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January 10, 2018

 

Du samedi 18 Novembre 2017 au mercredi 10 Janvier 2018

 

 

 

 

                                                                     Puerto Lindo

 

SOCA se trouve dans une baie d'une assez grande taille , protégée du nord-est par deux petites îles, Isla Grande et  Isla Linton . Une petite houle entre tout de même, mais compte-tenu ce que nous venons de vivre, ce n'est pas cette houle qui va nous rendre malade ! En attendant, elle n'entame pas ma bonne volonté à remettre l’intérieur du bateau en état, ni celle de Stéphane à s'attaquer à l’évaluation des réparations à prévoir, ni celle des filles à rejoindre Swann pour barboter dans l'eau !

Je crois que nous tombons tous et immédiatement, sous le charme de la luxuriante végétation qui nous entoure. Des chants d'oiseaux mêlés à de drôles de cris … d'animaux (?... nous apprendrons par la suite que ce sont des singes hurleurs) viennent jusqu'à nous. De jolies petites sortes d'hirondelles viennent faire du sur-place à côté du cockpit ; elles nous épient les curieuses et elles pépient, indiscrètes !

Notre première impression est la douceur de l'endroit : tout y est doux, la pluie, la lumière, comme le vent. L'eau est de couleur émeraude. « Esmeralda ». Des bijouteries proposaient des parures avec cette pierre précieuse à chaque coin de rue en Colombie. Peut-être l'eau reflète-t-elle le bijou qu'est la forêt ?

En début de soirée, nous recevons la visite de notre première chauve-souris : elle est rentrée dans le bateau et je la trouve dans la caisse à légumes festoyant autour des bananes plantain ! La vilaine ! Ce fut toute une histoire de la mettre dehors, car elle n'avait qu'une idée en tête : se poser sur les bananes plantain et s'en régaler ! Nos grands mouvements et nos « Oust », elle s'en contrefichait ! Et le peu d'effet qu'aurait pu tirer Stéphane de son importante mobilisation (il est évident qu'il n’apprécie pas les chauve-souris autant que moi!) était anéantis par le fou-rire qui me prenait ! J'avais tellement de mal à rester sérieuse face à ses grands gestes tout saccadés et ces « pchiit » qu'il soufflait sans interruption !

En attendant, la petite Madame non seulement s'invite chez les gens, mais en plus elle mange le moins proprement du monde ! Des éclaboussures de banane jusque sur le plafond, nous avions !

Pendant notre séjour à Puerto Lindo, nous aurons la visite de nombreuses petites Madames ! Même lorsque nous avions la moustiquaire bien tendue sur l’entrée, attirées par la lumière et l'odeur, elles arrivaient à leurs fins les coquines !

 

Le lendemain de notre arrivée, nous sommes épuisés … finalement !

Nos corps sont raides, les dents nous font mal et ma tendinite est revenue ! On n'en peut plus ! Il faut dire que depuis Curaçao, nous avons vécu à 100 à l'heure dans des conditions pas toujours très favorables ! Ce sera une journée de repos. Les filles ne sont même pas tentées par un tour à terre … Profitons, c'est dimanche après tout !

 

Le repos, quelle bonne idée ! Car le lendemain, la semaine commence sur les chapeaux de roues ! Stéphane et Pascal partent ensemble acheter le « permis de Cruising », le « visa » du bateau en quelque sorte à la marina de Puerto Lindo qui se trouve juste en face de nous.

Puis nous irons visiter Panamarina, une marina tenue par des français, Sylvie et Jean-Paul ORLANDO, très connue des plaisanciers. Sylvie est aussi consul honoraire.

Pour s'y rendre, nous devons traverser notre immense baie puis serpenter au cœur d'une nouvelle mangrove ! Magique ! La voie s'ouvre alors sur une nouvelle baie, beaucoup plus petite, qui abrite la marina et sans doute aussi, une base de l’armée. Le nombre de leurs bateaux y est impressionnant ! Nous supposons qu'il s'agit d'un centre de formation.

 

Nous rencontrons enfin Alain, l'homme qui va réparer notre voile !

Alain a quitté la France il y a une quinzaine d’années. Il a refait sa vie ici. Il est heureux ! Nous prenons rendez-vous : ce ne sera pas avant mercredi de la semaine suivante. Nous ne pensions pas passer autant de temps dans le coin, mais puisque c'est comme ça, nous allons aviser !

Chouette ! Une lavandería ! Nous allons pouvoir laver notre linge !

Cette marina est encerclée par une végétation magnifique, très dense et très variée. Il y a toujours une couleur ou une forme qui attire l’œil. On pourrait rester des heures assis à la contempler sans se lasser.

 

Il y a un toucan. Stéphane dit que son bec lui a été rajouté tant il est étrange ! Ça fait beaucoup rire Mimi qui imagine un petit bec sous cette imposante imposture !

 

 

Le lendemain, Immigration !

Départ du bateau à 6h55 pour attraper le bus de 7h15 !

Quelle agréable surprise ! Le bus est splendide ! C'est un ancien bus scolaire Américain d’après guerre. Il a été repeint en rouge, de faux pots d’échappement lustrés lui ont été rajouté à l’arrière, des peintures du Christ, d'enfants, de paysages en font le tour.

Notre bus vient de Georgie. Il est écrit en anglais que les enfants doivent rester assis pendant le trajet. D'autres petits slogan ont été rajouter en espagnol à l’intérieur. Plus on avance vers le fond, plus la musique est forte. C'est de la salsa. Les jeunes chantent.

Effectivement, il n'y a pas beaucoup de place pour faire entrer nos jambes de grands européens entre les sièges ! Ils sont en cuir marron extrêmement usés et bien rafistolés !

Il y a deux vitres l'une au-dessus de l'autre. Celles du dessous sont scellées et toutes celles du dessus sont ouvertes, mais il est possible de les fermer en les clippant. Quand il pleut, elles claquent de tous côtés ! Elles sont décorées de liserés noirs qui nous plongent dans les années 50. Vraiment, on s'y croirait !

Notre bus est celui qui dessert la COSTA ARRIBA en direction de LA GUAIRA. Costa Arriba est inscrit en gros sur le haut du pare-brise et La Guaíra est mentionnée sur un panneau. Derrière, il y a la direction « Colón » d'inscrite.

Nous voilà donc partis pour La Guaíra où le bus fera demi-tour pour revenir sur ses pas et partir pour Colón.

 

Le paysage qui défile sous nos yeux est de toute beauté. Nous ne cessons de nous émerveiller. Les habitants sont extrêmement agréables. Bientôt, le bus est complet ; les nouveaux venus sont donc debout. Alors sans scrupules ni inquiétude, ils laissent facilement leurs sacs à main, sacs à dos, boîtes en tout genre sur les genoux des personnes assises. Même les bébés passent de main en main. De main inconnue en main inconnue, supposons-nous... mais peut-être pas. Finalement, compte-tenu du peu de bus desservant quotidiennement les mêmes destinations, peut-être les gens finissent-ils par se connaître. Sans doute. Nous descendons à Portobelo après 1h15 de trajet. Nous sommes sous le charme.

 

Les explications que l'on nous avait données nous mènent directement à l'immigration.

Les COYOTTES passent en premier. Ils doivent poursuivre après jusqu'à Colón pour trouver une pièce pour leur bateau. Nous découvrons le montant des visas : 105 $ US par personne ! Jamais ils n'auront été si chers !

A côté de l'immigration il y a l'Office de Tourisme. Nous faisons le plein de documentation. Ensuite, nous visitons la ville. Nous avons le temps, nous venons de manquer le bus. Le prochain ne passe que dans deux heures !

Portobelo est une ancienne ville fortifiée. Il y a des remparts partout, des bouts de construction datant des années 1600 à chaque coin de rue. C’était une place forte du temps des Conquistadors et des pirates, lorsque le canal n'existait pas : toutes les cargaisons venant du Pacifique étaient acheminées par chariots à Portobelo d'où elles repartaient pour l'Europe ou l’Amérique de l'Est.

Dans le mini-market de la ville tenu par une jeune Chinoise, sa maman et sa grand-mère (adorables et d'une gentillesse à toutes épreuves), nous avons la joie de retrouver Imen et Medhi de KATOUSA. Nous déjeunons ensemble. Moment très agréable dont nous profitons pleinement jusqu'à la dernière minute, la fenêtre météo tant espérée s'ouvrant le lendemain pour rallier Cuba, leur prochaine destination. Nous leur souhaitons plein de bonnes choses. « Bon vent » !

 

Une aparté que m'inspire la jeune chinoise bien intégrée ! : toute simple et avec un cœur immense !

De notre sentiment, ceci définit parfaitement les Panaméens : des gens vivant dans une extrême simplicité et avec un cœur immense !

 

Le jeudi, nous décidons de nous aventurer dans la Zona Libre de Colón. Nous savons que c'est la plus grande zone franche des Antilles.

Nous repartons par le bus de 6h55. Nous passons Portobelo puis repérons les grands magasins de Sabanitas, là où nous viendrons faire nos courses. Il est plus de 9h lorsque nous arrivons enfin.

Effectivement, l'endroit est immense et aussi, incroyablement délabré !

Les trottoirs sont cassés, les chaussées sont déformées et ouvertes sur la terre par endroits. On trouve des magasins à l’intérieur d'entrepôts poussiéreux, d'autres au fond de couloirs suspects, et juste à côté, de belles enseignes proposent des devantures somptueuses. Tout se côtoie. Le très cher et l’économique, des bijouteries haut de gamme et des bazars. Tout, dans un espace si mal entretenu, si peu accueillant.

Nous finissons par trouver ce que nous sommes venus chercher :

- une tablette pour Stéphane avec la 3G intégrée (nous mettons tous nos espoirs dans cet outil : grâce à lui, peut-être parviendrons-nous au moins à twitter ! Internet, la douloureuse … !),

- et 4 cartes mémoire pour pouvoir avoir tous nos livres sur nos tablettes !

Les filles se réjouissent d'avance : Harry Potter, « L'Alliance des Trois », « Eragon » …

 

Nous déjeunons d'un sandwich local genre kebab puis entreprenons de rejoindre à pied le centre de Colón. Au vendeur, nous demandons notre itinéraire. Il nous déconseille vivement d'y aller. « Pour quoi faire ? » nous demande-t'il. « Visiter ?! » « Colón ne se visite pas, mais si vous y tenez, prenez un taxi. Mais n'y allez pas à pied avec les enfants. ».

Cette fois-ci, nous écoutons sagement le conseil ! Nous trouvons un taxi.

« Laissez-nous dans le centre de Colón. » « Mais pour quoi y faire ? » « Visiter ?! » « Alors je vous conduis à travers. Il n'y a nul part où je peux vous laisser » « Bon, très bien ». Et il nous fait la visite.

Effectivement, nous comprenons. Où donc aurait-il bien pu nous laisser ? Il n'y a pas de centre, seulement le longues artères ; il n'y a pas de rues à proprement parler, ce sur quoi nous roulons ressemble davantage à des passages déblayés suite à une catastrophe naturelle qu'à des rues d'une ville : le bitume est éventré, les pavés sont brisés et éparpillés, les trottoirs sont défoncés, les bouches d’égouts se sont agrandies et se sont transformées en marre d'eau rance. Les bâtiments que nous longeons semblent avoir été vraiment magnifiques un jour. Malgré le délabrement, les pièces de balcons manquantes, les toits écrasés sous le poids d'une végétation volumineuse ou tout simplement manquants, malgré tout cela et bien plus encore, la ville ne peut cacher un passé étonnement riche. Seulement aujourd'hui, les gens prennent leurs douches sous des tuyaux de fortunes raccordés au système d'eau d'anciennes magnifiques fontaines, ils traversent les rues sur des ponts faits de planches posées sur des bidons quand il pleut trop et que les égouts débordent, ils font leurs courses dans des magasins aux portes desquels il faut sonner et montrer patte blanche pour être autorisé à entrer. C'est un autre monde.

Notre chauffeur de taxi est très fiers de nous conduire devant les lieux historiques de la ville : la Cathédrale de l’Immaculée Conception, la Statue de Christophe Colomb, la Iglesia Negra … Effectivement, ces lieux dégagent beaucoup de puissance, ils impressionnent par leur architecture massive, leur robustesse, leur sobriété, leur élégance. On se demande seulement pour combien de temps encore.

Le chauffeur nous demande alors où nous désirons être « ramenés ». Ça veut tout dire. Alors, puisque c'est comme ça et « qu'on n'y peut rien » comme dit la chanson de J.J., que ce soit dans le temple de la consommation pour contre-balancer avec cette ville de désolation.

Les filles, Stéphane et moi ne l'oublierons pas.

 

C'est chez Rey, The supermarché local, que nous irons faire nos premières vraies courses. Bien achalandé, il propose beaucoup de produits américains. Le frais est hors de prix. Nous sommes déçus, nous qui rêvions de bons fruits !

 

Mardi 28, nous quittons le mouillage pour la marina. Nous souhaitons y laisser le bateau le temps d'une excursion à Panama City et Alain, notre « repriseur », doit passer chercher la grand-voile en fin de journée.

Nous menons rondement bien l'affaire ! A 10h, nous sommes installées et la grand-voile est emmaillotée.

Le premier plaisir des filles est de gambader sur la terre ferme. A peine arrivées, déjà disparues dans le parc ! Je les récupère, pêchant les balistes avec deux tout nouveaux copains !

 

La nuit a été (comment dire, je cherche mes mots) … compliqué !

Explication : La grand-voile n’étant plus dans le mât, les drisses, l'enrouleur, le j'sais plus quoi et tout le farda ont tapé toute la nuit dans ce gigantesque tube désormais vide, malgré que Stéphane ait tout bien tendu ! L'ensemble a résonné tant et plus.

« On ne peut pas laisser le bateau trois jours avec tout ce bruit ! Les voisins vont nous maudirent et larguer nos amarres ! ». Stéphane réfléchit à une autre solution et il trouve. Je ne vous expliquerai pas comment il a fait, mais c’était ce qu'il fallait faire ! Il est 7h, nos bagages sont prêts, il est temps pour nous d'attraper le bus pour Sabanitas.

 

Direction Panama City

 

Après 2h15 de voyage exotique, nous descendons face à Rey à Sabanitas, empruntons un petit passage le long de la deux-fois deux voix qui relie Panama City à Colón, passons sous le marché semi-couvert aux fruits et aux légumes, grimpons des escaliers en colimaçons et traversons un pont délabré (semi-couvert également) pour rejoindre notre arrêt de bus. Nous n'attendons pas très longtemps. Le bus qui arrive est bondé. Nous sommes éparpillés dans le couloir. Cassandre et Armance sont … loin ...

C'est un bus « express » de « qualité ». Voilà comment nous a été vendu le trajet !

Effectivement, c'est un bus flambant neuf. Un bus comme chez nous, climatisé, avec des enceintes de qualité (la musique, c'est toute la vie des Panaméens !). Mais étrangement, nous nous rendons compte que le bus traditionnel, avec ses fauteuils laminés et ses vitres à clipper qui restent bloquées en position fermée ou pire, en position ouverte (quand il pleut … des parapluies s'ouvrent ... ! ), et je ne dis pas tout ! enfin, malgré tout cela, nous aimons le bus traditionnel davantage que le bus « de qualité » !

Quoiqu'il en soit, il nous mène à bon port : à la station de Halbrook de Panama City. Il est 10h30, l'affaire a finalement été rondement menée !

Notre premier travail est de nous munir d'une carte électronique sur laquelle nous allons pouvoir mettre une somme d'argent qui nous permettra de régler nos déplacements (bus et métro). Un outil très moderne en comparaison avec ce qui se fait en campagne !

Parenthèse : A la « campagne », il y a le chauffeur qui conduit et un homme à l’entrée qui encaisse les tickets. Enfin, disons qu'il fait régler le trajet, à la sortie ! N’espérez aucun reçu ! Le tarif du trajet à donc tendance à ne pas toujours être le même d'un bus à l'autre ...

Quoiqu'il en soit, dans une sacoche que cet homme porte à la taille, sont rangés les billets (dollars américains = la monnaie locale) et, en bandoulière sur l’épaule, il porte un distributeur de pièces fait d'une dizaine de tubes joints les uns aux autres, qui comporte des petits clapets en bas. Ceux-ci facilitent le rendu de la monnaie (qui se fait, par ailleurs, à une vitesse assez impressionnante !). Cette machine ressemble un peu à une flûte péruvienne en acier poli. Personnellement, je la trouve très esthétique ! Éblouissante même … quand le soleil se réverbère sur elle ! Parenthèse fermée !

 

Puis c'est parti pour débusquer l'hostal, histoire de nous alléger de nos bagages !

Un « hostal » au Panama est l'équivalent de notre « auberge de jeunesse ». Les Hostales disposent de plusieurs chambres accueillant de 4 à une douzaine de lits.

Le premier à qui nous rendons visite est complet. Le second n'accepte pas les enfants (effectivement, ça sent, comment dire …) ! Bien aimable, le réceptionniste nous indique une autre adresse à deux pâtés de maison. L'Hostal SIRIRI.

                                                                                            Hostal SIRIRI

                                                                                            tel. 2638240

                                                                                        Calle 50D detras de

                                                                                         Calle 50 Duplex 5A

                                                       Alado de la entrada de Empleados del RIU Plaza de calle 50

L'adresse qui nous a été donnée (au cas ou nous nous perdrions) témoigne de la complexité du réseau postal ! C'est pour cela que, comme les Colombiens, les Panaméens vont chercher leurs factures au lieu dit et ne reçoivent pas de carte pour leurs anniversaires !

 

Nous y sommes chaleureusement accueillis ! « Ouf » et « Super ! », il y a justement une chambre avec quatre lits (deux lits superposés) de disponible ! Et en plus, il y a une piscine ! Trop la classe ! La pièce se trouve au cœur de la maison. Il n'y a pas de fenêtre, juste les quatre lits et une climatisation. On y dépose tout, et c'est parti pour la vieille ville, El Casco Antiguo !

 

Autour de sa cathédrale (la majestueuse Catedral Metropolitana), en pleine rénovation malheureusement pour nous, de nombreux monuments d'avant 1671 - date à laquelle le célèbre pirate Henry Morgan mit à feu et à sang la capitale de Panama - s’élèvent, tout récemment rénovés pour certains ou dans un état de délabrement avancé pour d'autres : el Convento Santo Domingo, la Iglesia San Francisco, el Palacio Bolívar, la Iglesia San Felipe de Neri, el Palacio de las Garzas, la Iglesia San José, la Iglesia de Nuestra Señora de la Merced, y otras que me faltan !

Il y a aussi de nombreuses ruines de maisons, des pans de murs épais et lourds, mais aussi de belles surprises architecturales, magnifiques, qui font penser aux maisons coloniales. Dans l'esprit de Porto au Portugal, on retrouve la volonté de garder le meilleur de l'ancien pour faire du neuf. Les façades magnifiques sont ainsi conservées et le reste est écroulé puis reconstruit avec beaucoup de goût. Nul doute que le Casco Antiguo a un bel avenir devant lui !

Nous ferons également le tour de cette « presqu’île » en longeant sa muraille qui date de 1673, l’époque où fut reconstruite la « Nouvelle Panama ».

Nous rentrons vannés de cette excursion. La ville, plus que la marche, nous épuise ! Nos oreilles ont perdu l'habitude d'autant de bruit !

Alors après un plouf salutaire dans la piscine, nous partons en quête d'un endroit où manger. Et oh, stupeur ! Nous ne trouvons que des chaînes de fast-food Américaines ou des pizzerias ! Cette aparté citadine ne sera, jusqu'à notre dernier repas, tout sauf un plaisir gustatif !

 

D'ailleurs, nous nous posons toujours la question de la culture culinaire locale. A t'elle un jour existé ici ?

Nous avons retrouvé, au fin fond de la campagne, quelques restaurants proposant un plat du jour cuisiné assez proche de la cuisine Colombienne (que nous avions déjà trouvée plutôt pauvre sur Carthagène), mais le standard culinaire américain semble avoir remporter tous les suffrages, que ce soit à Panama City, Sabanitas ou Portobello.

Conclusion : il faut avoir l'estomac bien accroché pour résister à tant de mal-bouffe !

 

Le lendemain, après un petit déjeuner concocté et servi par Luis (café et chocolat pour les filles, et pancakes à la banane avec nappage de chocolat fondu ...les filles en rêvent encore !), nous partons pour l’écluse de Miraflores.

Parenthèse (décidément, j'en ouvre quelques unes … !) : nous sommes tellement fiers de pouvoir dire que, enfin (pfff), nous excellons dans l'art de nous rendre au bon endroit, en bus ! En fait, nous nous épatons nous-même ( « hi hi hi! » comme dirait Armance).

 

La visite est annoncée pour un minimum de 50 minutes. Nous y passons 2h30 ! Et encore, c'est parce que nos estomacs criaient famine !

 

Dans un premier temps, nous regardons le écluses fonctionner. En arrière plan, sur le nouveau canal - en fonctionnement depuis juin 2016 – circulent les méga porte-containers. De notre point de vue, tout cela est impressionnant.

Puis nous visitons le musée. Extrêmement bien pensé et ludique, les filles trouvent partout de quoi s'occuper. Elles passeront beaucoup de temps à étudier l'organisation du travail des esclaves depuis le dragage des lacs jusqu'à l’évacuation de la terre ainsi récoltée, et seront happées par la biodiversité de la région : insectes, batraciens, papillons, arachnides, reptiles, fauves … et les conditions de vie des hommes du fait de cette importante faune.

 

C'est au Mall d'Albrook (cette immense station héberge aussi le plus grand Centre Commercial que nous n’ayons jamais vu!) que nous décidons de déjeuner. Notre choix se porta sur la chaîne de cuisine mexicaine « Taco Bell ».

Voulant voir de nos yeux l’immensité de cet Empire de la consommation, nous nous engageons dans ses galeries, mais après des kilomètres et pourtant sans en avoir encore vu la fin (nous devions être au ¾ de la galerie quand même - et pas 9 ¾ ! Clin d’œil à Armance qui a déjà dû lire un minimum de trois fois, chacun des 7 volumes de Harry Potter!), nous sortons ! Une forte pluie nous accueille. Casse la tienne ! Retour à la station : nous ferons donc un tour de bus pour reposer nos jambes ! Que ce soit pour le quartier Amador ! Tour sur les digues jusqu'à la Isla Naos, passage devant le mouillage principal de Panama City (semble rouleur?!), tour de la pointe, vue sur le pont des Amériques, tous ça bien au sec pendant que le déluge s'abat sur nos têtes !

 

Le retour à l'hostal se fait sous un soleil de plomb qui, combiné à l'humidité et à la pollution rend l'air du bus irrespirable. Ajouter à cela un embouteillage effroyable, nous terminons à pied !

Traditionnel plouf dans la piscine à l’arrivée (les filles aiment les habitudes !), avant de les trouver toutes les deux en flagrant délit de « détente maximale » ! Les pieds en éventail, se balançant tranquillement dans des hamacs, elles bouquinent ! « On reste encore demain ?! », Luis motivant encore davantage leur envie de profiter de la vie en leur offrant un sandwich de glace à la vanille !

 

Ce dernier soir, nous testons une chaîne « à la Grecque » : SUVLAS ! Yes ! De la salade, du houmous, des pitas, de la bonne viande ! Enfin !

 

 

Le lendemain, Luis nous a préparé un petit café et donne quelques bananes aux filles « pour la route ! ». Merci Luis pour ta grande gentillesse ! Sans rapport, juste pour le fun, sa grand-mère s'appelle Ofelia !

A 7 heures, nous étions devant la Panama Railway Company, prêts à emprunter le train qui fut édifié pour convoyer les travailleurs tout le long du canal pendant sa construction. Passant d’îlots en îlots, il longe les lacs sur leurs côtes sud et traverse, par endroit, l'épaisse forêt vierge. La beauté du parcours fût malheureusement en partie gâchée par une pluie (forcément!), mais le spectacle était au rendez-vous malgré tout !

L’arrivée au cœur de la ville de Colón nous glaça quelque peu le sang cependant …Une nouvelle vision de la misère.

 

Les jours suivants furent pluvieux et maussades. Les filles n'en avaient cure, passant du CNED aux jeux ou à la lecture à toute heure de la journée. Et s'il fallait se mouiller pour rejoindre Swann sur son bateau, « où est le problème ? », on y va !

 

Stéphane passe le le canal – les filles et moi restons à la marina

 

Le vendredi 8 décembre, Stéphane part de bonne heure avec notre voisin de ponton. Tous les deux se sont portés volontaires pour faire passer AMARINA, un voilier de 14 mètres, de l'autre côté du canal. Ils ont rendez-vous à Portobelo où se trouve le bateau.

Papa n'est pas encore parti que Armance se frotte déjà les mains, un grand sourire aux lèvres ! « Comme Papa ne sera pas là, je pourrai dormir avec toi ? »

Le samedi, sortie Shopping entre filles à Sabanitas et déjeuner chez Pio-Pio (rien que du poulet). Résultat, des filles extatiques !

 

Le retour à Puerto-Lindo contre-balance avec l'excitation de la ville.

Je profite pleinement du voyage. Je le savoure. C'est évident, les filles aussi, toutes happées vers l’extérieur par la beauté des paysages. C'est qu'il n'y a pas d’élèves aujourd'hui. Aussi y voit-on beaucoup plus clair, beaucoup plus loin ! Il me semble que même le chauffeur communie avec la nature dans cet instant d’éternité ; il baisse le volume de la musique. Nous survolons les vallées.

C'est magnifique.

Tout est magnifique. Le bus d'abord, rouge, avec ses rubans collés sur les rampes au gros scotch transparent et ses pompons façon Cheerleaders qui se balancent au grès des aspérités de la route. Les voyageurs ensuite, qui savent prendre leur temps et profiter des rencontres opportunes, la personnes arrivant se faufilant à côté de son ami(e) et les têtes se penchant l'une vers l'autre. Des éclats de rire déjà presque étouffés sont perceptibles. Et puis il y a la musique, moins assourdissante que les jours d'affluence. Beaucoup de salsa, un peu de batchata et ce qu'il faut de forro ou de merengue. D'une grande richesse.

Un regard sur l’extérieur et mon esprit s’évade. Qu'est-ce que la contrée est belle. Je pense à mon amie Gaëlle, une excellente cavalière. Ici, il y a des cavaliers partout et des chevaux attelés peuvent aussi attendre patiemment le long d'une clôture de bois ou attachés, par une longe entre deux hamacs sous les toits des habitations, se reposer.

Il y a beaucoup de petites fermes d’élevage. On peut voir des vaches blanches paître l'herbe verdoyante des collines si joliment découpées. A leurs sommets, aucune route ne mène. Mais à cheval, on peut s'y rendre. Il faudra suivre d’étroits chemins tracés par les successifs passages des bêtes aux flancs des coteaux dans les hautes herbes coupantes qui se collent aux vêtements, traverser les cours d'eau cristalline en profitant de la fraîcheur saisissante du lieu quelques instants, l'oreille tendue vers les cris des singes hurleurs ou le chant de quelques oiseaux aux couleurs encore exceptionnelles, puis accepter d’être conduit, malgré soi, à travers une forêt si dense que jamais on ne croirait pouvoir traverser ; mais la monture connaît bien l'endroit. Quelques coups de machette seront données pour être moins surpris la prochaine fois et enfin, s'ouvriront les plateaux où l'herbe est rase et les arbres tassés, et d’où il est possible de voir passer notre bus rouge, là-bas, au fond de la vallée.

 

Dimanche est pluvieux. Nous regardons « Vous avez un message »

Lundi, avec Kenisha, la secrétaire de la marina, nous travaillons réciproquement notre espagnol et notre français. L’expérience est concluante, nous reprenons rendez-vous pour demain !

Stéphane rentre dans l’après-midi. Il est bien fatigué mais tellement ravi !

La traversée s'est faite sur deux jours. Le passage des écluses de Colón en fin de première journée, une nuit sur le lac Gatún, puis le passage des écluses menant vers le Pacifique dans l’après-midi du deuxième jour. L’équipage a franchi le pont des Amériques à la nuit tombée et mouillé dans la baie de Panama City (à Amador justement  !). Aux aurores, Stéphane et notre voisins ont quitté le bateau. L'un, pour profiter des petits plaisirs de la grande-ville, l'autre pour rejoindre sa petite famille :)

 

Jeudi 14 décembre, nous retrouvons la liberté ! Nous sommes de retour dans la baie. Une houle incroyable rentre encore mais rien de comparable avec ce qu'il y avait ces derniers jours. Décembre n'est pas le meilleur mois nous dit-on « quoique parfois, il fasse un temps exceptionnel ! ».

Demain matin, nous rejoindrons les San Blas, un archipel peuplé d'indiens descendants des Arawaks qui ont su préserver leur culture et tout un mode de vie.

Un dernier mot aux bateaux-copains : à Michel et Emmanuelle de Sillage 3 D, un catamaran bleues turquoise ;) avec des voiles rouges des crêpés WHAOU, aux COYOTTES qui espèrent nous rejoindre d'ici peu, aux PINOCCHIO que nous avons eu tellement plaisir à retrouver !

 

 

 

 

                                                                       Les San Blas

 

Vendredi 15, nous reportons notre départ d'un quart d'heure ! A 6 heures, il fait encore nuit ! A 6h15, c'est partit !

La navigation est mouvementée : la houle est haute – 2,50 m – mais longue pourtant – fréquence de 9' . Rien n'y fait.

A 14h, nous mouillons dans les Chichime Cays face à Uchutupu Dummat. Nous avons fait un tour dans le lagon – magnifique – entre Uchutupu Dummat et Uchutupu Pipigua, mais le vent y souffle trop fort à notre goût. D'ailleurs, le lendemain, le lagon se vide à cause du vent qui a forcit pendant la nuit. Nous nous planquerons donc … à l’extérieur (ce qui n'est pas courant bien sûr ! D'habitude, c'est à l’intérieur que l'on se planque !).

Stéphane et les filles partent vérifier que l'ancre ait bien accroché, puis rejoignent la terre à la nage. Ils en reviennent enchantés de ce qu'ils y ont vu : les fameux indiens gunas « sont tout petits ! », un perroquet domestiqué, de vieilles lanchas (troncs creusés servant de barques) et de belles plages de sable blond !

 

Les San Blas, c'est ça ! Des bouquets de petites îles regroupés autour d'une de taille plus respectable. Elles s'appellent alors Chichime, Cayos Holandeses, Lemon Cays, … pour les touristes, Uchutupu, Acuakargana, pour les locaux, chacune conservant son propre nom, comme Dummat ou Pipigua par exemple. Ce premier soir, nous avons ainsi dormi sereinement devant Uchutupu Dummat !

Toutefois, il faut savoir que chaque « bouquets d’îles » est un communauté autonome. Les communautés se réunissent ainsi souvent pour prendre des décisions qui touchent les Guna Yala (la dénomination « Guna Yala » remplace celle de « San Blas » depuis déjà quelques bonnes années, et relève donc d'une décision prise d'un commun-accord entre toutes les communautés Gunas, mais les habitudes ont la vie dure et cette nouvelle appellation ne prend pas ; les charters, les plaisanciers, les touristes et même les Panaméens ne parlent que des « San Blas »).

Quoiqu'il en soit, les Guna Yala - pour respecter le choix de ses habitants - sont gérés, administrés, comme un pays autonome. Il en est aussi ainsi des 2 autres « comarcas » (que l'on pourrait traduire par « ethnie, peuple ») que compte la République du Panama (les 3 Comarcas sont : Comarca Emberéra Wounaan – fue creada en 1983, con el propósito de establecer un territorio independiente para que las tradiciones de esta comunidad indígena pudiesen ser preservada. La etnia emberá-wounaan está distribuida en 40 cominudades a través de su comarca - , Comarca Guna Yala, Comarca Ngäbe Bugle). Chacune a sa propre histoire, sa propre culture, ses propres traditions, ses écoles, ses routes (pistes ...), etc … Autant dire que ce ne doit pas être tous les jours facile de gouverner ce pays serré entre deux océans !

 

« Guna Yala es una comarca de los primeros habitantes de Panamá, habitada por una etnia guna. Antiguamente la comarca se conocía como San Blas y luego como Kuna Yala, hasta 2,010, cuando sus habitantes aclararon la pronunciación del nombre Guna Yala. »

Comarca de Guna Yala

Capital : El Porvenir

Superficie : 2,340,7 kilómetros²

Población : 31,557 habitantes

 

Pendant plus de 3 semaines nous avons ainsi navigué de bouquet d’îles en bouquets d’îles.

Notre préféré reste Chichime (Dummat) où nous avons fêté Noël et le Nouvel An. L'ambiance y était vraiment bon enfant, « tranquilo » !

Autour du 20 décembre, nous avons vu sa population quadrupler ! Les hommes, jusqu'ici les plus présents (avec quelques anciens par-ci, par-là), ont été rejoints par leurs épouses et leurs enfants : jusqu'à début mars, ce sont les vacances scolaires d’été ici ! Et oui ! De très clame, l’île est ainsi passée à très vivante, pour le plus grand plaisir de Cassandre et d'Armance.

Nous avons aussi vraiment apprécié l’île Waisaladup dans les Holandeses (Acuakargana).

Là-bas, nous avons été littéralement adopté par Daphnée (6 ans) et Juanli (8 ans) qui ont tôt fait de nous présenter leurs parents, que nous remercions pour leur accueil et leur bienveillance :) Devant l'enthousiasme sans faille des enfants, nous avons prolongé notre séjour et ainsi appris quelques chansons locales, construits on ne sait combien de châteaux de sable, ramassé autant de coquillages et bu de l'eau de pipa (noix de coco encore verte) à tous les stade de sa maturité ! Et j'oubliais, fit un certain nombre de tours de l’île en compagnie de Princesa, un affreux chien saucisse tellement affectueux !

La capitale, El Porvenir, nous a marqué.

Autant les autres îles sont quasi inhabitées avec 100 cocotiers pour une cabane, autant Porvenir est construit (voir même s’étend sur l'eau avec des constructions sur pilotis). Sur cette île, il y a 3 cocotiers (nous les avons comptés) et des centaines d'habitations empilées, entassées, encastrées. Il n'y a pas grand chose de construit « en dur ». Les rues (passages) entre les maisons sont en terre. Il y a beaucoup de bois, de bambou, de feuilles de bananiers et d'autres branchages. On a vu l’école en grand rangement, la gare-maritime en pleine ébullition (il y avait deux lanchas sur le départ), et une réunion très sérieuse se dérouler dans une hutte officielle.

Ses habitants nous ont apparu extrêmement agréables, toujours enclin à renseigner et à expliquer ce qui nous échappait, à nous occidentaux. Les Gunas sont très fiers de leur peuple, très fiers de leur richesse héritée des indiens Arawaks. Ils nous ont expliqué que c'est une bataille quotidienne qu'ils mènent contre le monde moderne pour continuer à exister sous cette forme. « Et s'il n’était question que de politique encore, ce ne serait pas si compliqué ! » nous explique -t-on, mais sournoisement, la modernité appelle les jeunes, les attire...

Malgré tout, l'ancien avec lequel nous discutons à bon espoir. Finalement, les gens lutte toujours où qu'ils vivent, qui soient-ils, et puis, cette culture Guna est inscrite au plus profond des gènes de chacun. Alors, quoiqu'il en soit, de mère en fille (il s'agit d'une société matriarcale), le flambeau passe et passera, et les hommes n'ont (et n'auront!) qu'à bien se tenir !

 

 

Extrait de « Focus Panamá »

 

San Blas Guna Yala

 

La mujer indígena Guna (antes conocidos como Kuna) se ve demasiado bien para ser verdad. De hecho, algunos visitantes que llegan al territorio tribal de San Blas, tienden a sospechar que, una vez que los turistas se han ido, la mujeres indígenas se quitant sus vestimentas y toman un avión de vuelta a la ciudad.

Están equivocados. La mujer de San Blas, ya sea que esté en su isla o en la ciudad, usa como vestido diario su Mola, anillos de oro, falda larga, bufanda y pulseras amarillas o rojas u ornamentos de oro en su cuello, brazo y tobillo.

Las islas de San Blas comprenden aproximadamente 200 millas del litoral Caribe de Panamá. La reserva Guna o Guna Yala, comprende desde la plataforma continental de lado del mar hasta la cima de la División Continental, unas millas tierra-adentro.

Dentro de este territotio, el indígena Guna, personas de vitalidad, sencillez y encanto cuyos antepasados habitaron estas costas mucho antes de que Colón arribara, se gobiernan a sí mismos en una sociedad virtualmente autónoma.

El patrón de sus vidas es sencillo y cómodo. Ellos viven en diminutas islas con palmeras, cientos de las cuales están regadas a lo largo de la superficie del mar azul y esmeralda. Las islas están totalmente libres de animales o serpientes y tienen un clima tropical perfecto, con brisa.

Cada día, mujeres y niňos indígenas « conmutan » literalmente de sus aldeas en las islas a tierra firme, en sus canoas o cayucos para lavar ropa y jugar en el río.

Los hombres van a tierra firme para cultivar maíz, yuca y cocos, pescan o comercian por las islas vecinas.

Hay 365 islas en el archipiélago, de las cuelas sólo 49 están habitadas. Muchas de las islas habitadas tienen un « vigilante » que protege las palmas de coco y su preciosa cosecha, que es el sustento tradicional de los indígenas. Ninguna tierra es poseída individualmente en San Blas, prop los cocoteros sí. Cualquier disputa es resuelta dentro de la aldea misma, y cada aldea tiene su Sala de Congreso, una cabaňa grande donde el pueblo toma sus decisiones.

Hay una ofocina del gobierno y comisaría en la Isla de Porvenir pero la fuerza policial no hace mucho. Los indígenas lidian en gran parte con sus propios problemas.

Por toda la sencillez de sus vidas, los indígenas de San Blas están muy concientes de sus derechos a su propio territorio y protegen los mismos apasionadamente.

La mujer Guna es venerada de manera especial, y sus ritos de paso son observados ceremoniosamente desde su nacimiento hasta la pubertad. Estas ceremonias están entre las pocas ocasiones donde los licores son permitidos (la bebida local es chicha fuerte, une fermentación poderosa de maíz y azúcar). No hay formalidades semejantes para los hombres, que son más occidentalizados en su manera de vestir, pasando su día de trabajo cosechando el cultivo en la selva tropical o pescando y capturando pulpo y langosta. Si se encuentra allí en los momentos correctos, verá a los pescadores vaciar sus redes con la pesca fresca. Los cocos, por supuesto, son otra fuente de ingresos importante ; hasta tiempos recientes el coco fue el medio exclisivo de trueque en días de mercado activos con los barcos comerciantes que traen provisiones de Panamá y Colombia.

¡No intenta tomar frutas de ninguna isla aparentemente inhabitada, los cocos son protegidos de cerca !

La estructura familiar Guna es de línea materna y matri-local, un aspecto que hace que el novio deba vivir con la familia de la novia y participar en el aumento de entrada monetaria a la casa de sus suegros. Sin embargo, los líderes del territorio vistualmente autónomo de Guna Yala, Sahilas, son casi todos hombres.

Los visitantes a las islas vienen a disfrutar de la cultura y la gran belleza natural de este archipiélago. Snorkelers y buzos pueden admirar la vasta variedad de arrecifes de coral, y de la vida marina. Pasar el día en una playa arenosa es una alternativa, o una excursión a pie por la selva tropical después de un viaje por canoa que hace su camino por la vegetación densa, con una abundancia de plantas, aves y criaturas salvajes. »

 

Autres temps forts :

  • La découverte de la faune sous-marine : outre les dauphins qui nous saluaient le soir et nous accompagnaient pendant notre petit-déjeuner le lendemain, notre coup de cœur fut pour la Raie Léopard. Nous l'avons élue Reine du petit peuple sous-marine (nous pensons que la Baleine reste indétrônable au très sérieux poste de Reine Supérieure des Eaux).

    La Raie Léopard est tout simplement majestueuse, grandiose. Elle vole entre deux eaux, sa courbe est magnifique. C'est également la seule raie capable de faire des sauts. Nous l'avons d'ailleurs découverte une nuit : de gros ploufs avaient attiré notre attention !

    Excellents : les bancs serrés de tout petits poulpes qui vous regardent de travers !

  • La découverte de la flore sous-marine : les coraux des San Blas sont encore différents de ceux des Antilles et des Grenadines. Encore de toute beauté.

  • Le goût pour la cuisine locale :

    • cuisson du riz : dans de l'eau de coco ! Ça change tout !

    • Langoustes en quantité (malheureusement pêchée à tous les stades de maturité par les Indiens)

    • Crabes (cangrejo de mar) qui ressemble à nos araignées bretonnes mais avec deux très grosses pinces !

  • Le nouvel an : nous l'avons passé sur Chichime. Une soirée « tout compris » qui réunissait les capitaines de charters, leurs clients (américains pour la plupart, arrivant de New York alors ensevelie sous la neige !), des loups de mer comme nous pensions qu'ils n'existaient que dans les récits historiques voire fantastiques, quelques explorateurs comme nous et les Gunas de l’île, autour d'une belle table chargée de victuailles locales et au son d'une excellente compilation de musiques d'ici et d'ailleurs ! Festif et éclectique, dans le respect des uns et des autres ! Formidable !

  • Nous croisons ECKLECTIK, avec Maryline et Jean-Philippe, que nous avions rencontré à Saint-Martin. Stéphane avait d'ailleurs aussi bien sympathisé avec Christophe, le frère de Jean-Philippe, à Carthagène !

  • L'anniversaire de Perrine, le 2 janvier, perdus au milieu du lagon des Holandeses !

 

 

Retour à Puerto Lindo

 

Le jour du grand départ approchant, nous rentrons au bercail !

 

Notre première nuit dans la baie fut terrible. Il n'existe pas d'autres mots.

Un violent orage sévit juste au dessus de nos têtes, toute la nuit durant. Nous ressentions l’électricité de la foudre, et les éclairs, si nombreux, maintenaient un éclairage constant dans le bateau. Ce fut le déluge. Des tonnes et des tonnes d'eau qui ont emportées les routes de la pointe du pays, coupants ainsi le réseau routier (déjà peu fourni !) et le réseau Internet (déjà quasi inexistant!) … Autant dire qu'au petit matin, sous une pluie fine, nous avions l'impression d'avoir survécu à un cataclysme, les bateaux, bien calmes, flottant sur une mer marron de boue et de branchages emportés par la puissance du ruissellement.

Nous rejoignions la marina dans la journée, le roulis reprenant de plus bel dans la baie, après quelques heures d'accalmie.

Nous saluons les SEA YOU SOON qui arrivent des San Blas ! Ils prendrons notre place au mouillage. Eux, se feront une petite place en marina le lendemain … car le mauvais temps persiste !

Nous apprendrons qu'un bateau allemand a pris la foudre. Tous ses instruments sont gravement endommagés. C'est terrible ; la peur de tous les plaisanciers.

Quand enfin le beau temps revient, nous reprenons avec joie notre bus rouge pour Portobello. La campagne a changé de visage, mais sous le soleil, tout est toujours plus beau ! Et qui croisons-nous là-bas ? Les BALANEC !

Quelle joie ces retrouvailles ! Nous savions qu'il était possible que nous nous croisions dans ces eaux, entre le Guatemala et le Panama, mais les chances d'y parvenir étaient tellement minces. Nous espérions, gardant tant bien que mal le contact (au gré des caprices d'Internet… !). Et là, ils sont ! Ils vont bien, ils ont vécu une super expérience au Guatemala où ils ont passé la saison cyclonique (6 mois donc!). Colline et Eyrel sont allées à l’école du village. L'espagnol, même si elles ne le parlent pas couramment encore, ne leur fait pas du tout peur. Elles se lancent bien volontiers dans les conversations, arborant un large sourire ! Nous sommes ravis pour eux et enchantés de les écouter nous narrer leurs plus folles aventures ! Le rendez-vous est pris : ils nous rejoindront dans le week-end à Puerto-Lindo !

Les quelques jours avant notre départ du Panama ont ainsi été bien occupé. Cassandre et Armance n’étaient plus du tout pressées de partir, et Colline et Eyrel auraient bien aimé que nous restions plus longtemps ... Dur, dur ! « C’était trop bien ! »

 

Une délicieuse recette de Gaëlle, la maman : Salade de poisson cuit au jus de citron

Coupez le poisson en petits dés. Faites-le mariner une demi-heure dans un jus de citron. Rajoutez des dés de concombre et de carottes ainsi qu'un poivron rouge en julienne.

Au service, rajoutez un trait de lait de coco en guise de sauce. Savourez !

 

Nous rejoindrons la baie la veille de notre départ. Elle est enfin calme !

Notre première tentative de mouillage échoue … et nous sommes bien embêtés quand nous remontons l'ancre : un gros moteur hors-bord s'est pris dedans et Stéphane ne parvient, qu’après beaucoup d'efforts, à le rendre (malheureusement, mais nous n'avions pas trop le choix) à la mer. Quelques jours auparavant, nous avions regardé passer, incrédules, un bateau avec une imposante barre à roue coincée dans l'ancre … Nous comprenons mieux désormais … !

 

Un dernier au-revoir aux SEA YOU SOON qui traverseront le Pacifique sous peu,

Plein de bonnes choses à Erwin et Kenisha, les plus merveilleux agents de marina que nous ayons rencontré jusque-là,

Et une riche et fantastique route à nos amis de BALANEC !

Bon vent à vous tous !

 

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