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Les Caimans

February 1, 2018

 

Du samedi 20 Janvier au jeudi 1er Février 2018

 

 

C'est vers 8h que nous levons l'ancre ; le temps que le soleil atteigne El Pico et nous guide entre les coraux. La journée à venir semble être pleine de belles promesses.

Au passage, nous saluons Morgan, au profil toujours peu avantageux !

Un couple de jeunes français nous suit ; Maxime et Katia sont à quelques milles.

 

Pour éviter de passer trop près des hauts fonds du Honduras ou quelques plaisanciers se sont fait rançonner tout récemment par une bande de pêcheurs bien organisés, nous décidons de piquer vers le nord-est dans un premier temps puis d'abattre vers l'ouest pour profiter d'un vent favorable et rejoindre tranquillement les Caïmans. La première partie du voyage est annoncée difficile car au près, mais l'espoir d'une seconde partie de navigation agréable nous porte. Et puis surtout, nous ne tenons pas à croiser le fer avec des pêcheurs pirates Honduriens !

Nous commençons ainsi par longer la réserve maritime au nord de Providencía. Ce sera la seule partie à peu près agréable du voyage ! Armance et moi n'en avons pas assez profité …

 

Effectivement, les vents n'ont pas tenu leurs promesses : trop peu importants le premier jour et beaucoup trop importants les jours suivants avec une orientation plus nord que prévue.

Ensuite, un courant de 2,5 nœuds nous a terriblement malmené pendant la remontée entre les hauts-fonds caractéristiques de cette large zone qui s’étend de la pointe du Honduras jusqu'à la Jamaïque. Nous avons ainsi été obligé de tirer de nombreux bords pour avancer en toute sécurité dans ce couloir de coraux, ce qui a nécessité, de la part de Stéphane, une surveillance constante.

Pour ma part, j'ai dû « lâcher l'affaire ». Il m’était tout simplement impossible de faire un pas sans avoir le cœur dans la gorge.

Aussi Stéphane n'a t'il pu compter que sur lui, sa tache la plus lourde revenant à la surveillance d'une Armance en encore moins bonne forme que sa maman … c'est pour dire !!! Notre pauvre petit bichon ronchon (Chonchon pour les intimes) a été bien malade ...

Heureusement pour Stéphane, Cassandre a exceller dans cette traversée ! Elle a donné un rythme endiablé à ces affreuses journées ! Aucun repas, aucun en-cas, aucun goûter ne lui a échappé, alors même que Stéphane se sentait parfois barbouillé ! Pour Cassandre, pas de repos : séance cinématographique du milieu de matinée et du milieu d’après-midi, lecture des 3 tomes de la « Quête d'Ewilan » et multiples pauses gourmandes ! Elle est pas belle la vie ? Une fois arrivés, elle a quand même essayé de nous faire croire qu'à un moment, elle avait eu un brin de nausée… « Ouais, c'est ça ! Copieuse ! ».

 

Le lundi, Armance et moi arrivons quand même à mettre un nez à l'air. Nous avons abattu. Le près est moins serré, donc plus confortable (même si nous sommes toujours terriblement gîtés) et le courant est passé positif (nous profitons désormais de lui). Nous profitons d'ailleurs si bien de tous ces éléments que Stéphane prend quelques ris dans les voiles ; à ce rythme, nous arriverions aux Caïmans en pleine nuit et ce n'est pas conseillé !

Quoiqu'il en soit, vivement demain quand même !

 

Il est 8h lorsque nous avons les Caïmans en vue et que nous supposons la présence de grands immeubles. L’île nous paraît très plate par ailleurs. Le temps passe et nous comprenons que ce ne sont pas des immeubles mais des paquebots de croisière !

A proximité de l’île, nous passons notre appel à la VHF. Une vedette des douanes vient nous accueillir et nous guider jusqu'au ponton. L'accueil est très chaleureux. Les formalités se passent simplement. Nous sommes ensuite guidés par cette même navette jusqu'à notre bouée ! Pour préserver les coraux et la vie sous-marine, il est interdit de jeter son ancre. Une bouée est « offerte » pour 30 jours aux plaisanciers. C'est la classe !

Pour la petite histoire, un voilier est, un jour, venu mouiller à quelques encablures de notre bouée. Une navette officielle n'a pas mis 5 minutes pour arriver. Le bateau a remonté son ancre sur le champ et un plongeur des Autorités Maritimes a immédiatement plongé pour vérifier l’état des fonds. Nous ne savons pas la suite de l'histoire, mais nous avons compris, qu'avec la vie sous-marine, les Caïmans ne plaisantent pas !

 

En faite, après la finance l'autre économie du pays est effectivement le Tourisme de masse. Et les Caimans ont tout misé sur leur eau ! Des sorties « snorkling » et « bouteille » ont lieu tout au long de la journée. Il y a aussi des tours en bus aquatique, en bateau façon « sous-marin » avec vitre en guise de fonds, en catamaran de charter … On aurait aussi pu nager avec les dauphins et passer une journée dans une réserve de tortues de mer... Mais la majorité des activités (pour ne pas dire toutes) s'adressent, en fait, à un public américain très aisé ! Et ils sont nombreux les « joggeurs » de 50, 60 ans (nombreux et sérieux dans la pratique du jogging matinal !)  !

Pour les accueillir, de magnifiques résidences, hautement sécurisés, avec piscine et tout ce qu'il faut, ont vu le jour tout le long de la côte. Sous un climat agréable, ces seniors aisés viennent ici profiter d'une vie « haut de gamme » facile. Car tout est luxe aux Caïmans (… à partir du moment où on reste à proximité de l’artère principale de la ville. Car si on s'enfonce trop dans les terres, on se retrouve vite dans un environnement semblable aux Grenadines par exemple, ou à Tobago … soit pas exactement ce que viennent ici chercher les américains!).

 

Il est midi et nous n'avons qu'une seule envie : aller manger à terre !

Stéphane met l'annexe à l'eau, je l'aide à descendre le moteur avec les poulies et pendant qu'il branche tous les tuyaux et organise son petit bazar de rituel (...), les filles et moi, nous nous préparons.

Nous finissons par embarquer.

Alors, en général, je largue les amarres, étant souvent la dernière à grimper dedans.

Et, au cas ou j'oublierai de le mentionner plus tard, c'est souvent Armance qui fait l'amarrage en bondissant comme un lion sur la jupe de SOCA, le bout à la main, et ronchonnant, toujours ...Soit on ne va pas assez vite pour la relayer et elle a mal aux mains, soit papa est arrivé trop brutalement à la jupe et elle s'est cognée, soit les vagues sont trop hautes et elles l'ont arrosée, soit …, soit …, soit … Mais tout se termine toujours par « Donc, tout va bien, en fait !? ».

Et c'est donc rarement Cassandre qui s'en occupe (de l'amarrage), Cassandre détestant ce qui est « habituel ». Une fois de temps en temps, quand sa sœur est « épuisée jusqu'aux os », d'accord. Mais « habituellement …. », surtout pas  ! Et puis il faut dire que Cassandre entre dans l'adolescence … elle rêve souvent … et, pour être tout à fait honnête, elle a beaucoup de mal (en ce moment, et nous croisons les doigts pour que ce moment ne dure pas trop longtemps …) à « bondir comme un lion » … ! Ou alors, il lui faut mobiliser une telle somme d’énergie que l'on peut être certain qu'elle sera dans un « ailleurs » (son monde cérébrale) le reste de la journée ! Nous évitons donc de trop la bousculer. Sa sœur l'a d'ailleurs très bien compris, et nous n'avons pas eu besoin de lui faire de dessin ! L'essentiel, c'est qu'elle est heureuse ! Elle nous fait des supers blagues (genre les miennes ...pfff) auxquelles elle seule rit (je suis « has been » sur ce coup ! J'ai vieilli, c'est sûr ; je ne les comprends plus …). Elle collectionne les bonnes notes au Cned et s'auto félicite, ravie. Elle lit, ou plutôt, elle dévore des quantités de livres qui sont tous « ses préférés » et que nous « devrions lire. Vraiment ! ». Et elle dévore aussi quantité de nourriture : «  Il est toujours l'heure de prendre un goûter ! ».

 

Donc, nous nous dirigeons vers le ponton des annexes.

Au passage, je tiens à souligner que JAMAIS nous n'avions vu une eau aussi cristalline ! Il y a environ 5 mètres de fonds sous nous et quand la mer est calme, nous distinguons parfaitement tant le corail que les poissons ! C'est tout à fait magnifique. Surprenant. Très zen. Nous pourrions nous croire dans l'aquarium de « Roméo + Juliette » pour ceux qui connaissent ;) Nous zieutons l’œil !

En fait, l'eau est « légère » par rapport à ailleurs. Elle nous porte, mais moins. Peut-être est-elle peu salée ? Elle est plus froide aussi, ou bien peut-être pourrions-nous dire d'elle qu'elle est rafraîchissante. Tonifiante. Vivifiante ! Un saut et quelques tours suffisent ; autrement, nos lèvres bleuissent rapidement ! Voilà l'eau des Caïmans. Cette si précieuse eau. Différente de toutes les autres !

 

Au ponton donc (je m’égare…), Armance effectue un amarrage magnifique, et nous touchons la terre de cette nouvelle île !

Nous regagnons la rue principale (en gros, comme à Providencía, il n'y a plus ou moins qu'une seule vraie rue sur l’île, et elle en fait le tour. Les rues secondaires sont en dure dans la ville mais façon « piste » en dehors).

Au passage, nous tombons sous le charme d'un drôle de lézard hyper vert (après les hyper bleus de Providencia!) qui court étrangement … (on croirait qu'il nage le crawl!) et nous finissons par nous rendre à l’évidence : nous sommes dans le temple de la consommation pour population américaine ! D'abord, il n'y a que des touristes américains (en nombre, voir sur-nombre!) puis, que des chaînes de tout (nourriture, parfumerie, bijouterie, sous-vêtements, vêtements, ... ) et enfin, tout est hors de prix ! Pour 20 $, on a un Club Sandwich. Pour 7 $, une glace une boule. Etc …

Alors, nous nous rabattons sur un Burger King ! Il y fait frais, il y a la wifi, c'est cher mais moins qu'ailleurs !

Et là, surprise ! Les gens d'ici sont adorables ! Mais vraiment adorables ! C'est la suite de nos formalités administratives, la suite de notre navigation jusqu'à notre bouée. C'est comme si nous avions toujours affaire aux mêmes personnes extrêmement bienveillantes et heureuses de nous accueillir. Et ce sera comme ça jusqu'à la fin de notre séjour. Les Caïmanais sont des gens adorable. Cool, exigeant et toujours prêt à faire en sorte que tout se passe le plus facilement possible, sans heurt, sans une parole plus haute que l'autre, sans stress. Et bien, ça nous convient parfaitement ! Pour une fois que tout n'est pas hyper compliqué, prenons-le comme ça vient ! Acuna Matata !

 

Puis nous arrivons (irrémédiablement !) à la journée la plus casse-pied. Nommons-la : celle des courses !

Le supermarché local s'appelle Kirk Market. « Market » car il y a aussi le Kirk Home Center, le Kirk Business Center et d'autres Kirk something … !

Et là, deuxième surprise ! Même en France nous n'avons pas de supermarché à la hauteur de Kirk !aussi bien achalandé, aussi bien rangé, aussi lumineux, aussi … aussi … ! Non, nous n'avons pas !Tout est fait pour être esthétique et une personne veille au bon ordre dans chaque rayon ! Ce n'est pas comme chez Décathlon ou l'on doit traverser deux fois le magasin pour finalement débusquer le stagiaire qui … ne sait pas ! Chez Kirk, des personnes sont embauchées pour renseigner et presque, faire les courses avec le client !

Le laboratoire du rayon « pain pâtisserie » est ouverte sur le magasin : l’équipe en place y est impressionnante ! Extrêmement nombreux, les boulangers, pâtissiers et commis sont habillés d'un ensemble blanc immaculé, la toque haute et les sabots blancs lustrés ! C'est Le grand luxe !

Et donc, les tarifs sont à la hauteur du magasin : élevés !

Cassandre et Armance, qui d'ordinaire détestent nous accompagner dans ces « journées casse-pied », sont aux anges.

A l’entrée, les enfants peuvent piocher une banane ou une pomme dans un beau panier en osier. C'est offert par la maison qui prône l'alimentation équilibrée.

Au rayon frais, nous trouvons des haricots verts, des épinards, toutes sortes de salades et même de la mâche, il y a des pommes et des poires d'Anjou, des fraises, des cerises, des mûres, des groseilles, des cassis, …, il y a plusieurs sortes de graines germées, et même, … des tapis d'herbe ! Armance était époustouflée ! Un monsieur lui dit que c’est pour les chats et les petits chiens !

En gros, le truc incroyable.

Et dans les rayons, nous trouvons de la purée d'amande (introuvable depuis la France), bon .. que nous n'achetons pas (quelque chose comme 25$ le pot!), mais quand même ! Du brie, pour le plus grand bonheur d'Armance, de la tome de chèvre (!!!) et plus simplement, de la feta ! Le rayon Bio est immense et au rayon jouets, il y a des jeux d’éveil pour tout petit, des tétines et des biberons sans phtalates … Nous croyons rêver ; serions-nous rentrés au bercail ?!

Et nous achetons trois fois rien et nous en avons pour 100$ ! La réponse à la question est donc : non !

Conclusion : nous nous disons que pour le bien de notre porte-monnaie, mieux vaudrait ne pas trop nous attarder dans ce pays aux eaux cristallines… !

 

Ce n'est pas pendant le week-end qui suivra que nous dépenserons nos pesos !

Impossible de mettre pied à terre ! Nous nous prenons un bon coup de vent, la mer est déchaînée. Aussi voyons-nous les paquebots arriver tout prêt de l’île et repartir ; ils ne peuvent pas débarquer leurs passagers à cause de la houle. Pendant trois jours, nous aurons ainsi une vue magnifique sur la mer en furie, aucun immeuble flottant ne nous coupant la vue !

 

Les choses rentrent ensuite dans l'ordre, ce qui nous permet de faire le Mastic Trail, le seul trail des Caïmans. Comme il se trouve à l'autre bout de l’île, le chauffeur du bus (mini, le bus, comme dans les Caraïbes) qui nous y conduit nous raconte mainte et mainte choses. Il rit beaucoup et s'aperçoit que jamais il ne l'a empreinté ! « Trop de travail ! Un jour, peut-être ! » lance t-il, en rigolant toujours.

Le Mastic est un arbre semblable au boulot ; il pèle ! Et le Mastic Trail et en fait un chemin de randonnée sur le corail (très blanc et très coupant) qui a formé l’île et où poussent, par on ne sait quel miracle, ces fameux grands arbres !

 

Nous voilà déjà le 1er février. Il est temps « d'y aller ». Les vents sont bons pour rejoindre le Guatemala ; ne tardons pas !

Après un petit tour à l'immigration et aux douanes, nous récupérons le matériel de pêche que Stéphane avait dû remettre aux autorités à l’arrivée (spear et harpon interdits à bord) et nous constatons que les Caïmans ne mettent pas de tampon sur les passeports (discrétion garantie!).

A 10h30 nous levons l'ancre et filons entre les paquebots !

Merci les Caïmans pour votre accueil :)

 

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