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Du jeudi 1er Février au mardi 3 Avril 2018

 

 

Cette première journée de mer a été un petit peu houleuse. Heureusement, les jours suivants seront beaucoup plus tendre avec nous (vent arrière).

Pour rire, nous étions au milieu de rien quand Stéphane me dit qu'il mangerait bien un cake à la tomate ! Loin derrière nous, il y avait les Caïmans, devant, le Guatemala, à gauche Panama et à droite Cuba ! La mer était magnifique, le ciel aussi. Nous étions au cœur de l’immensité, pas un paquebot en vue, et Stéphane veut un cake à la tomate ! « Là ? Tout de suite, maintenant ?!!! ».

Dimanche, y'a pétole de vent et la mer est très très calme. Si calme que l'on identifie de bien loin une bande de dauphins nous fonçant dessus ! Comme d'ordinaire, ils arrivent comme des fous. Pirouettes et sauts ! Il y a beaucoup de tout petits. Ils nous accompagnent pendant une bonne demi-heure et trois d'entre eux resteront encore longtemps à l’étrave après le départ du groupe.

Lundi 5 février, nous arrivons de bonne heure à l’entrée du Río ; le jour se lève à peine. L'attente va être longue.

Finalement, nous nous faisons coucher. Un bateau genre bateau de pêche, tire sur notre drisse de spi pour coucher SOCA et nous faire franchir la barrière. C'est sans danger pour le bateau, ce n'est que de la vase, mais je n'aime pas du tout ça ! Le problème c'est que la profondeur est moins importante que prévue, et qu'en plus, ils nous ont menti les coquins ! La marée haute n'est que dans une heures (mea culpa, nous avons oublié de mettre à l'heure nos montres!) !

Tout s'est très bien passé. Le papi et le jeune homme sont très aimables, très souriants, très courtois. Ils appellent Raúl pour nous, l'agent de service, pour faire les douanes et l'immigration. Nous avons une petite heure d'attente. Nous sommes mouillés face à la ville de Levingston, une ville de culture Garifuna. (Les Garifunas sont issus du métissage entre des esclaves africains évadés (les nègres marrons) et les autochtones (Caraïbes et Arawaks), métissant certaines traditions africaines avec la culture caraïbe. Leur nom signifie « mangeur de manioc » en arawak.)

 

L'affaire est rondement menée. Raúl arrive avec les douanes et l'immigration. Il parle plutôt bien l'anglais alors il en profite, même si parfois je le comprendrais mieux en espagnol ! Bien sûr, il va nous rendre un service (nous simplifier le remplissage des papiers) alors il va nous en coûter ! Nous sommes d'accord. Nous lui confions nos papiers.

Nous avons rendez-vous une heure plus tard dans ses bureaux pour récupérer le tout et régler nos dettes !

Une rencontre formidable : Joëlle et Daniel, sur OCEAN RESPECT, un bateau alu série amateur. Ils accompagnent un ami. Ils nous apprennent que le gérant de la marina où nous souhaitions aller s'est fait arrêté par Interpol il y a quelques jours.

Leur conseil : mouiller à gauche du pont et faire le tour des marinas avant d'en choisir une !

 

Prêts à partir ! Levingston n'est pas la ville la plus accueillante que nous ayons visitée. Direction Texan Bay où nous passerons la nuit.

 

Quel trajet merveilleux ! Nous nous croirions dans le film « Avatar ». Autour de nous, d'immenses falaises recouvertes d'une végétation luxuriante, des quantités d'immenses oiseaux blancs, d'adorables tout petits noirs et blancs. Des canards tout noirs. Et le poids de la nature. Très peu d'hommes ou alors dans leurs petites embarcations de bois. Si peu d'empreinte carbone … à part la nôtre (sommes au moteur!). Sur SOCA, le voyage se passe de commentaires. Silence ….

 

Texan Bay se trouve à l’entrée du premier lac (ou du dernier!) du Río Dulce. El Golfete.

Nous y voilà. Nous sommes saisi par la beauté et la quiétude du lieu. On n'y entend que les oiseaux et l'eau y est si plate ! Un couple de locaux viennent nous vendre des chinoiseries. Ils sont adorables, très souriants, très beaux ! Nous nous demandons bien d’où viennent ces barques tout de même !

Il y a un bar – restaurant dans la baie. Il ne fait pas beaucoup de bruit (ni à l'oreille ni à la vue!) et ce sont les allées venues de barques (lanchas) qui nous l'ont indiqué ! Nous y prenons un petit pot (un chocolat pour les filles ; exquis!) et des frites, qui sont faites Maison, sur demande ! On a l'impression de les attendre pendant des heures, mais elles sont la meilleures récompense à notre patience !

Mardi nous sommes réveillés de bonne heure. La nuit fut excellente cependant ! Si calme !

Nous reprenons notre route direction Fronteras, la ville du Río Dulce.

Nous traversons el Golfete, cette immense étendue plate ! Et encore ces petits oiseaux noirs et blancs qui viennent se poser sur nos filières et raser la casquette de Stéphane ! Ils y feraient bien leur nid, là-haut, s'ils le pouvaient ! Les pêcheurs lancent leurs filets et quelques lanchas hyper rapides viennent troubler l'eau de temps à autre.

Le lac passé, nous rentrons à nouveau dans le Río pour une bonne heure et demie.

Enfin, le pont de Fronteras est en vue. Nous faisons un tour rive droite, rive gauche et mouillons à gauche ! L'environnement nous plaît énormément ! Nous allons être très bien ici !

Un petit coucou à Joëlle et Daniel. Ils n'y a pas beaucoup de bateaux au mouillage ; nous les repérons vite ! Encore de jeunes retraités adorables ! On n'a pas le temps de beaucoup discuter, pourtant on a l'impression qu'ils ont fait 100 fois le tour du monde ! Cet arrêt nous promet mille richesses :)

 

Mercredi, Stéphane et moi faisons le tour des marinas.

Ce sont de toutes petites marinas de un, deux, trois pontons ! Les unes après les autres. On ne sait pas trop à quel endroit elles commencent ni à quel endroit elles finissent !

Il y a un paquet de bateaux américains ! De vieux bateaux en bois des années 60-70 ! Et il y a du monde dessus !

Nous trouvons la marina que nos amis de BALANEC (Coline et Airelle). Quelqu'un nous accueille. C'est un français, comme la majorité des clients.

L'ambiance y est maussade. La jeune épouse du propriétaire semble bien perdue. Elle ne se souvient plus des tarifs, elle ne se souvient plus de rien. Le français nous dit qu'il a accepter ses nouvelles fonctions hier, devant l'urgence de la situation, mais qu'il n'a pas encore révisé ses classiques. Il est plein de bonne volonté mais on sent qu'il est profondément peiné.

Dur, dur.

Nous passons aussi voir la marina Nanajuana. Joëlle et Daniel nous l'ont conseillée.

Avant d’être une marina, c'est surtout un Resort Hôtel avec de nombreux bungalows et une grande piscine. Elle dispose aussi d'une très grande surface au sec pour accueillir les bateaux durant la période cyclonique ou faire des réparations. Surtout, elle est suffisamment éloignée de la ville pour ne pas en subir le bruit (musique jusqu'à 5 heures du matin le week-end! et passage de camions jour et nuit sur le pont !) et elle a été construite par un français et reprise récemment par un local. « Ah, bien ! » … mais il est en prison en ce moment … « Décidément, une épidémie?! ».

Nous sommes très bien accueillis par une dame. Elle nous fait faire le tour complet du Resort et nous explique tout en détail. Elle nous présente Edgar ; c'est lui qui gère la marina, et c'est donc lui qui nous accueillera demain ! Car nous sommes sous le charme, et les filles sont enchantées ... !

 

L’arrivée est « serrée » entre deux bateaux, entre deux poteaux ! Mais ça passe ! Edgar est formidable ! Et mon mari aussi :)

Un bonjour timide avec nos voisins de gauche, des Allemands à la retraite, Shaun et Ulla, qui ne semblaient pas très heureux de nous voir arriver là. La marina leur avait dit qu'ils ne mettraient personne dans ce trou … et nous y voilà ! Ils ont eu peur pour leur bateau …

Et rapidement, nous faisons la connaissance de Pat et Anne.

Pat et Anne sont Américains, à la retraite également. Ils seront notre amer pendant toute la durée de notre séjour. Du lundi au vendredi Anne et Ulla font du yoga de 7 à 8 heures. Puis Anne se love dans son hamac jusqu'à 17 heures. Anne en a assez de cette vie de bateau ! Elle a décrété qu'elle ne ferait plus rien jusqu'à ce que Pat ait vendu leur bateau. Elle veut aller s'installer en Équateur. Elle dit que c'est magnifique là-bas. Encore plus beau que le Guatemala (c'est pour dire combien c'est beau, le Guatemala!). Alors Pat cuisine et travaille sur son bateau, qui est par ailleurs, magnifique. Un deux mâts, tout en bois, ancien mais costaud. A VENDRE donc !

 

Les filles sortent les trottinettes. Armance passera sa vie dessus, car mine de rien, on en parcourt des kilomètres dans ce Resort ! La Wifi se trouve tout en haut, à la réception ; les douches, perdues dans un coin ; la piscine, en haut aussi, et juste à côté, il y a le terrain de basket !

 

Tous les matins aux aurores, entre 5h et 5h30, nous entendrons les cris des singes hurleurs et jusqu'à 7h, se succéderont d’étranges cris d'oiseaux ! Puis, plus rien jusque plus tard dans la journée … où toute la faune se réveille d'un coup, tout en cœur !

 

Il est temps d'aller faire quelques courses. Direction Frontera.

Frontera est la ville du Río Dulce. Elle est communément appelée Río Dulce par les locaux, car pour eux, Frontera signifie davantage « frontière » et ils pensent alors à la frontière du Honduras, toute proche.

Quoiqu'il en soit, cette ville s'anime dès 6h le matin, et devient très active en une demie heure !

Il s'agit essentiellement d'une rue, très longue. C'est la Ruta del Atlantico. Autrement dit, au Guatemala, outre les petites routes secondaires (parfois limite piste!), il n'y a principalement qu'une seule route qui se nomme du côté de l'Atlantique, la Ruta del Atlantico et du côté du Pacifique, la Ruta del Pacifico. Et au moins en ce qui concerne celle de l'Atlantique, on ne peut pas dire d'elle qu'elle soit en parfait état ! Je crois que l'on peut même affirmer qu'elle est dans un état terriblement mauvais ! Rajouter à cela qu'elle ne soit qu'une « une fois une voie » et vous comprenez qu'un accident peut facilement bloquer la circulation du pays pendant des heures. Et c'est là que le serpent se mord la queue, l’état incertain de la route entraînant un taux d'accidents important.

Revenons à la rue principale de Fronteras ! Tout au long de cette rue (poussiéreuse), il y a des magasins, et devant les magasins, sur le trottoir, des étales. Alors forcément, les gens marchent dans la rue où ils font bien attention aux gros camions (hyper nombreux), aux convois exceptionnels (genre vaches et autres animaux, faire attention aux déjections!), aux motos 4 places (et sans casque, bien sûr!!!), bon aux voitures bien évidemment, mais aussi aux tuk tuk (anciennes charrettes à bras, devenues charrettes à vélo, et désormais charrettes motorisées) qui servent de taxis locaux !

 

Le tuk tuk, notre moyen de transport préféré ! Jaunes ou rouges, ils sont tous immatriculés. Le chauffeur fait passer son ou ses messages par le biais de stickers « Jesus loves you » ou de pancartes faites Maison « Todo es son ! » et bien sûr, du fameux son ; radio Chrétienne ou La clef USB avec La musique du moment ! Quelque soit le message, le chauffeur (un homme) aura forcément une dent en or. Là, on n'a pas compris. Soit l'or est le métal le moins cher, soit c'est une mode de le porter sur une dent, soit cela signifie vraiment quelque chose (car nous avons pu constater que les femmes Maya, jeunes ou vieilles, avaient toutes plusieurs dents « repeintes »…). That is the question … ?

Sinon, l'autre moyen de transport que nous avons testé mais que nous ne pouvons valider (au même titre que la moto concho de Rep Dom ...), c'est le busito et plus particulièrement celui du dimanche soir. Le busito est par ailleurs communément appelé le « Chiken Bus » par les Gringos. C'est autrement-dit, le mini-bus collectif comme nous en avons pris plein dans les Antilles, genre celui qui a failli nous faire mourir de peur à la Barbade ou mourir d'un fou-rire à Grenade ; le Chiken Bus !

Petite histoire : nous partons visiter le Castillo de San Felipe à 20 minutes de là. « Honis soit qui mal y pense » est écrit sur ses canons. Pourtant, le Fort est anglais … et très mignon avec un grand parc, ses tables de pique-nique, et ses aires de baignade non surveillées. Nous sommes un dimanche, les familles y sont nombreuses.

Fin de journée, nous décidons, comme beaucoup d'autres personnes, de rentrer. C'est parfait, dans cet avant-dernier bus de la journée, la banquette arrière est libre, soit 4 places et en tassant bien, nous arrivons même à trouver de la place pour la grosse bouée en forme de roue dont nous venons de faire l'acquisition (pour jouer dans la piscine, bah oui!).

Un busito à, en tout et pour tout, hors chauffeur, 15 places assises. Ce soir-là, nous étions 28 personnes dans le bus ! Alors, me direz-vous, mais comment 28 personnes sont-elles rentrées dans cet espace cloisonné ? Et la réponse est là ; faites sauter les cloisons !! 3 messieurs étaient donc sur le toit, dans les virages, on pouvait voir leurs ombres sur les herbes hautes ! 3 autres étaient accrochés à l’extérieur de la porte laissée grande ouverte pour l'occasion, dans les virage on serrait les poings et les mâchoires pour eux ! Ça nous fait toujours 22 personnes dans le bus. Moins 2 enfants sur les genoux de leurs mamans. 20 personnes. Reste 5 personnes … assises sur les autres genoux dispo ! Un truc de fou ! Jamais nous n'avions fait parti d'une telle équipée ! Et il y avait de l'ambiance en plus ! Joyeuse et bon enfant ! Quelle ambiance !

Je pourrais, comme cela, raconter quantité de trajets. Nous avons passé des heures dans les trajets et des heures à « attendre le bus » ! Mais ce qui me saute aux yeux, c'est combien nos transports collectifs français sont en fait … ennuyeux ! Ils leur manque un je-ne-sais-quoi … d’imprévu !? Quelque chose qui détournerait l'attention que chacun porte à ses pieds sur … la vie !??

 

Le mercredi, c'est soirée pizza au SUN DOG CAFE. Un plan de Joëlle et Daniel ! Leurs amis de MELODY et ILELA y jouent de la musique, de la bonne musique ! Avec un piano, une trompette et une multitude de petits instruments, ils mettent le feu au SUN DOG !

Nous passerons plusieurs excellentes soirées en compagnie de Pierre, de Guy et de Sandra, mais aussi avec Hélène et Pascal et d'autres inconnus esseulés !

 

 

Les trois sites culturels du Guatemala inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité :

 

Le parc archéologique de QUIRIGUA ۝

Avant de nous attaquer à la plus grande citée Maya à ce jour ouverte au public, nous décidons de faire un tour à QUIRIGUA, un parc archéologique de petite taille mais bien documenté (nombreuses stèles et acropolis). Direction Morales, une ville plus grande que Fronteras où nous ferons notre reappro, puis busito, puis tuk tuk. Le retour prit 2 heures de plus : accident sur la Ruta del Atlantico !

(En fait, la plus grande citée Maya a été découverte il y a peu de temps grâce à des satellites. Elle se trouve au cœurs de la jungle Guatémaltèque, très loin de la première piste ! Autant dire qu'il n'est pas prévu qu'elle se visite avant quelques temps, vu que l’Amérique du Sud n'est toujours pas reliée à l’Amérique Centrale alors qu'il y a un réel besoin (si si, y'a pas d'route entre la Colombie et Panama!), la civilisation Maya engloutie sous la végétation et disparue depuis 20 siècles attendra, pensons-nous !).

QUIRIGUA nous a beaucoup plu, nous commençons à comprendre les dessins (pff !!!, ce qui signifie que l’état de conservation est plutôt très bon !), nous sommes prêts pour TIKAL !

 

 

Le Parc National de TIKAL ۝

TIKAL est un peu plus loin. Une plus grande organisation s'impose !

6h15. L'heure de notre busito à Fronteras. Il nous dépose à Santa Helena, une ville plus grande encore que Morales, vers 10h.

Santa Helena est une ville de travailleurs avec le plus grand marché que nous ayons visité jusqu'alors ! Nous nous sommes perdus dans ses dédales ! Mais juste à côté (un pont à traverser), nous voilà à Flores, une magnifique petite ville sur une île ! Une ville de vacances, légère. Ancienne et très mignonne, elle est devenue un lieu touristique prisé, sa proximité avec le Parc National de Tikal jouant en sa faveur !

La nuit que nous passons à l’hôtel « Flores de Petén » fut une horreur ! Pire que pire ! Nous allions de mauvaise surprise en mauvaise surprise. Mais heureusement, au petit déjeuner, nous furent servis les meilleurs Pancakes (panequeques en espagnol) que nous n'ayons jamais mangé ! Ouf !

(Petén est la région du Guatemala où se trouve Tikal. Au nord du pays.)

Entre-temps, le mini-bus de l'agence de voyage qui nous avait oublié dans notre hôtel passe nous récupérer (re-ouf!) ; direction Tikal !

Tikal est perdue au milieu de la jungle. Le parc est immense (576 km²). Seulement trois hôtels et très peu de restaurants sur place. Le soir, les lumières s’éteignent à 21h30 pour éviter toute pollution et l'eau chaude ne coule du robinet que pendant 2 heures le matin et 2 heures le soir ! En dehors de ces horaires, c'est douche froide !! On est « presque » partout en pleine jungle.

Elle fut découverte en 1948 par des autorités du Petén, ouverte au public en 1955 et déclarée Patrimoine de l’Humanité par l'UNESCO en 1979.

Tikal en Maya (Tiakal) veut dire « dans la lagune », mais encore maintenant, on la connaît comme « l'endroit des voix des esprits ».

La civilisation maya a débuté dans les années 800 av. JC à Tikal pour se terminer dans les années 900 ap JC. Vers 750 ap JC, on estime que la partie principale de la ville s’étendait sur une surface de presque 65km².

Nous arrivons vers 10h, trouvons le Jaguar Inn bien plus à notre goût que le précédent hôtel, y déposons nos bagages et rassurés (surtout les filles!!!), nous entrons dans le parc. Commence le début d'une journée sans fin ! Une journée de marche et de marches !!!

Tout le monde connaît Chichen Itza au Mexique. Tikal est peut-être dix fois plus grand. Nous sommes parfois seuls dans les ruines, seuls au milieu de tout ces bruits, seuls sous ces immenses arbres de vie (les Ceiba – Yax Che en Maya considéré par eux comme « l'arbre sacré de la vie »), aux pieds desquels sont plus fortes les voix des esprits.

Notre coup de cœur va au Temple IV en haut duquel (après on ne sait pas combien de marches ; et mieux valait ne pas les compter!) les filles sont restées bouche-bée. L’immensité de la canopée, le « lagon », cette mer verte avec ses vagues parmi lesquelles émergent plusieurs autres sommets de grands temples, aspire à l'humilité. Nous ne sommes pas seuls, là, d'ailleurs, mais personne n'osera, seulement, juste tousser ... Le silence est complet, semblable à l'horizon infini. Encore un moment d’éternité.

Nous rentrons physiquement épuisés ! Nos pieds avancent « parce que c'est la mode ». Il va falloir se reposer parce que demain, on remet ça ! En effet, à la Banco Rural (lieu où l'on achète tous les billets de Musées et autres sites nationaux et où les citoyens vont payer leurs impôts et leurs factures), ils se sont trompés ! Ils nous ont vendu des tickets pour les filles, or c'est gratuit pour elles ! Nous disposons donc de deux autres entrées qui nous permettront de voir le levé du soleil au sommet du Temple IV ! Fantastique !!

Le dîner est vite avalé et on n'attend pas l'extinction des feux pour nous mettre au lit !

Le lendemain, les mollets sont raides mais la motivation d'un bon petit-dej après un moment formidable passé dans la jungle au levé du jour, motive les troupes ! Des ventres, les troupes !!

Et c'est reparti !

Cette fois-ci, on ne se perd pas ; on fonce droit sur le Temple IV ; on débusque même des raccourcis ! La citée est à nous … nous nous sentons, d 'ailleurs, bien seuls quand les singes hurleurs passent au-dessus de nos têtes ou quand nous croisons cette grande famille de porcs sauvages … Sur la Gran Plaza, nous tombons nez-à-nez avec un coati que l'on n'a pas l'air de trop inquiéter ….Il est très mignon, il cherche son petit-déjeuner dans l'herbe (tous des ventres, je vous dis!). Tranquille ! Puis ce sont plusieurs dindons ocellés qui nous coupent la route. Cette espèce de gallinacée, par contre, est tout à fait hideuse ; pleine de pustules rouges sur le sommet d'une tête bleue. Tout ça me fait penser au film « Avatar » une nouvelle fois … Bien étrange, ces rencontres … Le réalisateur aurait-il passer quelques temps au Guatemala ?!

Quoiqu'il en soit, nous atteignons le sommet du Temple IV, et ma première pensée va à la descente ! Ça chauffe au niveau des mollets ! Mais une fois la vue dégagée, le charme opère une seconde fois, malgré la brume matinale qui nous cache le soleil. Mais les couleurs y sont ! Il fait froid, les nez coulent et les yeux sont rouges. Des gens sont déjà là, emmitouflés ; ils contemplent, ils sont ailleurs, en eux dans l’immensité.

Un frisson. On respire, c'est que nous sommes en vie ! C’était juste « un moment pour soi », vécu.

« Allez, on continue ! ». Cassandre veut voir du haut du Temple II ! Au pas de course, nous repartons. Et quelle excellente idée, jamais nous n'aurons vu autant de perroquets en vol ! Plus bas volent les oropendola, tout noirs avec la queue jaune et plus haut, les vautours noirs nous rappellent que la jungle n'est pas toujours si tendre et accueillante.

Alors vite, restons dans la douceurs, allons déjeuner de nos pancakes légers et voluptueux (quelqu'un m'a dit que le secret se trouve dans l'ajout de vinaigre blanc … mais ce quelqu'un ne m'a rien dit de la quantité … !), et d'une exquise salade de fruits, d'un café noir et d'un peu de miel !

Bon, je ne dirai rien du retour ! Ce fut long et difficile ! Nous étions au bateau à 23h30, sans même plus la force de râler tellement nous n'en pouvions plus de cette journée de bus, busito, chiken-bus … l'horrible horreur ! Mais la nature humaine est ainsi faite : on oublie vite ; on re-fera !!!

 

La Antigua Guatemala ۝

Antigua est l'ancienne capitale du Guatemala. Antigua est magnifique. Antigua est secrète.

Elle est lovée dans la haute vallée, au milieu d'on ne sait trop combien de volcans, dont un au moins, est en activité. El Fuego.

Antigua est toute en pierre, tout en coins et en recoins, tout en patios ombragés et guirlandes rouges, jaunes, orangées.

Il y a des puits et des cheminées dentelées, des églises et des lieux sacrés, des rues pavées.

Antigua est douce le jour, mais sévère la nuit. Il y fait froid. Sec et froid.

Mais Antigua est aussi tout en couleur, en couvertures tissées, en immense marché (plus grand qu'à Santa Helena!!!),

tout en douceur, de pancakes aérés, de croissants briochés et de miels aux milles saveurs.

Nous dormons dans l'hostel La Quinta. Cassandre attrape froid. Heureusement, ils servent son petit déjeuner préféré !

 

D'Antigua nous avons rejoint l’aéroport de Guatemala City pour une visite à mes familles d'Oak Harbor, Washington, États-Unis :)

 

Au retour du « grand nord », c'est la Semana Santa ! Tout le Guatemala est en vacances !

Nous assistons à une procession aquatique et le Resort de Nanajuana est complet ! Incroyable ! De nombreuses familles viennent fêter ici la Semaine Sainte et profiter de quelques jours passés au bord du Río. Les filles sont ravies ; elles trouvent des copines pour jouer avec elles dans la piscine, tous les jours ! En plus, MELI MELO, catamaran Suisse, avec Melissa et Eliott, n'est pas encore parti ! Jamais elles n'auront partagé autant de temps avec autant d'enfants de nationalités différentes !

Pendant ce temps, en ville, c'est la fería, une fête foraine d'un autre temps. Une grande roue est tractée à la force des bras d'un homme ; d'autres manèges disposent d'un moteur bruyant qui fait tourner une courroie et lance le jeu … rien qui n'aurait gêné les filles cependant !

Vraiment, non, elles ne veulent plus quitter le « Guaté » !

 

 

Voilà, c'est tout ça le Guatemala et tellement plus encore.

Car c'est aussi la culture Maya avec ses rites et ses coutumes d'aujourd'hui, et des gens adorables, bienveillants, profondément humains, qui aiment la vie.

Les Guatémaltèques aiment aussi travailler ; et ils travaillent beaucoup. Trop même.

Le salaire moyen est de 100 quetzales jour, 10 quetzales égalent 1 dollars US.

Ils mangent des fajitas ; pas de pain ! Donc pas de couverts à table !

Ils boivent des jus de Jamaicas (fleurs d'hibiscus séchées) et du tamarin.

Ils marchandent, un peu, et toujours avec le sourire !

Ils aiment les sorties en famille ; ils aiment les enfants.

Ils prennent soin de leur nature. Ils l'aiment profondément et n'ont pas peur de vivre au cœur d'elle.

Merci à Dalila et à sa sœur Sucely, merci à Jenny pour ses leçons d'espagnol aux filles, merci à Julio Cesar pour sa piscine et son sourire, merci à ma coiffeuse ;) Merci à Edgar pour son professionnalisme et son entrain (et son excellent français!), merci à Jovani notre chauffeur de tuk tuk attitré et à Karlita notre « cantinière » attitrée ! Merci aux chauffeurs Litegua pour leur bienveillance et à tous ces hommes et ces femmes qui ont pris soin de nous, nous ont conseillé, orienté, jour après jour. Merci.

Le Guatemala, c'est bien simple, on a adoré. Et c'est grâce à vous.

 

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