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Carriacou

October 7, 2017

 

Nous quittions Pirates Bay à 18h et à 7h le lendemain matin, nous rentrions dans Tyrell Bay, Carriacou ! What a belle allure ! Pour ne pas être dans les petites îles sous Carriacou avant l'aube, Stéphane dû même réduire la voilure en tout début nuit !

En effet, les conditions étaient (presque) idéales : deux nœuds de courant portant et entre 15 et 20 nœuds de vent travers arrière ! Le top et 9 nœuds de moyenne à la clef. Un bémol (pour ne pas nous habituer aux conditions idéales) une vilaine houle de travers qui nous a malmené toute la nuit et, deuxième bémol, de gros orages, incessants, dont les éclairs déchiraient le ciel en tous sens, qui nous ont bien inquiétés. Nous avions quelques histoires de bateaux ayant été frappé par la foudre en tête où tout l'informatique était mort... Plus de GPS, plus d'ordinateur (donc plus de cartes), plus de téléphone satellite, plus de téléphone tout court ! Et parfois, un trou dans la coque ….

Nous avons de la chance ; l'orage se déplace autour de nous. Nous n'aurons même pas une goutte de pluie alors que l'on décèle des rideaux d'eau au loin.

 

Nous passons les îles du sud trop tôt pour pouvoir prendre quelques photos.

Il est 7 heures quand nous entrons, tout doucement (histoire de ne réveiller personne!) dans Tyrell Bay. Et qui voit-on ? Sur DRUUNA, Catherine et Guy prenant leur café en compagnie de Sandrine ! Sacrement matinaux, les amis !

Ils ont l'air en pleine forme ! On ne voit que leur grand sourire ! Quel plaisir de les revoir. Comme un soulagement, le sentiment d’être de retour chez soi, en sécurité. Du connu. Après le trop plein d’émotions que nous venons de vivre, ils pansent nos cœurs.

Sur le trajet vers son bateau, Sandrine fait un petit crochet pour nous saluer. Elle nous parle tout de suite de Maé. Sa rentrée s'est super bien passée. Elle prend le bus à 7h pour être à l’école à 8h. « C'est chaud ! » nous dit-elle ! « Ça signifie levé 6h15 ! ». Mais Maé est ravie, et Sandrine et Marc aussi du coup !

 

Voilà. Ce sera ça ce petit mois à Carriacou. Un temps consacré à l’amitié.

 

À l’amitié des filles avec Maé.

 

A 15h, Maé rentre de l’école. Le temps des devoirs, et la voilà chez nous.

Les premiers jours, avec les filles, elles les passent à papoter ! « Et patati, et patata ». Elles papotent, et elles jouent dans l'eau, bien évidemment !

Ce premier soir, nous la gardons pour le dîner. Elles sont inséparables ! Le fait de devoir ne plus se voir jusqu'au lendemain leur brise le cœur !

Alors, Maé nous raconte tout sur l’école : son emploi du temps, le nom de ses professeurs, le noms de ses camarades, le temps du déjeuner. Nous apprendrons que certains tableaux noirs ne sont pas utilisables car les termites les occupent et que tous les enfants ont dans leur cartable un produit d’hygiène des mains : halte aux microbes ! Elle nous racontera son trajet en bus aussi, avec le chauffeur qui appelle sa maman dès que Maé aura deux minutes d'avance ou de retard sur l'heure prévue d’arrivée ! En fait, elle est très bien entourée Maé. Les adultes, en tous cas, prennent très soin d'elle. Les enfants, eux, sont plutôt indifférents. Passé le moment de découverte de l'enfant étranger (Maé a les cheveux blonds et lisses ; les premiers jours, tous les enfants lui demandaient de pouvoir les toucher!), ils repartent à leurs occupations habituelles. Elle a bien deux ou trois copines quand même, mais la communication est encore un peu difficile. Malgré tout, elle qui n'aimait pas l'anglais avant, trouve que finalement « Ça s'apprend et ce n'est pas aussi difficile que ce que je pensais !». Bonne nouvelle pour Armance qui rechigne à s'y mettre sérieusement ! Cassandre, elle, en est convaincue (elle veut vivre à New York plus tard ! A bon entendeur …!).

 

Le lendemain, mercredi 13 septembre, c'est la rentrée des classes de Cassandre et d'Armance !

La connexion est bonne ici, alors la veille, nous sommes allés à Hillsborough pour acheter une carte 3G ; nous aurons ainsi Internet au bateau. Les cours sont (enfin !) disponibles sur le site du CNED. Stéphane télécharge ! Ça lui prendra plusieurs jours … pour ne même pas tout avoir !

L'essentiel, c'est que les filles puissent commencer.

Les jours précédents, Stéphane avait prit soin de remettre en état leurs deux ordinateurs et de trouver un nouveau logiciel pour remplacer XOLO (logiciel de traitement de pdf). ADOBE READER sera l'élu ! Nous verrons bien s'il est ou non, plus pratique (« serviable » comme dirait Stéphane!) que l'ancien. Cette première journée, nous la passons plus à tout mettre en place qu'à travailler. Mais après quelques heures, tout est clair : les cours, les exercices, les corrigés, les évaluations, les fiches d'informations diverses demandées par les professeurs. Nous sommes en place !

A 17h, les filles sont invitées sur ALDEBARAN... Le rythme est pris !

J'envoie un mail à la Directrice du Bishop's College, lui demandant un rendez-vous. Les filles aimeraient trop aller à l’école.

 

Jeudi et vendredi sont calqués sur le même rythme : le matin, c'est CNED de 7h30 à 11h, puis courses ou sortie. Vers 16h, Maé est dispo; les jeux dans l'eau commencent !

 

Ça aurait pu continuer comme ça quelques temps. Mais c’était sans compter sur MARIA, un nouveau cyclone au moins aussi fort que MARIA, qui se dirige sur le nord de l'Arc Antillais, une nouvelle fois. Les populations doivent juste commencer à y voir plus clair … L'annonce de ce nouveau cyclone a l'effet d'une bombe. Il soulève un mouvement d'indignation. « Non, pas deux fois de suite ! Pas deux aussi gros ! ».

Samedi en début d’après-midi : direction la mangrove, donc.

Nous sommes suffisamment loin pour ne pas ressentir le vent qu'il va générer, mais la houle viendra forcement jusqu'à nous. Les gribs annoncent une augmentation de la hauteur de la houle dimanche en début de nuit. Mais comme nous préférons faire les choses calmement cette fois-ci (la précipitation de la dernière fois nous a échaudé!) et comme, suite à ce qui s’est passé à Tobago, nous savons désormais que la houle n'est pas si facilement prévisible, nous prenons de l'avance ! Quoiqu'il en soit, entrer dans la mangrove par houle importante est de toutes façons déconseillé, le premier virage étant particulièrement raide (mais c'est aussi cette particularité du virage en épingle qui assure une si grande protection une fois à l’intérieur...).

Nous sommes désormais aux taquets ! A 18h, tout est en place.

Nous sommes invités à fêter ça chez nos voisins de pallier, les ALDBARAN, en compagnie de DRUUNA !

 

Le lendemain, dimanche, nous en profitons pour faire une traversée de la baie à la nage, Catherine, Sandrine et moi, avec chacune nos grosses bouée de signalisation (ça n’empêchera pas une annexe en bois de me rentrer dedans !). Nous savons que ce ne sera plus possible ensuite pendant plusieurs jours.

Dans l’après-midi, nous partons tous (toutes les filles plus Stéphane!) en balade à la pointe de l’île. Il y a une belle crique, là-bas, tout au fond où nous espérons trouver de beaux coquillages. Les filles font la collection de Porcelaines.

 

Et qui voit-on alors que nous traversons la baie, sur le retour ? Les PARCI PARLA ! Ils sont arrivés ! Yes ! Nous désespérions de les revoir un jour.

Ils ont hésité à rentrer directement dans la mangrove. Peut-être auraient-ils dû … La mer remue déjà beaucoup plus, comme secouée, et l'eau a changé de couleur. Elle a perdu de son turquoise. Mais quel plaisir de les savoir ici !

 

À notre amitié avec Nathalie et Philippe !

 

Dès le tombé du jour, le vent se lève et une pluie remplit (indirectement) nos cuves en moins d'une nuit. C'est en fait Marc qui nous donne l'eau qu'il récupère tellement rapidement grâce à la grande surface de son bateau !

 

Ici, des locaux sont embauchés par des propriétaires de bateaux pour assurer leur surveillance et leur déplacement en mangrove en cas d'alerte cyclonique. Gus, le Dominicain avec qui nous avions bien sympathisé la fois dernière est, par exemple, un de ces hommes. Ils gèrent plusieurs bateaux.

Nous assisterons ainsi à une scène formidable depuis notre hublot !

Avant d'en commencer la narration, il est important de savoir que quand le déplacement doit s'effectuer, il y a un homme à la barre du-dit bateau, mais le moteur n'est jamais allumé. Ce serait quand même plus facile pensons-nous, mais peut-être les propriétaires ne laissent-ils pas les clefs ?! Le bateau est donc amarré à un bateau à moteur local (barques en bois, lourdes, équipées d'un moteur de 50CH, plus ou moins) et est tracté.

Nous assistons donc au défilé de ces bateaux tractés. C'est un vrai spectacle ! Nous en regardons passer un, deux, au troisième les filles s’éclipsent pour poursuivre leurs occupations, au quatrième, nous lâchons aussi l'affaire !

C'est alors que, m’affairant dans la cuisine, j'entends des voix « suspectes » et un bruit de moteur que « je ne sens pas » (quand on est de nature inquiète et/ou quand on a des enfants et alors que l'on est dans un pays étranger ou rien ne se passe jamais comme ça se passerait chez soi, on apprend rapidement à reconnaître ce qui est normal de ce qui ne l'est pas !). Me voilà déjà dans le cockpit prête à récupérer un pare-battage (j'ai appris à ne plus faire pare-battage de mon corps ; parce que ça ne sert à rien, en fait!).

Premier constat : ce n'est pas pour nous. Non, on ne nous fonce pas dessus ! Deuxième constat : il me paraît évident que nous allons avoir LADY CHARLY amarré à notre bâbord... comme la dernière fois ! C'est drôle, non ?! « Que les habitudes sont vites prises ... » pensais-je.

Par contre, le convoyage du bateau ne se déroule pas aussi simplement que la dernière fois ! Le bateau semble partir bien trop vite, le nez dans la mangrove. Le gars à la barre crie encore quelques « Oungoulougoulou !», ces fameux mots dit sur cette intonation (de panique?) qui m'avait mise la puce à l'oreille. Le mot, pourrait vouloir dire « Ralentis ! » en patois local, pensais-je alors, mais son collègue, soit ne l'entend pas, soit est impuissant. Alors après un dernier « Oungoulougoulou ! », un gros bruit de branchage surprend le silence, un grand fracas, qui dure... Puis, plus rien. Le silence reprend possession du lieu. Le silence est plus fort que tout finalement, il résiste à tout (je pense aux filles qui se passionnent pour les super-héros en ce moment …. Le silence ne pourrait-il pas être un super-héros ?). La course de LADY CHARLY s’arrête. Son étrave et une partie de son avant ont disparu dans les palétuviers. Je dirais que ce n'est même plus nécessaire de l'amarrer. Il ne risque pas de bouger. Ah les mecs ! Ce sont deux jeunes, tout maigrelets, avec des rastas plus ou moins longs, des tee-shirts trop larges et troués, pieds nus. On voit bien qu'ils font de leurs mieux. LADY CHARLY est en sécurité désormais. « Ah, ça ! » Ils y sont arrivés. « Certainement ma p'tite dame ! » Reste à améliorer la technique (« euh oui, quand même ! »), mais la volonté est là (« pour sûr ! A ce sujet, y'a rien à redire ! »). Ils ont pris chaud à gérer cette embarcation. Maintenant, je me demande bien comment va se passer la sortie du bateau ?! Peut-être auront-ils besoin de la machette ?

 

Lundi 18 Septembre, la mer est furieuse. Les vagues rongent le remblais. La plage est « porté disparue ». Il n'y en a plus la moindre trace.

La trace. C'est un mot fort ici, dans les Antilles. Plus que la simple indication d'une présence, ce mot porte en lui tout le poids d'un passé, parfois encore lourd à porter ….

Dans la baie, les bateaux restés dehors ont les chandeliers dans l'eau. Heureusement, les PARCI sont rentrés.

Philippe et Nathalie vont bien. Nathalie est inquiète. Ils étaient en Martinique, au Marin, quand IRMA est passée. Au départ, beaucoup pressentaient qu'IRMA allait s’évanouir dans l'Atlantique. Tous les deux n'avaient ainsi pas jugé nécessaire de « filer » plus au sud. Mais finalement, IRMA leur ait passé très près (mais suffisamment loin quand même!). Alors Nathalie ne veut pas revivre cette expérience angoissante avec MARIA. « Vivement que ce cyclone soit passé ! » me dit-elle.

Les loulous, Lounis et Célian, vont formidablement bien ! À fond, comme d'habitude.

Célian dessine souvent. On ne l'entend pas, il trouve une feuille, demande un stylo. Il ketch des bateaux Pirates, des 4, 5 mâts, avec de grandes voiles et des canons. Avec Armance, ils font des bracelets Brésiliens. Ils rajoutent des perles ou des graines que Philippe, son papa, a percé. Ils s'entendent très bien tous les deux. Ils peuvent passer l’après-midi sur le bateau sans qu'on ne les entende ! Il faut jusqu'à les forcer à boire et un goûter préparé peut rester jusqu'au souper sur la table. Des anges, je vous dis !

Lounis a besoin de se dépenser ; comme Cassandre. Tous les deux peuvent, au contraire des deux petits, passer leur journée dans l'eau. Ils n'auront pas de problème psycho-moteur ces deux-là (ni les deux autres d'ailleurs) ! Ils sautent d'une planche à l'autre avec une facilité déconcertante !

En attendant, cette après-midi là, les enfants sont « au PARCI » (comme ils disent) « à faire un Monopoly » (comme ils disent aussi!).

 

À l’amitié des filles avec Lounis et Célian !

 

La nuit, je me suis crue au port de La Rochelle. Le vent soufflait dans les haubans les faisant siffler, les drisses claquaient. Bien à l’abri de la houle (car bien caler sur les racines des palétuviers), nous ne bougions pas. Le hic pour être à La Rochelle : la chaleur  ! Ouais, on s'y croirait … seulement !

 

Le lendemain, l'eau de la mangrove est agitée ! Il y a plein de petites vaguelettes dans tous les sens. Nous ne nous aventurerons même pas à l’entrée de la mangrove, le spectacle depuis notre bateau nous suffisant amplement ! De là, confortablement installés, nous apercevons les mâts des bateaux restés dehors osciller de gauche à droite : je vois le mât, je ne le vois plus, il part à gauche. Je vois le mât, je ne le vois plus, il part à droite. Je sens le mal de mer prendre possession de mes sens rien qu'en y repensant.

Le soir, Sandrine, Marc, Stéphane et moi rejoignons les enfants « au PARCI ». Nous sommes invités à l’apéro.

Nous passons une excellente soirée. Philippe fait son pain (un truc de mecs on dirait, comme Marc et Stéphane … quoique ce soit Catherine qui le fasse sur DRUUNA et non Guy...!). Enfin, en attendant, c'est un pain gris, excellent !

Les enfants sont ravis de leur soirée. Bien sûr, il est toujours trop tôt pour rentrer mais demain, il y a école !

 

Mercredi 20 Septembre, oh miracle, la mer est calme ! C'est fou ça ; en deux heures elle se lève, en deux heures elle se calme !

Nous attendrons la marée haute (à 16h30, car toujours aussi bizarroïde) pour larguer les amarres de notre ponton (notre ponton = ALDEBARAN). Un ponton de luxe ! Le meilleur jusqu'ici !

Grâce à ALDEBARAN, nous étions solidement amarrés (54 tonnes). Nous avions aussi toute l'eau de pluie nécessaire et quand Sandrine faisait une machine, nous nous branchions sur leur ??? pour recharger nos batteries. Ils étaient notre amplificateur d'Internet et en plus, Marc nous préparait de son pain (excellent également !) et il nous a même offert un pain brioché aux pépites de chocolat ! Les filles étaient folles, les papilles en fête!

Comme toutes les bonnes choses ont forcément une fin, nous nous des-solidarisons ...

Mais quelle plaisir de retrouver les grands espaces, de n'avoir plus de barrière pour les yeux, une mer bleue, une brise légère.

Malgré tout, l'eau était encore très trouble. Stéphane plonge vérifier que l'ancre ait bien accrochée. Je l'accompagne. Comment a-t'il fait pour voir que c’était bon ? Je me pose bien la question car je n'ai, moi-même, vu ses palmes qu'un quart de seconde avant qu'il ne disparaisse complètement, englouti par les particules. Comprenant alors que la visibilité était de moins de 50cm, le retour au bateau fut rapide me concernant ! Je ne voulais pas me retrouver face à une roussette ou pire …. Stéphane, lui, prenait son temps. « Je savoure ! » me dit-il.

 

Jeudi 21 Septembre, les PARCI sortent de la mangrove. Ils posent leur ancre non loin de la nôtre. C'est cool !

Ah, les allers-retours en planches ! Ça y va. Dès 16 heures, Maé est de la partie. Les enfants rentrent, le soir, exténués. A 19h30, les dernières frontales s’éteignent, les yeux ne parvenant plus à lire !

Stéphane prend un cours de boulange auprès de Marc:) Il nous fait rêver …. de petites brioches aux pépites de chocolat ….

 

MARIA : cyclone de catégorie 5. Si il y avait eu une catégorie 6, MARIA y serait passée. Le nord de la Dominique est dévastée. Puerto Rico aussi... Les conséquences de son passage furent pires que celles de IRMA. Des villes sont rasées des cartes.

 

Vendredi 22 Septembre, les ESPLORISTO arrivent dans le mouillage. Nous les accueillons. Ils ont été chahutés à Grenade !

Nous, nous avons rendez-vous à 8h au ponton de la nouvelle marina, avec Catherine et Guy. Nous allons visiter le village de pêcheurs de Windward (côte au vent). Des ateliers de construction de bateaux traditionnels sont ouverts et ça intéresse nos hommes !

En fait, il y a surtout UN chantier … qui sera fermé ! Mais nous pourrons apprécier le travail depuis l’extérieur de la clôture. On voit aussi beaucoup de petites embarcations. Elles sont magnifiques ; robustes, c'est sûr ! Et puis nous croisons un homme alors que nous regardons de vieilles planches entreposées. « Sont-elles à vendre ? » Guy et Stéphane sont intéressés. « Oui » (tout est toujours à vendre ici) « A quel prix ? » « Je ne sais pas, ce ne sont pas les miennes » d'où, échange de coordonnées « Nous vous appellerons ce soir alors, comme convenu. »

Le village est petit ; on le sent soufflé par les vents. Les maisons sont anciennes, en bois ; elles ont beaucoup de cachet mais sont aussi dans des états de délabrement bien avancé pour certaines. Pourtant, on y vit à l’intérieur. Une chose est étrange ; ce sont les rideaux. De dentelle, ils sont collés aux petits carreaux des grandes vitres. Sur une même vitre, la dentelle se trouve le plus souvent dans le bon sens mais il y a toujours un carreau sur lequel elle est collée de travers, la tête en bas ou sur un côté. On croirait l'erreur d'un enfant qui a fait un loupé dans la décoration de sa maison de poupées. Toujours les poules et leurs poussins, toujours des coqs et des chèvres. Et beaucoup de fleurs, de toutes les couleurs, de formes grossières ou fines, délicates ou robustes.

Sur le retour, nous nous arrêtons à Hillsborough. Nous apprécions bien cette capitale ! Sa taille nous correspond tout à fait ! Il y a une arrivée de ferry depuis Grenade. Les hôtesses, extrêmement bien coiffées, portent des uniformes très modernes. On ne voit qu'elles dans ce flot de personnes. En technicolor !

Nous déjeunons sur le pouce et grimpons dans le premier taxi-co. Nous respirons mieux à la vue de notre baie !

 

À notre amitié avec Catherine et Guy !

 

Le vendredi, les cours se terminent à midi et demi.

Dès quinze heures, Maé est sur le bateau. Un quart de seconde plus tard, Lounis et Célian font leur entrée ! C'est que tout est prévu : ils projettent de réaliser une BD. Chacun a apporté son matos de prédilection : crayons de couleurs pour Maé, stylos noirs de Lounis, feuilles spéciales de Célian ... Ils commencent sur du brouillon. Puis les feuilles volent, des groupes se forment et se transforment au fils de l'avancement du projet.

Un jour, ils feront un bateau Pirates à 3 mâts sur une toile d'un mètre carré !

Je tente à nouveau de joindre le « monsieur des planches ». Je laisse un message …

D'ailleurs, nous n'avons pas eu de nouvelles de la Proviseure du Collège.

Ce soir-là, nous dînons rapidement. Nous avons rendez-vous avec les PARCI au Lambi Queen, un bar-restaurant qui propose un « live » de percussions tous les vendredis soirs. Maé nous accompagne.

Ils sont 5 musiciens. Le groupe tardant à se rassembler, les 5 enfants sont invités, les uns après les autres, à s'essayer au djembé. Le musicien donne un rythme sur son instrument que doivent reproduire les enfants. Pas facile ! Surtout que quand ça marche bien, le musicien demande à l'enfant de garder ce fameux rythme pendant que lui rajoute un autre air par dessus. Les enfants jouant le fond, le musicien, la forme.

Tous se sont extrêmement appliqués ! Ils « buvaient » les conseils du musiciens, fronçant les sourcils pour mieux comprendre ce que ce grand black à rastas attendait d'eux. Ils faisaient un signe de tête pour signifier qu'ils avaient compris, se replaçaient face à l'instrument, levaient une main, frappaient la peau, puis l'autre. Au moindre doute, les sourcils se relevaient, un coup d’œil furtif était lancé au maître signifiant « suis-je dans le bon ? », un hochement de tête de sa part, et le visage des enfants se refermait pour mieux se concentrer sur le son, la force de la main, l'endroit où frapper. Une forme de communication passait entre eux. C’était beau. Quand il était temps de laisser son tour, un grand sourire illuminait le visage de l'enfant qui se tournait vers son professeur. Une main tendue, serrée, et il revenait s’asseoir parmi nous avec l'impression d'avoir vécu quelque chose d'intense, d’être entré en contact « pour de vrai » avec un adulte d'ici, d'avoir compris le mot « root » !

De ma chaise, le spectacle de ces « moments de vie, intenses » étaient magnifiques !

 

Nous passâmes une excellente soirée. Le groupe des 5 percussionnistes était, par ailleurs, excellent.

 

Le lendemain, c'est le week-end ! Alors il est fait de jeux (pour les enfants, bien sûr!) : Monopoly (encore et toujours), dessins, jeux sur les planches à la jupe du PARCI .

Nous essayons, en vain, de joindre le « monsieur des planches ». Les filles sont déçues. C'est comme ça !

A 17h, chacun se retrouve chez soi. Les enfants sont épuisés, vannés, même le goûter ne les requinque pas, c'est pour dire ! « Et de toutes façons, on sait qu'on se voit ce soir aussi, en plus, alors ... ! » alors, chacun prend le temps de se reposer. Car ce soir, c'est vrai, c'est apéro-dînatoire au bateau !

Quand les enfants arrivent, je suis en train de faire cuire leurs pâtes. Il y a une grosse houle de travers qui nous secoue vraiment beaucoup. Je tiendrai la queue de la casserole pendant toute la cuisson, de peur que l'eau bouillante ne s’échappe sur nos mômes ! Et oui, parfois c'est comme ça ! D'où l’intérêt de toujours tout bien ranger, la houle ne prévenant jamais !

Et puis, oh miracle, quand les derniers parents arrivent, la houle s'est calmée. Merci ;)

 

Dimanche 24, c'est l'anniversaire de Calli. On attend qu'il soit l'heure pour l'appeler. On appelle, mais ça ne répond pas. On essaie tous les numéros de la famille, on se ronge quelques ongles qui passaient par là. Et puis Gaut décroche ! Et là, c'est top. Nous voyons Morgan et Aaron sur Skype, et nous voyons Zélie, toute grandie ! Et puis nous discutons avec notre Calli qui s'est métamorphosée en belle jeune-fille ! Où est passée notre petite pré-ado ?!! Ils grandissent trop vite ces gosses. Ça ne va pas. C'est pas bon pour les parents, ça ! Mais alors, pas du tout bon !!

Enfin, comme c'est comme ça (« et on n'y peut rien » comme dit la chanson des petits souliers de JJ je crois), on profite jusqu'au fin fond de chacune de nos cellules, on les regarde, on les vit. Ils sont beaux !

Peu avant midi, Marc nous appelle sur la VHF « Y'a un gars, là sur notre bateau qui dit être venu de Windward pour vendre ses planches ? ».

D'une part, incroyable que le pêcheur soit venu jusqu'à nous et d'autre part, qu'il se retrouve sur ALDEBARAN ! On ne comprend pas vraiment comment tout cela a bien pu arriver (surtout que j'avais donné le nom de notre bateau au pêcheur!).

Stéphane part avec les filles sur ALDEBARAN. Ils y retrouve Guy qui convoitait la planche rose. Nous convoitions la bleue. Marc, les attendant, avait fait visiter son bateau au monsieur et à son fils, plutôt impressionnés, me diront les filles. Ils sirotaient une petite bière quand les négociations ont commencé. Bien sûr, les enchères commencèrent bien plus haut que la limite que nous avions indiquée au monsieur. Guy, qui parle peu l'anglais, se tenait à l’écart. Stéphane expliquait la chose, Marc traduisait.

Comme ça n’avançait pas dans le sens attendu, il y eut The fameux moment qui parfois finit gravé dans les annales.

Sandrine m'expliquait «  Alors Stéphane, pas d'accord du tout avec la pratique de prix du pêcheur, s'est emporté dans un « ...because, you know, autrement it's not possible ! » sur un ton et avec des gestes, d'un air de dire « là, ça dépasse l'entendement ! ». Ça nous a fait rire ! Tous !! En même temps ! Même le pêcheur ! Il l'a scié ! Pour dire, même ma sœur n'a pas fait mieux avec sa traduction de la rhubarbe, Road-beard (rue-barbe) ! Incroyable !  ».

Voila pourquoi, en plus du canoë, nous trimbalons désormais une magnifique toute « pourrite » planche bleue ; la préférée des filles ! Elles disent l'avoir négociée, elles aussi, quand même ! Elles y étaient, ça compte et c’était trop drôle !

 

À notre amitié avec Sandrine et Marc !

 

Dans l’après-midi, nous subirons un coup de vent impressionnant, d'une intensité que nous avions encore rarement expérimenté (certain ont enregistré des rafales montant jusqu'à 40 nœuds) accompagné d'une très forte pluie. Nous ne distinguions plus le PARCI qui était ancré à une trentaine de mètres ! Heureusement, l’intempérie ne dura pas trop longtemps. C’était inquiétant.

 

Le mercredi suivant, le rendez-vous est donné pour 8h au ponton. Le lieu-dit « Chapeau Carré » nous fait les yeux doux depuis notre arrivée. Il est temps de s'y aventurer !

Nous voici avec les PARCI PARLA, les DRUUNA et Sandrine, prêts à être conquis par la beauté du lieu !

Effectivement, la balade est vraiment très jolie. Heureusement que nous passons par quelques sous-bois, il règne une chaleur étouffante ! Le temps est à la pluie ; nous croisons les doigts pour rentrer secs. Quelques gouttes tombent cependant régulièrement ; elles rendent encore plus lourd l’atmosphère.

Toujours beaucoup de manguiers mais aussi beaucoup d'arbres à pomme-cannelle, pour le plus grand plaisir de Cassandre. Personne d'autre n'en est vraiment fan. Comment cela peut-il se faire ? C'est si bon ! Un goût de lait concentré sucré mais sans tout ce mauvais sucre !

Bien sûr, nous cheminons avec un chien récupéré dans le bas du village !

Guy nous raconte alors des histoires d'adoptions. Entre autres, un souvenir de Grèce … là-bas aussi les chiens accompagnent les touristes sur les sentiers. Comme tous ceux que nous avons rencontrés jusqu'ici, ces chiens sans maître sont extrêmement bien dressés. Un comble, non ?! Et parfois, le touriste adopte le l'animal (ou bien est-ce l'animal qui adopte l'homme?). Guy a un chat. Pochon. Sacré Pochon ! Quand nous étions amarrée à ALDEBARAN dans la mangrove, Guy l'a emmené un soir (Pochon aime bien ALDEBARAN !). Le chat a passé la soirée à fixer notre bateau et à regarder son maître, d'un air interrogateur ! « Mais qu'est-ce que c'est que ce truc-là ! » semblait-il demander.

La balade est plus longue que prévu ! Nous manquons l'embranchement pour rejoindre le sommet du mont ! Nous le trouverons … plus tard. Un chemin de chèvres ! Tout juste assez de place pour y poser un pied, et des branchages ! Il nous aurait fallu une machette ou de solides pantalons !

Sur le retour nous achetons des Golden Appel Juices dans des pochons (euh, pas le chat !!!), comme à Grenade, à une petite dame. Elle les conserve dans une glacière. Nous nous réjouissons à l’idée de nous désaltérer !

Arrivés au bateau, notre premier boulot est de verser ces délicieux jus dans des verres ; la première gorgée est vide avalée, et … vite recrachée ! Le goût, mon Dieu, c'est imbuvable tellement c'est sucré ! Beurk ! C'est dû à ce fameux sucre liquide (du glucose) extrêmement puissant dont raffolent les Antillais. Tout est dix fois trop sucré ici et nous supposons que ce sucre en particulier, est très mauvais pour la santé. En plus, il dénature tellement le goût des aliments... Dommage, vraiment !

Dans l’après-midi, les garçons viennent au bateau : opération tissage de bracelets Brésiliens.

Le soir, un apéro improvisé s'organise sur le bateau. Demain, Maé n'a exceptionnellement pas école et les PARCI ne sont pas pressés ! C'est cool !

Cassandre et Armance sont invitées à dormir sur ALDEBARAN. Armance est tellement épuisée qu'elle préfère rester au bateau ! Incroyable !

 

Le lendemain, il tombe à nouveau des cordes ! En milieu de matinée, Stéphane récupère 40 litres d'eau pour nous puis 40 litres pour les PARCI, donnés par Marc !

A 13h, quand cesse la pluie, Philippe et Stéphane partent faire un tour « en ville » (à Hillsborough), entre hommes.

Avec Nathalie, nous organisons des échanges : de cours de CNED, de « C'est pas sorcier », de musique, de films.

Les hommes rentrent heureux de leur virée ! Nous n'arriverons pas à savoir ce qu'ils ont fait ; mais en attendant, ils rigolent !

La soirée est calme. Ce sera une nuit sans lune.

 

Vendredi 29, 8h30. Nous avons entendu parler d'un potier qui aurait son atelier à BELMONT. C'est à une petite heure d'ici, sur une route peu fréquentée. Avec les PARCI, Catherine et Sandrine, on y va !

Aujourd’hui, nous cherchons toujours le potier ! Pas trouvé ! Mais quelle belle balade.

Pour le retour, nous avions le choix de revenir sur nos pas ou d'emprunter un chemin à travers la forêt. Le choix des enfants s'est porté sur la forêt. Lounis et Celian passeraient leur vie en forêt s'ils le pouvaient. Tout comme Cassandre qui m'a demandée jusqu'au dernier jour une dernière balade.

Il faut dire que les sous-bois réservent de belles surprises (outre les pomme-cannelle !).

Cette fois-ci, nous découvrirons de magnifiques mini-graines noires et rouges. Après un quart d'heure de récolte, les enfants n'avaient toujours pas leurs mains pleines tant elles sont minuscules.

Nous tomberons nez à nez avec des grenouilles locales (à force de trifouiller les sous-bois …). Elles sont moches comme tout mais ont quelque chose d'attachant. On croirait des gargouilles. Pas farouches, elles nous regardent, stoïques, sans bouger. Il faut dire qu'elles sont de la couleur de la terre. Peut-être pensent-elles que nous ne les voyons pas ?!

Et puis nous soutiendrons moralement un petit chevreau dont la maman s’était réfugiée hors du chemin en passant un muret bien trop haut pour le bébé qui avait encore le cordon ombilical pendant sous le ventre ! Si mignonne petite créature ! Les filles et les garçons l'aurait bien embarquée ! Sachant qu'ils ne pouvaient l'aider (la mère bêlait fort, on la sentait indécise sur la décision à prendre : intervenir ? Ne pas intervenir ?), nous sommes restés à une distance respectable. Après moult essais, le petit a franchi l'obstacle. Sa mère s'est précipitée et lui a tourné autour plusieurs fois. Puis ils ont disparu ensemble.

La scène de ce chevreau est revenue à de nombreuses reprises dans la bouches des enfants.

C'est au détour de ce chemin que nous débusquerons de la « Mal tête », une plante médicinale utilisée ici pour les calculs rénaux, en Guadeloupe, pour les maux de tête.

Les filles font également le plein d'aloe vera ; elles veulent essayer quelques Home-made pommades.

Le soir, les enfants sont invités à manger un hachis parmentier au PARCI. Il sentait bon de dehors !

Les adultes sont attendus sur ALDEBARAN pour un dîner « à table ».

 

À l’Amitié !

 

Le lendemain, c'est samedi ! Jour de désherbage chez Geneviève et Dominique !

C'est Geneviève qui avait déjà donné aux filles des pousses de basilic (qui donnent toujours tant et plus!), lors de notre premier passage sur Carriacou. Elles y étaient retournées depuis avec Sandrine. Je ne connaissais pas encore personnellement leur fameux jardin !

Cette fois-ci, j'accompagnerai la fine équipe :c'est Nathalie qui mène, Lounis, Célian, Maé, Cassandre et Armance suivent !

J'aurai droit à la visite complète et dûment commentée par Dominique.

L'arbre de vie, les pieds de papaye qui changent de sexe quand on leur coupe la tête, les plants de tomates, les haricots super longs, les orangers qui n'ont rien donné cette année, les goyaves qui mûrissent quelque soit la saison « y'a plus rien à comprendre ! » me dit-il. « Oui, ça m'a l'air comme partout... »

Geneviève pratique des messages de Taï-chi.

Ils ont un fils, grand maintenant. Il fait du charter. C'est elle qui lui a fait le CNED jusqu'au bac.

Nous nous entendons bien ; nous partageons le même regard sur l'apprentissage, le relationnel, « grandir ». C'est agréable.

Il fait presque nuit lorsque nous faisons nos au-revoir ! Nous retournons rapidement à l'annexe des PARCI. Un des boudins est percé et la coque rigide à une voix d'eau ! Mais elle est grande, alors chacun trouve une place au sec.

Nous contournons le petit ponton et nous nous engageons dans le chenal qui mène à nos mouillages. Nous sommes à mi-parcours quand le moteur … s’arrête. Net ! Il n'y a plus d'essence !

Vite, je récupère une rame qui flotte dans le fond. Nathalie désespère ! Depuis l'annonce que les haubans de son bateau étaient à remplacer d'urgence, elle a du mal à se ré-organiser ; les PARCI sont en effet attendus par Lucille à Tobago. Ils se sont rencontrés l’année passée et s’apprécient énormément. Le problème des haubans remet en question ce voyage... C'est une grande déception pour Nathalie. Vite, Cassandre récupère l'autre. Nous essayons de ne pas perdre trop de temps, le courant nous porte vers le large rapidement. C'est peine perdue, nous dérivons et il fait nuit. Nous n'avons pas de V.H.F avec nous (grosse erreur : toujours emporter une V.H.F avec soi quand on part en annexe!). Les enfants chantent … tout va bien. Dans le noir, nous distinguons une annexe se diriger sur nous ; ce sont les personnes qui ont quitté le ponton une minute avant nous ! Ils nous disent avoir entendu notre moteur s’arrêter, au milieu de nul part (« bizarre ??? »). Ils ont ensuite distingué les rames mises à l'eau, nous ont vu dériver et ils ont compris. Les voilà, organisés pour nous tracter (leur annexe est toute petite …!). « Tellement merci ! » « Ouf ! ». Sans entraide, nous sommes peu de chose !

 

Le lendemain, c'est dimanche. « Pas de repos pour les guerriers » me dit Catherine. Elle me tue ! Une heure quinze de natation à travers la baie ! Loquette, je suis après ça !

Heureusement, mon marché était déjà fait ! J'avais fait un bon petit tour : une passage chez Denise qui s'amuse à parler français. A chaque passage, elle me demande de nouveaux mots ! Puis, auprès d'une dame, qui utilise dans le coffre de sa voiture comme étalage (comme à Tobago!), puis auprès d'une autre dame, près de la jetée, qui elle m'apprend des mots !

Aussi n'accompagnerais-je pas les filles qui sont invitées par ALDEBARAN, ainsi que Lounis et Célian, à se balader du côté de l’école primaire. Sandrine y a repéré un petit chiot tout noir qu'elle convoite … Il faut retrouver sa trace et son maître !

Tous reviennent de la balade enchantés, euphoriques ! Mais pas de chien... « Alors, que s'est-il donc passé ? » - les enfants ne tenaient pas en place, racontaient des bribes d'histoires, tout excités ; on n'y comprenait rien! Nous voulions savoir !

Alors voilà ce qui s'est passé : « Marc est super fort ! Heureusement qu'il était là ! ». « Ah ben oui, forcement ! ». Parce que d'abord, ils les a sauvé. Trois gros chiens hargneux cherchaient à les mordre. « Ils étaient vilains et vraiment méchants, avec leurs crocs pointus et leur bave qui coulait » (c'est Célian qui me raconte cette partie de l'histoire). « Et ensuite, Marc a sauvé un chevreau juste né ! Il était au milieu du chemin, dans une ornière. Il ne pouvait pas tenir sur ses pattes, il venait de naître ! et il n'y avait pas sa maman ! Marc l'a mis debout mais il tombait tout le temps ! Alors il l'a porté jusqu'au troupeau, tout en bas de la colline. Il l'a posé à terre, et une maman toute blanche est venue adopter ce bébé tout noir ! C’était trop beau ! » racontèrent-ils, tous en cœur, des étoiles dans les yeux. Marc était le super-héros des filles et l'exemple à suivre des garçons !

 

Notre dernière semaine commence sur les chapeaux de roues !

Marc récupère Stéphane au bateau à 6h45 ce lundi. Ils se joignent à Maé … ils sont en manque d’école ! En fait, ils ont rendez-vous avec le professeur de technologie et la Proviseure pour quelques réparations !

Une voiture est rentrée dans le portail de l’école. Depuis, il ne se ferme plus. Leur premier travail est donc de redresser l'ensemble et de faire quelques soudures. Ils mangent à l’école, puis le professeur de Techno les conduit chez sa maman : elle a deux machines à laver mais aucune ne fonctionne !

Ils rentrent à 16h, bien après Maé, reconduits par le professeur. Ils sont ravis ! « C’était sympa !'

 

Le reste de la semaine passe à toute allure.

Je reverrai Geneviève à plusieurs reprises. Nous discutons bien.

Sandrine (mon coiffeur perso!) me coupera les cheveux. Merci !

Je tenterai la « Super soupe de Black Eyed Peas » (cf recette chez Mamounette!) qui sera une franche réussite !

Nous ferons aussi plusieurs sorties « à la recherche d'Aloé Véra ».

Les recettes d'essais étant des succès, nous voyons désormais les choses en grand ! Cassandre est fan … des sorties seulement ! L'Aloe ... pfff « Ça sent la soupe de pommes de terre et de poireaux et en plus, le jus tâche les vêtements !! T'as vu le tee-shirt de Célian ?!» Mais pour la recette de crème, allez voir chez Mamounette ! Pour un maximum d'hydratation, de douceur et de fraîcheur !

Stéphane parvient enfin à repasser la balancine de tangon dans le mât. Pour se faire, il devait y monter et il y avait toujours cette vilaine houle de travers qui l'en empêchait.

Nous parviendrons, enfin également, à traîner les filles en ville !

Elles n'y avaient pas encore mis les pieds cette fois-ci, bien trop occupées à jouer ! Et comme il y avait toujours quelqu'un chez qui rester « pendant que les parents font les courses ! ». Mais Nathalie, Lounis et Célian, sont là aussi ! C'est plus sympa ! Nous déjeunerons tous ensemble : des rôties de poulet. C'est toujours aussi bon !

Le retour au bateau, nous le ferons dans le même taxi que l'aller ; le chauffeur nous avait repéré. Je ne me souviens plus de son prénom, mais c'était un homme très agréable ; toujours de bonne humeur et avenant. Nous avons eu la chance de partager plusieurs de ses voyages « à la ville ». Sans doute y avait-il de noté quelque « LEH WE LIVE NICE », « ANOTHER LIFE » ou « THAT'S THE WAY IT IS » sur sa vitre arrière. Je n'y ai pas fait attention. « TA KIT EASY » ou « ENJOY EVERY DAY » aurait pu lui convenir :)

Il nous dépose au pied du ponton de la nouvelle marina, là où nous attendent nos annexes ! Hors de sa tournée donc ! Trop la classe, vraiment ! « Waooo! Thank you so much ! »

Alors que nous nous engageons sur le ponton, nous apercevons cette grosse barge avancer sur l'eau. Ébahis, nous contemplons la scène ! Du jamais vu ! Il est autour de 14h et malgré la forte chaleur, nous ne pouvons lâcher la manœuvre des yeux : la grosse barge toute rouillée avance grâce au godet de la pelleteuse placée à l'avant de la barge ! La pelleteuse godille, la barge avance. Et hop, un coup à gauche, et la barge entame son dernier virage. Deux, trois coups supplémentaires, la voilà accostée au ponton. « Dingue ! ». C'est le meilleur chauffeur (?!!) de pelleteuse jamais vu !

 

Finit par arriver le vendredi tant redouté.

Il commence par le traditionnel grand nettoyage de l’extérieur : nous aimons naviguer propre ! Cassandre et Armance se relaient pour m'aider. Puis, c'est partit pour une heure de natation bien méritée avec Catherine, histoire de se dépenser physiquement (c'est bon pour le moral!).

A 14h, Stéphane part faire les papiers de sortie. Les petits PARCI sont au bateau. Ils dessinent avec les filles.

A 18h, avec Catherine, Nathalie, Lounis et Célian, nous avons rendez-vous sur ALDEBARAN pour une séance de yoga. Le pont-avant du bateau est suffisamment large pour nous accueillir toutes !Sandrine qui ne croyait pas que le yoga pouvait détendre baille avant la fin de la séance !

Au dîner, Stéphane prépare des bananes plantain. La table est mise. Il fait déjà nuit noire ; nous ne sommes pas en avance ! Nous entendons le bruit d'un moteur d'annexe non loin, mais notre carré est tellement allumé (super guirlande à led ! C'est bien simple, on nous voit de si loin que nous sommes devenu un amer de nuit !) que nous ne voyons les ALDEBARAN, les PARCI PARLA et les DRUUNA qu'une fois amarrés à notre jupe ! « Mais que se passe t'il ? » Ils sont tous là, tout bien habillés, chemisettes et jupettes, me tendant des plats pour se libérer les mains et grimper à bord ! Que de monde d'un seul coup ! Nous qui nous préparions à vivre la plus esseulée des soirées de notre existence, nous voilà invités à un apéro-surprise sur notre propre bateau ! Je n'avais rien vu venir ! Stéphane se doutait de quelque chose, mais était à mille lieues de là ! Les filles, que dalle !

Nous passons une merveilleuse soirée ! Les mets sont excellents, les enfants sont ravis – Philippe leur a cuisiné des pizzas aux milles saveurs, Marc fait des tours de magie.

On est vendredi. Nous entendons les percussions depuis le bateau. « On y va ? » « Allez ! » On laisse les enfants devant « Charlie et la Chocolaterie », on prend une V.H.F et c'est parti !

Toujours le même chaleureux accueil au Lamby Queen, et le bon son du Djembé. Nous nous installons dans un coin, mais pas très longtemps ; Catherine a les jambes qui la démangent ! Elle fait de la danse Africaine et le rythme des percussions lui parle ! Nous l'accompagnons tous, ravis !

Les percussionnistes font leur show, puis sont remplacés par la sono. L'heure est au Rock ! J'en danserai un (plutôt moitié-rock moitié-zouk, pas de culture « rock » ici !) avec quelqu'un d'ici. Ce bel homme (!!!) était mord de rire parce que Stéphane lui montrait régulièrement mon alliance « We are married ! », lui disait-il avec son inimitable accent ! Marc danse aussi ; il m'apprend une passe, « volante » ! Je lui dis « Montre-là à Stéphane ! ». Peine perdue. Malgré sa bonne volonté, il n'arrivera pas à faire décoller Stéphane : « C'est du rock acrobatique, ça ! Moi, je suis un Terrien !!!». Qu'est-ce que j'ai ri ! Nous finirons la soirée sur une bourrée, tous ensemble ! La Bodega de Paris à Tyrell Bay !

Puis vient le moment des adieux.

Nous devrions revoir Catherine et Guy en France. Ils ont prévu de rentrer bientôt, peut-être pour mieux repartir ?!

Nous devrions revoir Nathalie et Philippe ; ils finiront par rentrer, pour les enfants …

Reverrons-nous Sandrine et Marc ? Nous l’espérons.

Ensemble, ils ont marqué notre passage sur cette île. Rien n'est plus important que les rencontres. Elles changent la vie.

Leur point commun ? Tous croient en l'Homme, et ils ne donnent que le meilleur d’eux-mêmes ; pas d'actes timides. Du 100% tout le temps !

 

 

Samedi 7 octobre, 8h30. Nous partons à l'heure prévue ! C'est difficile, douloureux presque. Stéphane est silencieux comme jamais.

On met « Poil dans la main » à la V.H.F., une dernière fois, pour se faire plaisir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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