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Les Grenadines de Grenade

August 17, 2017

Les Grenadines de Grenade

Du lundi 17 juillet au jeudi 17 Août 2017

 

 

Carriacou

Du lundi 17 au jeudi 27 Juillet 2017

 

Lundi 17 juillet nous sommes réveillés de bonne heure Stéphane et moi ... Les filles font la grasse mat ! Elles savent que nous allons faire la « clearance » de départ aux douanes et à l'immigration, et que j'aimerais prendre en photo un de ces petits avions atterrissant derrière les arbres, juste là, si près de nous ! Alors, elles profitent !

Heure d'ouverture : 8h30. Il est 8h30 et c'est fermé. J'abandonne Stéphane et je vais me trouver un coin d'ombre pour attendre un avion ! Parce qu'à 8h30, le soleil est déjà bien chaud !

J'ai ma photo, Stéphane arrive.

Il est 10 heures, nous remontons l'ancre après un dernier remerciement à Union pour son accueil.

Le vent souffle bien, par l'arrière ; nous ne mettons que notre génois. Eugène est très fier. Nous avançons à presque 7 nœuds uniquement grâce à lui ! Merci Eugène ;)

Et à 12h, nous voilà dans Tyrrel Bay, sur Carriacou. Nous nous approchons, timidement. « Ici, c'est parfait » s'esclaffe Cassandre « Et pourquoi donc ? » « Nous sommes juste à côté de SEA YOU ! » et effectivement, ni Stéphane ni moi ne les avions vu ! Pour de vrai, Cassandre a de bons yeux !!!

Un sandwich et à 13h, Stéphane part faire les papiers. A 15h, il a rendez-vous pour une sortie plongée-apnée, alors il ne faut pas rater ça à cause de paperasserie !

A 15h, c'est parti. Stéphane, les SEA YOU sans Robin qui a une otite, Catherine et Victor de DRUUNA sans Guy qui préfère pêcher à la traîne sur sa supère annexe à voile, partent en reconnaissance de spots !

Du coup, les filles et moi organisons une pêche à la ligne à l'avant du bateau. Nous sommes bientôt rejointes par Robin, dans sa mini-annexe orange. On monte (ou démonte) les lignes, on ponce le rouillé, on refait la déco, un coin d'ombre sur des coussins … Tout va bien ! Sauf que ça ne mord pas !

Ça mordra ... le soir : nous avions laissé la canne à pêche d'Armance, plus facile à ranger que les autre lignes, traîner dans l'eau. Quand nous la remonterons, le bout de ligne aura … disparu !Pendant que les enfants regardent « Les années 80 » sur le bateau (Cassandre et Armance mais aussi Robin et Marius, adorent les chansons de cette époque !!! dingue !), Stéphane et moi partons faire un petit tour à terre, prendre l'apéro et choper un brin de wifi chez la Lazzy Turttle. La météo n'est pas top, tous les modèles de grib annoncent une dépression tropicale sur nous mardi pendant la nuit. Demain, donc !

Un point chez les SEA YOU au retour. Au pire, il y a la mangrove ! Oui, mais bon … !

 

Mardi 18, à 7h, nous surprenons un étrange balai de voiliers se dirigeant vers la mangrove. Étant, en théorie, interdite d'accès hors raison cyclonique, nous nous posons des questions ... Un rapide p'tit déj, un point avec nos voisins, puis un autre avec d'autres, Stéphane part au ponton de la Lazzy Turttle pour prendre les dernières infos (il n'y a pas de Moorings dans le coin!). Le canal 6 est saturé (notre canal perso de communication … normalement!), on entend tout et son contraire, un vent de panique semble soufflé plein ouest (il rentre bien dans la baie!). Bientôt, cette dernière est clairsemée (ce qui n'est pas normal pour la saison!). Manu et Stéphane partent faire un tour en annexe dans la mangrove ; sur le canal 6, certains français disent qu'il y a encore beaucoup de places, d'autres disent que c'est plein … ils vont vérifier.

Ils reviennent aux bateaux : « on y va, faut pas traîner ». Stéphane est à l'ancre, Cassandre assure la récupération de l'orin, Armance place les pare-battages tout autour du bateau, je suis à la barre : c'est la mobilisation générale !

L'entrée de la mangrove est encombrée, on sent que le stress en atteint quelques-uns … On est en vigilance rouge ! Un voilier hésite à entrer, un bateau de pêche fait demi-tour sous notre nez … Qu'est-ce qui sera le plus dangereux … le comportement des marins ou la tempête … That is the question !

On rentre dans le premier bassin doucement, lentement, et on observe. SEA YOU est accueilli par ZEEMO et par LA MERE VEILLEUSE (des Québécois : Maxime et Karine, Noah, 9 ans et Alexia, 6 ans). Avec leurs annexes, ils poussent les côtés arrières du bateau pour que le nez se retrouve dans la mangrove. Jean-Pierre amarre les aussières à l'avant, dans les palétuviers.

Vient notre tour. Tout se passe bien. Il fait un soleil de plomb.

A 11h30, le gros est fait. Des amarres sont tendues de tous les côtés.

Des bateaux défilent toujours derrière nous. Tous les bateaux de locaux, souvent tractés par des annexes (n'ont pas de moteur) et un nombre incroyable de bateaux de pêche. On se rend également compte du nombre impressionnant de catamarans : nous sommes dans la première partie de la mangrove, celle qui a un tirant-d'eau supérieur à 1,50m. Les catamarans, eux, peuvent avancer dans la seconde partie, moins profonde. Ils ont souvent un tirant-d'eau inférieur à 1m.

Puis, nous voyons passer DRUUNA ! Ils s'étaient amarrés tout au fond de la baie, sur un super amarre résistant à une pression de plusieurs tonnes et étaient plutôt satisfaits de cette option, certains que tout se passerait bien pour eux sur cet emplacement. Mais voilà que des gars sont venus récupérer tout le matériel de l'amarre : aussières, bouts, manilles … Le plot était finalement nu, au fond de l'eau, sans plus rien pour s'attacher dessus ! Aussi, cheminent-ils tranquillement vers la deuxième partie de la mangrove ...

Nous irons leur faire un petit coucou rapide, entre deux ondées, car passé midi, il pleut! Cette seconde partie de la mangrove est tout simplement immense !

Les bateaux de pêche, eux, sont amarrés dans le couloir qui relie les deux parties. Gigantesque mangrove !

A 15h, nous sommes fin prêts. Nous commençons à attendre. Le bruit se répand que la tempête serait déclassée en dépression. Tant mieux ! Et puis qu'elle passerait plus haut, sur la Barbade (son trajet initial se situait entre Carriacou et Grenade).

A17h, l'ennui s'empare des hommes : il faut qu'ils fassent quelque chose. La pluie s'est arrêtée, il n'y a plus une vague, pas un souffle d'air. C'est un calme inquiétant … Donc, ils se refusent l'apéro dont ils rêvent ! Le calme avant la tempête : restons vigilants ! Qu'est-ce qu'ils sont sérieux, nos hommes :)

Finalement, au plus fort de la tempête (prénommée Don), nous n'aurons guère plus de 20 nœuds. La nuit aura été super calme. Nous avons dormi sur nos deux oreilles !

 

A 6 heures le lendemain matin, il y a du monde sur les ponts ! Les enfants sont pressés de reprendre leurs jeux là où ils les avaient laissés la veille !

En effet, les bateaux étant amarrés les uns aux autres et les uns tout contre les autres (terrible erreur de débutants!), les enfants avaient passé leur après-midi à circuler d'un bateau à l'autre. Ils ont même poussé très loin leur exploration, jusqu'au bateau nommé ALDEBARAN où ils avaient vu le matin même qu'il y avait, à bord, « une fille de notre age à peu près qui paraît très sympa » !

Et effectivement, l'entente fut immédiatement bonne !

Quelques Playmobil, une tyrolienne faite « maison » et tout un espace avait été organisé pour leurs jeux à l'avant du bateau. Une fabuleuse histoire était née, entrecoupée par quelques tours dans les branchages de la mangrove (où des chèvres se baladaient sur les racines des palétuviers!), des jeux de tarzan sur la drisse de grand voile de LA MERE VEILLEUSE, la dégustation d'une poêlée de pop-corn (spécialité des Québécois pour les enfants ; très appréciée!!), et encore tellement d'autres jeux !

Conclusion des enfants : l'expérience « mangrove » fut que l'un des moments les plus géniaux de leurs voyages ! « A refaire, à quand la prochaine tempête ?!!! » « Mais bien sûr …. ».

 

La matinée de ce mercredi 19 Juillet fut longue.

D'abord, il y avait une marée (et pas conventionnelle, la marée !) dont nous ignorions l'existence : nous étions, au petit jour, à marée basse. Nous nous retrouvions posés sur les racines, penchés donc ! Il nous fallait attendre la marée haute pour repartir. « Elle arrive quand la marée haute ? »

Ensuite, la désinstallation des dispositifs d'amarrage fut laborieuse pour tout le monde. Nous nous étions tous bien auto-ficelés (génois, grand-voile, tous les bouts rangés …) et bien ficelés au reste (aux autres bateaux, à la mangrove... comme nous n'aurions donc absolument pas dû!). Nous avions également rangé tout ce qui pouvait l’être sur le pont : bimini, toiles de chaleur, canoë, pagayes, seaux, cannes à pêche, assises, etc etc pour limiter la prise au vent et les disparitions...

Enfin, une fois arrivé midi (début acceptable de marée haute), la sortie des bateaux fut une joyeuse « foire à l'empoigne ».

Comme pour l’entrée, les pêcheurs manœuvraient tous en même temps. Certain, qui auraient mieux fait d'attendre encore un petit peu que la marée soit suffisamment haute se sont retrouvés échoués au milieu du passage.

Ainsi commença le balai des hors-bord pour des-échouer ces bateaux. Il semblait devoir falloir libérer le passage coûte que coûte ! Mais les bouts n’étaient jamais assez solides, ils rompaient sous la pression exercée dans un bruit terrible, les hors-bord alors propulsés devant éviter les possibles collisions avec les autres bateaux amarrés (bateaux dont nous faisions partie ! Nous étions même aux premières loges!).

En d'autres termes, l’expérience fut flippante ! Bruyante, sentant l'essence et l'huile chauffées, sauvage ! Un truc de mecs ...

Quand vain notre tour, nous étions ravis d'une part de quitter ces lieux mais anxieux car il nous fallait agir vite.

Pour ce faire, nous avions choisi l'option marche arrière jusqu'au milieu du premier bassin où nous aurions pu effectuer sans trop de risques notre demi-tour. Manu guidait notre bateau à l'avant faisant office de propulseur d’étrave (que nous n'avons pas!). Mais le courant de la marée montante aidant, Manu nous a donné le peu d’élan mais l 'élan suffisant pour que nous fassions, sur place, notre demi-tour ! Oh miracle, nous ne touchâmes ni son bateau ni celui d'en face (enfin, notre bateau ne toucha ni son bateau ni celui d'en face, car nos mains, elles, les repoussèrent énergiquement !). Nous nous retrouvâmes finalement face à la sortie ; il n'y avait plus qu'à ! Quel soulagement !

 

Nous reprîmes notre place dans la baie. Stéphane partit en annexe donner un coup de main à ceux qui en avait besoin. Je gardai les enfants à bord, tous excepté Émile, resté auprès de sa maman ; ils avaient, en effet, souhaité faire parti du premier convoi, pressés pour une raison qui leur était personnelle (et donc, forcement secrète!), de quitter rapidement la mangrove... et puis, aussi, ils aiment bien la nouveauté, voir comment les autres bateaux réagissent sur l'eau, quel bruit font leurs moteurs, quelle puissance ils dégagent. Ces enfants ne se lassent pas de voir comment c'est « ailleurs » , ils comparent, analysent les différences, demandent aux papas des explications …

Toast au beurre de sardine et riz à la Bolognaise pour tout le monde !!

SEA YOU et LA MERE VEILLEUSE arrivèrent ensuite rapidement.

Nous primes notre déjeuner « de 15 heures » chez SEA YOU entre adultes, plus Émile, tout heureux de manger une seconde fois !!

La baie était calme. Des bateaux sortirent encore de la mangrove jusqu'en fin d’après-midi.

Le lendemain, nous apprenions que quelques opérations de des-échouage auraient lieu dans la journée.

Ma meilleure photo ! Désolée !!

 

Ce soir-là, les filles furent invitées à dormir sur ALDEBARAN (Marc, Sandrine et Maé).

Tous les trois, Parisiens sur péniche (Parisiens de la campagne fluviale!) sont sur les flots depuis 2013.

ALDEBARAN, quel nom étrange me direz-vous ? Ça change des TEOULA et des MAGIC SEA !

ALDEBARAN serait d'abord l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau (ce qui est déjà très bien) mais c'est surtout, chez cette charmante famille amoureuse du grand air, le nom du plus beau cheval dans Ben Hur. Alors pourquoi l’écrivain de Ben Hur a-t'il donné au cheval le plus important de sa production le nom de l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau … that is the question ! Peut-être n'y a t'il pas de constellation du Cheval ni d'autre équidé ...??!

Quoiqu'il en soit, avec les filles, nous avons cherché cette fameuse étoile. Nous la cherchons toujours d'ailleurs. Nous aurions peut-être pu la trouver au cours de la traversée Canaries-Cap Vert ; nos nuits furent celles des plus étoilées que nous ayons eu ; une couverture d’étoiles nous dorlotait alors pendant nos quarts. C’était … immense. Mais nous ne connaissions pas alors l'existence de cette fameuse étoile !

Maé à 11ans, un an de moins que Cassandre, un an de plus qu'Armance. Toutes les trois, elles forment une équipe de choc ! Très calmes, elles jouent aux mêmes jeux, bricolent avec passion, lisent énormément ! Quel trafic de livres et de Playmobil y a-t'il eu pendant ces quelques jours vécus si intensément !

Par ailleurs, Maé voue un véritable intérêt à la vie sous-marine. Les filles, avec elle, ont appri à ouvrir grands leurs yeux. Désormais, elles sont imbattables sur les noms d'une quantité de poissons et de flore. Elles envisagent ainsi l'eau sous une autre dimension que celle, toujours indétrônable (!!!), du jeu ! Ce qui est une bonne chose tout de même, compte-tenu de l’immensité des paysages et de vies, que nous offre ce monde si bien abrité des regards désintéressés.

 

La raison pour laquelle Stéphane et moi ne pouvions refuser aux filles de découcher était, toutes en cœur : « Dites oui, comme ça vous pourrez faire une soirée entre amoureux ! ».

Alors va pour une sortie nocturne !!

Nous choisîmes donc le restaurant sur les conseils de Sandrine : le petit resto à gauche de la marina.

Quelle réussite : le meilleur restaurant que nous faisions depuis la France ! Au menu, du poisson grillé ou poêlé, indéniablement bien cuisiné. Le pain aussi était fait « maison » ; au levain sans doute. Excellent ! Vraiment, nous vous le recommandons !

 

Bientôt les SEA YOU lèvent l'ancre. Le cousin de Perrine arrive sur Grenade. Ils partent redécouvrir les Grenadines.

Pour ceux qui restent, ZEEMO, ALDEBARAN, LA MERE VEILLEUSE et nous, c'est soirée pizza au bar de la Marina. Il y a un Live Band ce soir ! On nous promet une soirée formidable ! Oui, oui ...

Ce que nous en pensons : qu'il est préférable, dans les Antilles (toutes les Antilles) d’éviter les soirées « Live Band » si le but de la soirée est autre chose qu'écouter la musique ! Le volume est au maximum, le son est saturé, poussé dans les aigus, la sono grésille et le morceau est entre-coupé de larsens. Non seulement il est impossible de tenir une conversation, mais pour nous, européens, il est tout simplement impossible de seulement écouter la musique, parce que c'est avant tout du bruit pour nos oreilles ! Il semble pourtant que ce soit comme ça que les Antillais apprécient la musique (comme en Rep Dom, en Dominique, sur Sainte-Lucie, à Bequía, ...).

On nous n'y reprendra plus cependant ! C’était à tenter, malgré tout ...

 

Arrive enfin le jour où Stéphane et moi partons à la ville ! Hillsborough.

Nous retrouvons Sandrine et Catherine sur ALDEBARAN. Nous y laissons finalement les filles, davantage motivées à jouer ensemble qu'à marcher. C'est parti pour un petit tour en taxi-co !

L’île est magnifique. Les habitants sont adorables, très ouverts, très respectueux aussi, et simples, comme la vie semble l’être ici.

Hillsborough n'est pas très grande mais il y a tout ce qu'il faut. Les maisons sont colorées, sur pilotis (comme souvent).

En faisant nos courses, nous découvrons sur les étales deux marques de chocolats différentes : la « Grenada Chocolate Company » et « Jouvay » : ainsi donc, nous aurons quelques visites gustatives à faire sur Grenade ! Bien sûr, il y a du rhum ici aussi ; il paraît « costaud » : 70º ! La noix de muscade est également partout présente (nutmeg in english). Nous testons alors le « nutmeg syrup » (genre sirop d'agave) que nous adoptons : les filles en sont fans ! Et puis nous retrouvons notre pomme-cannelle adorée, mais en vente cette fois-ci ! Jusqu'à présent, nous n'avions encore jamais trouvé de pomme-cannelle à acheter ; elles n’étaient disponibles qu'en glanage, sans doute car elles ne se conservent pas très bien et que ce sont des fruits très fragiles. Oui, mais tellement bons ...

Autrement, le marché aux poissons est plutôt sympa et bien achalandé. Une équipe de « préparateurs » découpe ceux des personnes désemparées (comme nous) devant un poisson entier ! On les paie en direct : 5 EC par poisson.

Le retour se fait tranquillement, dans les dédales de cette île verdoyante; nous sommes bien chargés !

L’après-midi, les filles sont invitées à jardiner chez Geneviève et Dominique, un couple de papi-mamie installé depuis quelques bonnes années sur l’île. Ils possèdent une petite plate-forme sur l'eau sur laquelle ils pratiquent la soudure. Ils ont « adopté » les ALDEBARAN lors d'un précédent voyage et Geneviève attendait leur retour avec impatience :)

Comme ils rentrent de voyage, tous deux sont ravis d'accueillir toutes ces petites mains qui vont pouvoir aider au désherbage, la meilleure excuse pour profiter de cette joyeuse compagnie de têtes blondes -Maé, Noah et Alexia de LA MERE VEILLEUSE et les filles- prête à en découdre avec tout ce qui contient un semblant de chlorophylle !

L’expérience se renouvellera à plusieurs reprises : nous avons pu déguster quelques feuilles de laitue tellement tendre (il n'y a pas de salades tendres dans les Caraïbes ! La rare salade que nous trouvons est aussi raide que le choux!), boire des infusions de verveine-menthe, les filles sont aussi revenues avec, chacune, une pousse de basilic dans un pot (depuis, les basilics se portent à merveille et nous en éminçons régulièrement quelques feuilles sur nos salades de tomates ou sur nos pizzas ; petite pensée perso : je n'ai jamais réussi à garder un pot de basilic plus de quinze jours en France … ) et quelques beaux brins de ciboulette !

Ce retour à la terre leur plu. Depuis, elles me disent souvent vouloir un jardin, un fois rentrées en France et il faut les voir prendre soin de leurs pousses ! Geneviève leur a dit qu'il ne fallait pas hésiter à leur parler, alors elles en tiennent des conversations … !

Nous voilà bientôt au 23 juillet.

Le rendez-vous est donné pour 8h30 au ponton avec les MERE VEILLEUSE : nous prévoyons une balade jusqu'à la pointe sud de l’île.

Bizarrement, nous nous serions cru à de nombreuses reprises dans le bocage breton ! Moutons, vaches, cochons, arbres tortueux de petites tailles, vertes prairies … bon d'accord, il faut compter sur les palmiers émergeant au milieu de ce décor plus quelques pousses d’Aloès par-ci par-là ! Une petite mangrove de palétuviers rouges clôt la balade.

Une herbe, qui ne fait pas partie du paysage breton par contre, est la zooly. Une sacrément méchante plante.

Nous avons tous été piqué. Une ou deux piqûres qui laissaient croire à la présence d'insectes virulents car la démangeaison était violente.

Mais c'est Karine, en poussant de bon cœur cette herbe envahissante, qui a découvert le pot-aux-roses. Ce n’était pas le fait d'insectes, mais de cette plante. Ses bras et ses jambes se sont alors parsemés de points rouges au milieu de tâches blanches. La douleur était tellement intense qu'elle en avait le souffle coupé. Puis, elle a perdu la sensation de ses membres, ses mains étaient toutes gonflées, elles ne parvenait plus à les bouger.

Nous avons ainsi rebroussé chemin aussi vite que possible. Ayant photographier la coupable sous tous les angles, nous avons fait un petit détour par le club de plongée local tenu par un couple de Québecois, et nous avons montré la photo à Madame ainsi que le bras et la jambe de Karine : elle a immédiatement identifiées la plante. La « zooty », du patois créole « les zo'orties », sachant qu'à part la vive douleur, cette plante et nos orties n'ont rien d'autre en commun. Elle a coupé un branche d’Aloès et a appliqué son gel directement sur les piqûres puis elle nous a envoyé chercher des feuilles de la plante remède dans un jardin non loin, à frotter sur les piqûres : elle-même avait fait un œdème de Quinque quelques années plus tôt alors qu'elle désherbait son jardin. Son mari l'a sauvé in-extremis.

Deux semaines plus tard, Karine avait encore les points rouges des piqûres et la peau toujours boursouflée par endroit.

 

 

 

La Zooty Plante remède

 

Nous apprendrons qu'une autre plante est également fort toxique.

C'est en discutant dans un taxi-co qu'une dame me signale de faire bien attention à ces belles fleurs jaunes ou mauves : extrêmement irritantes, elles causent de graves dégâts si on s'en frotte les yeux. Nous nous trouvions peu avant le Health Center, la Clinique locale, et sur le chemin, qui prenons-nous, les yeux larmoyants ? Un papy qui avait nettoyé son cabanon et s’était essuyé le front et les yeux avec le revers de sa manche souillée par cette plante. Le taxi-co l'a laissé à l’entrée du Centre ...

 

Belle, mais sauvage ...

 

L’après-midi est consacrée à la chasse au Poisson-lion.

Magnifique poisson, le poisson-lion est un envahisseur. Il est arrivé du Pacifique voilà quelques bonnes années. Il détruit des habitats, décime des populations.

Alors que seuls les locaux ont le droit de pêcher, la chasse au Poisson-Lion est ouverte à tous. C'est dire l’étendu des dégâts ! Comme sa chaire est très tendre et goûtue, les touristes que nous sommes ne la boudons pas !

Et trois Poissons-Lion dans nos filets ! Enfin je dis « nos ». Perso, j’étais avec l'appareil photo, émerveillée devant une raie gigantesque, une sorte de Bourse qui devient bleu fluo quand elle s'enfuit, des rangées de seiches (elles avancent en rangs serrés mais décalées les unes derrière les autres, comme les oies quand elles migrent), des Coffres-Mouton (ou Coffre-Baguette par ici). Je les adore ceux-là, ils sont craquants, j'en adopterait volontiers un ….. Il y a aussi les Sergents-Major hyper speed (le garde-à-vous, bien peu pour eux!), et puis les paysages sous-marins, des paysages époustouflants. Les créateurs du film « Avatar » (les hommes bleus comme disent les filles) se sont forcément inspirés de ces paysages et de ces habitants, la ressemblance étant saisissante parfois, entre ces animaux et ces végétaux fictifs et les habitants des fonds marins !

Et donc, nous voilà tous invité à déguster des sushis de Poissons-Lion sur ALDEBARAN !

Quelle belle tablée ! Les hôtes : Sandrine et Marc, nous autres (!) : Catherine, Guy et Victor, Nadine et Jean-Pierre, Stéphane et moi ! Des mets délicieusement bien cuisinés, le petit vin qui va bien, la soirée fut exquise ! Nous avons même réussi à danser quelques rocks !

Les filles jouaient tranquillement ; elles bricolaient, papotant !

Il était tard déjà quand quelqu'un se jeta à l'eau. C'est vrai qu'il faisait chaud. Une soirée sans un souffle d'air. Mais quand même, dans l'eau noire de la nuit noire … Puis bientôt, les uns après les autres, tous se jetaient à l'eau, et Stéphane aussi ! «  Mais remontez ! Les roussettes aiment bien dormir sous les bateaux ! C'est pas prudent ! » « Allez viens Ophélie ! Elle est super bonne » « Oui, je n'en doute pas (dit calmement), mais non ! ça va pas bien ! (sur un ton réactif, bien articuler)» Et là, notre hôte vient me chercher ! Oh mince. OK, alors quitte à faire un truc de dingue, autant le faire pleinement : « D 'accord, mais on saute du toit ! » « D'accord ! »

Que la remontée fut ... sombre. Oui, en fait, juste sombre ! Même pas peur ! Bien au contraire, c’était grisant (une poussée d’adrénaline sans doute!).

Alors, je me pose la question: où donc était passée ma témérité ? Seule réponse qui me vienne à l'esprit : il ne fait pas bon vieillir (ben oui, il me semble que c'est ce qu'on dit).

Mais Vlan, à peine retrouvée, dois-je à nouveau l'abandonner (n'est-elle pas inversement proportionnelle à l'age ?), puisque effectivement, nous voilà passer minuit ! Du 23 nous passons au 24 Juillet, jour de mon 40ème anniversaire ! Non ! Stéphane vendant la mèche, plus moyen de reculer et de faire style « non, non, suis toujours jeune et donc, téméraire ! ». « Happy Birthday to you, happy birthday to you », chantent-ils tous en cœur !

Alors voilà (gros soupir), maintenant c'est foutu ! Je ne sauterai plus dans l'eau noire de la nuit noire, changement de dizaine oblige ...

Mais non ! Surtout, ne croyez pas un mot de ce que je vous dis ! Ne dit-on pas aussi « la jeunesse, c'est dans la tête ?! ». Pour preuve, je vous raconterai bientôt un truc de dingue … !

Merci aux ALDEBARAN pour ce moment unique, quand même !

 

Jusqu'à notre départ pour Grenade, les filles passèrent tout leur temps avec Maé : jeux, bricolage, jardinage, lecture (toutes ensemble, dans le plus grand silence !) mais surtout jeux dans l'eau et snorkling avec prise de photos, sélection des meilleures, recherche sur les poissons immortalisés.

Leur plus belle trouvaille : une sortie avec Catherine. Un bateau de pêche qui n'avait pas dû prendre la mer depuis longtemps hébergeait une faune et une flore incroyable. Étrangement, toutes les espèces de poissons présentes évoluaient la tête en bas, dont les magnifiques Anges Royaux !

Et puis parfois, Maé venait récupérer les filles sur SOCA, toute seule dans sa grande annexe, sérieuse, concentrée, heureuse, et Stéphane et moi les regardions, toutes les trois, repartir ensemble : des petites minettes ! Quel adorable tableau ! Elles grandissent tellement vite !

 

Jeudi 27 Juillet, 8h du matin, nous relevons l'ancre.

ALDEBARAN et DRUUNA remontent demain sur la Martinique. Une nouvelle séparation. Mais pas pour trop longtemps ! Nous repasserons par ici pour rejoindre les îles A B C ; et pour être encore plus sures de le faire, les filles se prêtent quelques bouquins, hyper-importants, qui devront impérativement être récupérés ! Oui oui … on a compris … !

 

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