambiance des lieux. En effet, tout est « mis en scène » , comme pourrait l'être une ville inventée avec beaucoup de soin et d'attention par des enfants soucieux de créer l'espace le plus charmant pour leurs jeux, tout est doux et fait pour être agréable. Depuis les panneaux d'orientation jusqu'aux bancs en bois colorés idéalement situés sous les arbres pour permettre de profiter de leurs ombres salutaires, en passant par les passages piétons joliment matérialisés et fleuris à outrance jusqu'à la promenade arborée le long des bars et des restaurants menant jusqu'à la plage de Belmont Beach, rien n'est laissé au hasard, tout est pensé, peaufiné.

Dans ce même esprit, chaque magasin, chaque bar offre une devanture travaillée « maison », pleine de couleurs, faite de récup, riche d'idées.

Ensuite, une fois sorti de la ville, la campagne est tout aussi généreuse : une multitude d'essences d'arbres et de fleurs variées nous invitent à la contemplation, avec des fruits à profusion (nous faisons une cure de mangues, corossols, pommes-cannelle !) et des animaux, aussi nonchalants que le rythme local, errent ou bon leur semble, pour le grand plaisir de notre soif de liberté !

Même la pluie tropicale est douce ! Quoique, nous nous soyons fait piéger un matin !

Alors que nous nous émerveillions sur une espèce de manguier aux fruits incroyablement énormes (il y avait de quoi assommer un homme!) et que nous étions à mi-chemin du point de vue « à ne manquer sous aucun prétexte », nous recevons quelques gouttes, pas aussi énormes que les mangues (!!!), mais anormalement grosses pour une pluie façon « brumisateur naturel », de celle qui nous va bien au teint d'ordinaire, de celle qui tombe à pic quand les vêtements nous collent au corps et l'empêche de respirer.

Pas manqué (nous commençons à saisir ce qui relève du « normal » de ce qui relève de « l'anormal » … il nous a fallu une petite année, mais maintenant, nous sommes au taquet !), rapidement les grosses gouttes éparses se précipitent en rangs serrés. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous sommes trempés jusqu'aux os, l'eau entre plus vite qu'elle ne sort de nos sacs à dos (ça flotte à l'intérieur!), nos cheveux ruissellent sous nos casquettes, et il n'y a rien à faire, les arbres sont comme nous, tout passe à travers ! Nul part où nous planquer ! Très vite, les immenses fossés prévus pour contenir ces flots se remplissent et charrient à une vitesse incroyable quantité de mangues, de feuilles, de branchages. Alors, mouillés pour mouillés, et à la vue du fossé débordant, nous décidons de retourner au bateau. La pente est importante, et il y a bien 5cm d'eau sous chacun de nos pas. Heureusement, le béton de la route est rugueux, nous permettant ainsi de descendre moins vite que tout le reste !

Une fois en bas, le gros nuage passe, le soleil tape. Nous aurions pu prendre un bain dans notre annexe tellement elle s'était remplie (néanmoins, rien de comparable avec la République Dominicaine, où, sous notre poids, l'annexe ne faisait qu'un avec la mer!).

Voilà, il est temps de continuer notre route. Demain, vendredi 30 juin nous lèverons le camp pour Canouan, l'île suivante !

 

Grenadines de Saint-Vincent

CANOUAN

Vendredi 30 Juin 2017

 

4 heures de nav' à un bon rythme !

Nous mouillons à Charlestown Bay. Aussitôt l'ancre accrochée, c'est l'averse ! Parfait pour dessaler le pont ! Et aussitôt l'averse passée, nous quittons le navire ! Le mouillage est extrêmement rouleur. Plutôt que d'attraper le tournis, mieux vaut faire un tour sur la terre ferme !

Nous trouvons Canouan plus tristounette que sa frangine même si tout y est : la végétation, les animaux (+ tortues de terre, chats et ânes) et l'accueil chaleureux des locaux.

Nous ne nous éterniserons cependant pas, il faut trop se cramponner dans le bateau. Bequía nous a donné goût au luxe avec sa baie ultra protégée (et parsemée de fraîches fleurs blanches …) !

 

 

Grenadines de Saint-Vincent

MAYREAU

Samedi 1er à lundi 3 Juillet 2017

 

De bonne heure, nous levons l'ancre. Une heure plus tard, nous sommes installés dans Salt Whisle Bay. L'ancre accroche, nous coupons le moteur et les instruments et une averse dessale le bateau ! Nous allons finir par prendre goût à cette organisation !

Les SEA YOU, eux, arrivent sous les trombes d'eau … comme souvent ! Est-ce la fatalité ? Notre sentiment : comme ils ont l'habitude du mauvais temps (ils sont Lillois), les pluies tropicales ne doivent pas se sentir gênées de les tremper. Étant bien plus chaudes que les ondées Lilloises, elles sont comme une source bienfaisante pour ces habitants de pays froids finalement ... ! Enfin, quoiqu'il en soit, y'a un truc que nous ne pigeons pas …

Alex, un beau boat boy, sur son bateau en bois juste peint de rouge et de jaune nous propose un BBQ chez « Mister Black et Debbie ». Nous négocions un peu (il faut, sinon ….!) et le rendez-vous est pris pour le déjeuner du lendemain.

Ce fameux lendemain, nous avions prévu d'aller à la messe. Elle commence à 9h, on nous promet les plus beaux chants. « En 15 minutes vous y êtes » nous dit-on !

La côte est plus raide encore qu'à Bequía (nous qui croyions que l'on ne pouvait pas faire pire!). Nous voilà à la hauteur du cimetière quand soudain le ciel se couvre, s'assombrit, s'abaisse, se rompt … Mon Dieu. Mais nous n'apercevons pas l'église et les cloches ont sonné l'heure il y a un bon moment de cela ; pouvons-nous nous permettre d'arriver en retard et détrempés ? car à nouveau, des trombes d'eau s'abattent sur l'île. Nous sommes pourtant au sommet de cette grimpette, mais nous rebroussons chemin, c'est plus correct quand même. Au moment du volte-face, nous voyons la route se transformer en rivière. L'eau ruisselle à toute allure, elle recouvre le béton blanc, l'enveloppe. Stéphane et les filles n'hésitent pas. Ils avancent vite, bien plus vite que moi. C'est que mes pieds n'adhèrent plus à mes chaussures ! Je marche sur un coussin d'eau. Pour ne pas partir en glissade, je dois assurer chacun de mes pas.

Finalement, abandonnée de tous, je décide d'ôter ces chaussures qui m'inquiètent, autrement je finirai sur les fesses et les abords sont faits d'épineux. Peu tentant. Alors, moi qui ai toujours pensé que marcher pied-nu dans les rues était totalement puéril et quasi-inconcevable (nous avons créé la chaussure quand même !), me voilà à l'abri dans mon ciré (nous améliorons sans cesse notre organisation !) avec donc la tête et le dos au sec (important de garder les idées au sec...), me voilà donc les pieds entrant en contact avec le béton blanc rugueux de la route. J'ai de l'eau jusqu'aux chevilles ; elle dévale la pente. Elle est clair, tellement clair et le béton est chaud, plus chaud que l'eau. Je regarde mes pieds, c'est étrange. Je suis plantée au milieu de la route (pas vu une voiture!), je regarde mes pied, sous l'eau, nus, et j'entends la musique de la pluie. C'est incroyable. Le temps est comme arrêté à cet instant, mes poumons s'emplissent d'air pourtant, mes yeux voient, je sens cette caresse de l'eau, j'entends le silence mais je suis « autrement », autre chose. Je ne fais qu'un avec cet environnement végétal et minéral. Et ma tête à beau être bien au sec, elle ne pense plus. Elle est, juste ça, au milieu de ce déluge. Elle tient, droite.

Les pieds comme enracinés, j'avance lentement, mais j'ai confiance ; je ne glisserai pas. Arrivée au bas de la grimpette, l'eau claire s'est transformée en gadouille et une sorte de petit torrent s'est créé, là, sur le chemin. Mon moment d'extase se dissout comme une aspirine dans un verre d'eau, je rechausse mes savates. J'ai de la gadoue jusque sous les genoux. C'est cracra ! Mais je traverse en sécurité. Plus loin sur la plage, je retrouve les filles. Stéphane était parti vite fait au bateau s'assurer que tous les hublots étaient bien verrouillés (frousse-frousse, quand tu nous tiens!) Les filles, pas assez rapides, avaient été accueillies par un gentil grand-père qui leur avait fait un coin au sec. La pluie cesse, comme ça, aussi subitement qu'elle avait commencé à tomber. Nous remercions l'homme pour son hospitalité et regagnons le « lolo » de Mister Black ! Les filles sont sous le charme de 5 magnifiques chatons qui jouent à l'abri et dorment sur les genoux des clients. Ils sont là, prêts à en découdre avec les parcours accidentés que leurs créent les enfants ! Le soleil rayonne à nouveau. En un éclair, il n'y a plus de trace de l'ondée.

Le barbecue du midi est super sympa.

Au menu, poulet grillé, coleslaw, petites pommes de terre gratinées aux carottes râpées et au fromage, riz agrémenté de petits pois pigeon (culture locale – beaucoup sur Bequía), de piments doux et de tomates en dés. En boisson : le traditionnel ti-punch et un spécial « just tried » Mojito, qui apparemment était excellent !

L'idée de faire un mojito venait en effet de toucher M. Black ! Tout d'un coup, avec ses Dresdes, son gros bonnet, ses habits trop grands rapiécés, on le voit se lever avec énergie et partir d'un air bien décidé (louche, forcément!). Il revient avec une touffe d'herbes. Il sélectionne la menthe. Je ne suis pas sûre qu'il la rince, mais bon, vu ce qu'il est tombé… Et il écrase tout ce vert au fond d'un verre. Peu ragoutant ! Pourtant, Perrine (maman de SEA YOU), à la vue de son manège, lui en commande un ! « One for me, please ! ». Il éclate alors de rire et entre deux fou-rire, il nous explique que c'est un essai, que ça l'a pris comme ça mais qu'il n'est assurément pas certain du résultat ! Et il rit, et il rit, tant et plus, on ne voit plus que ses dents blanches tant son visage est plissé, d'un rire qui fait rire, il en a mal au ventre, nous avons mal aux joues ! C'est pas grave, Perrine insiste, elle veut tester. Elle finit pas être invitée à passer derrière le bar. La mixture est verte fluo, l'herbe coince entre les dents . « C'est le meilleur mojito ! »

Pour fêter cette réussite, M. Black cuisine des coquillages. Impossible d'en comprendre le nom : crus, il les découpe, les fait mariner dans du citron, hache menues quelques herbes, sel, poivre et nous voilà tous, mangeant dans le même plat, avec la même cuillère sortie, comme le plat d'ailleurs, d'une guerre napoléonienne sans doute… C'est délicieux.

Nous retrouvons les LENY (un cata), des Allemands rencontrés en coup de vent à Bequía. Ils ont deux garçons de l'âge des SEA YOU. Ils parlent anglais, ça fonctionne !

 

Grenadines de Saint-Vincent

TOBAGO CAYS

Lundi 3 à vendredi 7 Juillet 2017

 

 

Derrière Mayreau, les îles inhabitées des Tobago Cays : Petit Bateau, Petit Rameau, Jamesby, Baradal, Petit Tabac (Mayreau d'ailleurs, au même titre que Catholic Island, Jondall et Mayreau Island qui sont aussi des îles habitées, font également parties du Tobago Cays Marine Park créé en 1997).

On peut y voir en nombre, tortues, iguanes et une grande variété d'oiseaux des mers. Normalement aussi, beaucoup de poissons puisque des récifs coralliens (Horseshoe Reef, le plus étendu) encerclent les îles inhabitées, mais nous n'aurons pas vu grand chose … Oups, nous avons quand même vu un nombre TRES important de requins Nurse et des poissons Coffre, énormes !

Il faut dire que le lieu est en plein vent et avant d'être un site idéal pour la plongée, je le définirais plutôt comme l'endroit rêvé des kitesurfeurs (des « bons » kitesurfeurs, car il y a de nombreux récifs sur lesquels il doit être facile de se casser une patte et le vent attire au grand large). Si cette condition est remplie, le terrain de jeu est immense, l'eau est transparente et il y a juste ce qu'il faut de houle ! Avis aux grands enfants !

 

Nous faisons la connaissance de Nadine et Jean-Pierre sur ZEEMO, un bateau-copain de SEA YOU. Tous les deux sont adorables. Ils sont sur un Moody 376 et Nadine est la petite-fille d'un des créateurs du Joshua, un voilier mythique des années 60. Autant dire qu'il y a des miles de parcourues dans leur(s) histoire(s) de vie !

 

La semaine se passe très tranquillement : plongées, jeux de plage, visites des îles, barbecue chez Free Willy ! Stéphane montre à Perrine comment il fait le pain. Ils échangent quelques astuces ! Les enfants jouent aux Lego. Ils construisent des marinas et dessinent des mangroves ! Robin tombent dans des cactus (aï, aïe, aïe), Émile fait des tours et des détours de petite annexe ! Les filles sont invitées à déjeuner chez SEA YOU, les garçons sont chez nous comme chez eux. Ensemble, ils regardent des films quand ils sont à bout de force ; trop d'eau ! Le terrain de jeu est merveilleux ! Et Nadine construit magnifiquement bien les châteaux de sable !

Arrive le jeudi soir : c'est la dech, il nous faut retrouver la civilisation ! Le frigo est vide !!!

Demain on décolle, direction UNION !

 

Grenadines de Saint-Vincent

UNION

Vendredi 7 à mercredi 12 Juillet 2017

 

A Union, nous mouillons à Clifton Harbour, Clifton étant la ville principale de l'île. Non loin de nous se trouve LENNY !

Il est midi, nous mettons pied à terre. La ville semble être en mode repos. Elle ressemble beaucoup à Bequía, mais en plus pauvre. Un avion passe juste au-dessus de nos têtes ! La piste est quasiment dans la ville !

Nous déjeunons dans un petit « lolo » pour 9 EC par personne (soit 3€60). C'est excellent !

Le lendemain, nous rencontrons un français d'ici (depuis 25 ans). Il remplit nos bouteilles de gaz. Il nous conseille aussi une belle marche jusqu'au fort. Ça grimpe, mais pas de pluie cette fois-ci, nous pouvons profiter pleinement de la vue magique, au plus loin que peuvent voir nos yeux, sur 360 degrés ; donc forcément, Stéphane voit des trucs que je ne vois pas, avec son 15 sur 10 à chaque œil ... ! Je le soupçonne quand même d'avoir inventé deux trois histoires ….

Nous faisons la rencontre de DRUUNA (un catamaran, Fontaine-Pajot Louisiana) : Catherine et Guy, rejoins par Victor, 16ans, pour les vacances.

Catherine prend beaucoup de plaisir à admirer la vie sous-marine. Elle chasse aussi, et remonter le poisson, le décortiquer et le cuisiner ne l'impressionne guère ! Nous faisons une très belle plongée dans Chatham Bay, le long des tombants sud.

Puis, tour à Ashton Harbour, à côté de Frigate Island. Nous fêterons alors, l'anniversaire de Victor : 16 ans le 11 juillet 2017 ! Quelle chance, renouvelée chaque année car Guy et Catherine sont sur les flots depuis quelques temps déjà !

Entre-temps, nous faisons la connaissance de Lawrence, un boat-boy.

Il venait nous vendre régulièrement des produits ou des services dont nous n'avions pas besoin. « We're good. Thank you ». Désespéré, il finit par me proposer de la ganja (de l'herbe qui fait rigoler, ai-je appris plus tard ... !). « Quel genre de poisson est-ce là, la ganja ? ». Sa réponse fut sans appel. Il partit dans un grand éclat de rire ! Suite à cet échange, Lawrence n'a plus essayé de nous vendre quoi que ce soit. Il tournait, jamais très loin du bateau, mais suffisamment près en tout cas, pour m'adresser de grands sourires ! Ils sont fous ces étrangers, semblait-il se dire !

Mercredi 12, 8h, c'est le départ. Nous devons remonter sur Bequía pour récupérer l'ordinateur. Le rendez-vous des retrouvailles est donné sur Carriacou : Tyrell Bay, le meilleur trou à cyclone dit-on.

Lawrence, depuis son bateau tout en bois, nous adresse des au-revoir comme jamais nous n'avions eu, tout sourire, l'air de penser que nous sommes vraiment d'ailleurs, un ailleurs très loin d'ici !

La nav' est tranquille. Nous avançons vite, 7 nœuds en moyenne (nous sommes plutôt à 5.5 d'ordinaire). Nous arrivons pourtant à plat ! Vite, un petit tour à terre dans notre Maison à smoothies préférée ! A la banane (avec de la muscade râpée sur le dessus), à la papaye, à la mangue, nous nous régalons !

 

Grenadines de Saint-Vincent

BEQUIA le retour

Mercredi 12 à lundi 17 Juillet 2017

 

Jeudi au matin, nous déplaçons SOCA dans la baie. Hier, nous avons posé l'ancre trop loin du Jack's Bar, nous ne captons plus sa Wifi !

Cette journée et la nuit qui a suivi sont marquées par un temps inquiétant : des trombes d'eau (ça, nous commençons à nous y faire) mais surtout de violentes rafales de vent. Nous avons l'impression que le bateau va se plier, la mât prêt à se rapprocher de la poupe tellement le vent souffle. On s'écrase, on se fait petit, dans l'idée de limité notre prise au vent !

Pour sûr, l'ancre est solidement accrochée dans le fond : à chaque rafale, lorsque la chaîne se tend à son maximum, le choc de l'arrêt net du bateau se répercute à l'intérieur, nous secouant comme un prunier, puis pareil à un élastique trop tendu, le bateau part d'un trait à gauche ou à droite, et nous perdons l'équilibre dans l'autre sens !

Nous passerons donc finalement une bonne partie de la journée assis ! C'est moins dangereux que de vadrouiller ! Et nous ne captons pas mieux la Wifi ; trop de vent !

Vendredi 14, nous mettons un nez dehors ; une accalmie ?

Surprise ! Ce sont les vacances pour les locaux aussi ! Il y a plein d'ado partout dans les rues, dans les magasins, sur les plages, habillés comme des d'jeunes de chez nous, téléphones portables en main, musique à fond ! Ah la jeunesse ! Effectivement, elle manquait ! Bequía sous un autre jour … ça fait du bien aussi !

L'ordinateur n'est pas encore prêt. Avec le carnaval, la livraison de la pièce a pris du retard.

Le lendemain, samedi, Guill ne peut pas profiter de sa journée de repos et s'adonner à sa passion : la plongée. Ce sacré carnaval l'a mis bien en retard. Stéphane aurait adoré visiter les fonds en sa compagnie. Partie remise !

Nous apprenons alors que la tortue n'est protégée, dans les Grenadines de Saint-Vincent, que depuis le 1er janvier de cette année ! Nous comprenons mieux pourquoi les petites têtes de ces géants des mers se font si rares autour de notre bateau ; nous n'en avons vu qu'aux Tobago Cays.

A midi, Stéphane rentre au bateau tout sourire ! Yes, nous l'avons enfin et il fonctionne (c’était la carte-mère) !

A 7h le lendemain, nous quittons la baie pour Union où nous ferons les papiers de sortie du territoire. A 14h, nous voilà à nouveau dans la baie de Clifton, juste à côté de LENNY, encore !

Stéphane et moi allons marcher un peu ; les filles préfèrent regarder un film. Ben oui, elles connaissent le coin par cœur déjà !

Au retour, nous rencontrons des français préoccupés : une masse nuageuse importante semble être sur le point de se transformer en fort coup de vent. Il passerait sur les Grenadines dans la nuit de mardi à mercredi. Ses informations remontent à quelques heures ; impossible de vérifier, la Wifi est hors-service. Demain nous partons pour la baie abritant la meilleure mangrove des Caraïbes … nous verrons alors.

 

 

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