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Du mardi 3 au lundi 23 Avril 2018

 

 

Départ du Guatemala

Il est six heures et quart lorsque nous levons l'ancre à Texan Bay.

Cassandre et moi sommes mal en point ; les responsables, les frites d'hier soir !

Nous descendons au fils des méandres du Río jusqu'à Levinston, et qui croisons-nous là-bas ?!! Shaun et Ulla ! A cause de la Semana Santa, les distributeurs ont été dévalisé de tout leurs billets, et Shaun et Ulla ayant manqué quelque chose dans les formalités, ils se sont retrouvés avec une amende qu'ils étaient dans l’impossibilité d'honorer ! Il leur a fallu attendre que les « vacances » passent et que les distributeurs soient ré-approvisionnées. Ces presque deux semaines passées au mouillage leur a semblé une éternité disent-ils ; tant de bruits ! Hier, ils ont enfin pu régler leurs dettes ; ils quittent aujourd'hui le Guatemala pour trois mois, temps réglementaire pour l'obtention d'un nouveau visa.

Nos dettes à nous sont rapidement réglées ! Avec Raúl comme agent, tout est beaucoup plus simple !

A 9h, nous sommes sur le bateau, prêts à passer le chenal à marée haute (prévue pour 9h30). Nous sommes à l'heure … cette fois-ci !

9h30, l'ancre est remontée, nous nous lançons, comme bien d'autres bateaux (dont celui de Shaun et Ulla). Des remorqueurs sont déjà au travail pour coucher des bateaux entrants ; la barrière de vase qui se crée dans la baie du fait du fleuve est mouvante et parfois très importante. Elle dépend des pluies et du débit du Río.

Nous suivons nos amis ; ils connaissent bien le chenal. Pourtant, rapidement, ils s'enlisent et leur bateau se pose de travers. Leur tirant d'eau est plus important que le nôtre, alors Stéphane poursuit. Nous ressentons la quille frôler la vase ; nous sommes étrangement ballottés, par à-coups ! Flop, flop, flop ! Nous sommes sur le qui-vive. A plusieurs reprises nous nous croyons bloqué, mais non, SOCA avance … tout doucement. Les autres bateaux font marche arrière, tentent de nouveaux passages. Nous avançons toujours. Et puis Stéphane annonce fièrement : 1,80m, 1,85m, 1,90m (nous avons 1,75m de tirant d'eau), 2m ! La barrière est derrière nous ! Hourra ! Nous nous retournons : tous les bateaux sont enlisés, posés de travers. Aucun n'est dans son axe de sortie ! Une sacrée journée pour les remorqueurs s'annonce ! Mais, à nous la pleine eau !

Et Cassandre et moi sommes très « moyen » …

Pour ne rien arranger, la sangle du point d'amure du génois casse ! Vite, on le roule. Il va falloir recoudre ; il est très tard et il y a trop de mer. Il va falloir s’arrêter ! En deux temps trois mouvements, Stéphane nous sort un plan B de son chapeau. Nous irons réparer sur l’île de Palm Trees dans les Southwest Cays, une petite île excentrée du Belize qui offre un mouillage bien abrité. C'est parfait.

 

Passage pas prévu par le Belize

C'est en fin de nuit que nous jetons l'ancre devant la « plus belle île du Belize » ! Vraiment ?! « Tout à fait ! C'est la seule qui ait une si belle plage, les autres îles étant recouvertes de mangrove. EN plus, ici, les fonds sont magnifiques ! » nous disent les seuls autres habitants du mouillage, une famille Brésilienne que nous avions croisée à Nanajuana ! « Cool ! »

C'est à coup de perceuse que nous recousons la sangle ! Impossible de faire passer une aiguille, aussi pointue et dure soit-elle, tant le tissus est épais à cet endroit ! Si tu avais vu ça Martine ! A la perceuse ! Résultat : le patchwork n'est pas affreux affreux ... Aïe, aïe, aïe ! Ça devrait tenir, au moins, enfin, nous l'espérons … !

Quoiqu'il en soit, cette journée du 4 avril, nous la passons avec nonchalance. Cassandre et moi, nous nous reposons, Armance et Stéphane vaquent discrètement à quelques occupations.

Jeudi 5, nous décidons d'explorer l’île, signe que le repos de la veille et la nuit furent bénéfiques !

Les CORAGEM (le bateau des Brésiliens) nous disent de chercher Blanco sur l’île et de lui demander l'autorisation de vadrouiller ; l’île est une propriété privée.

Nous trouvons Blanco ; il est ravi de nous accueillir sur l’île de son patron !

C'est vrai que la plage est belle ! Avec l'eau turquoise, ça fait rêver ! Et un plouf pour les filles !

Vendredi 6, nous levons l'ancre. Il est temps de quitter ce petit paradis solitaire ! Il fait beau, il y a juste ce qu'il faut de vent et pas de houle. Le rêve en d'autres termes !

 

Route jusqu'au Mexique

Nous longeons le reef extérieur du Belize et bientôt, nous nous sentons comme sur un tapis roulant. Nous atteignons régulièrement les 10 nœuds (nous avons une moyenne de 5,5 nœuds en temps normal ! 10 nœuds, c'est énorme!!). Mais on n'y peut rien ; nous avons 2 nœuds de courant positif et les meilleures conditions ! Stéphane jubile et me cache même autant qu'il le peut notre vraie vitesse (« Je vois bien qu'on fait pas du 7 nœuds, petit cachottier ! Vraiment … !»).

Samedi on se dit qu'il va falloir penser à ralentir car, de toute façon, nous n'arriverons jamais avant la nuit à Isla Mujeres, et nous savons, qu'à part dans certaines conditions qui ne sont pas réunies aujourd'hui, qu'il est vraiment préférable de ne pas arriver dans un endroit inconnu de nuit ! Et comme on a bien fait !

Mais ralentir un bateau sur un tapis roulant, ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple, et malgré tous les efforts de Stéphane (trois ris dans la grand voile, génois rentré !), nous sommes toujours à 6 nœuds (avec 2,5 nœuds de courant positif!). Dingue ! Alors à minuit, Stéphane ne conserve qu'un mouchoir de la grand voile et à 5h du matin, nous avons Cancún en vue !

Vers 8h, nous sommes en approche, le chenal est long et oh surprise, nous nous apercevons qu'il n'y a pas d'eau pour rentrer dans le lagon. 1,70 m. C'est trop peu, car le fond n'est pas fait de vase ici mais de corail ! Pourtant, la baie accueille de nombreux bateaux. Comment diable ont-ils fait pour entrer ?!

Nous observons. La réponse nous est donnée par les ferry : ils passent à l’extérieur du chenal, les voyous ! C'est bien la peine de mettre des bouées ! Et effectivement, de ce côté-ci, il y a pléthore d'eau !

Nous mouillons par 4 mètres de fond avec un vent terrible.

A 9h, nous sommes propres comme des sous neufs (grand bain!) et prêts à rendre visite à la Port Autority. Le problème, c'est que l'on n'a vu aucun ponton à annexe nul part …et qu'à cause de ce vent, il y a peu de mouvements d'annexes. Personne à suivre du regard. Stéphane part alors se renseigner. Il fait la rencontre Paul, un papy de 70 ans navigant seul sur son Maramu. « On se détend, les autorités sont fermées le dimanche ! »

Paul est un homme incroyable ! Une vie hors du commun. 10 ans de tour du monde à pied, de retour en France, l'ennui le pousse à apprendre la voile et à 65 ans, il part pour un tour du monde en Maramu !

 

Les formalités !

Lundi 9 avril, il est 8h30, nous sommes à la Capitainerie. Si nous avions su ….. !

D'abord, après presque une heure d'attente, la personne qui nous reçoit une derrière une épaisse vitre, cachée derrière son ordinateur, son fauteuil incliné façon transat, nous envoie faire 5 photocopies d'une multitude de documents (passeports, papiers du bateau, etc, etc …).

Là, Stéphane et moi restons ébahis par l'attitude et l’incompétence de la jeune femme qui nous sert à la papeterie ! Au total, elle a bien dû imprimer trois fois plus de copies que nécessaire, mettant systématiquement les originaux dans le mauvais sens ! Nous espérons pour elle que ce n'est que de la mauvaise volonté ….

Retour à la Capitainerie. Nous attendons, puis la personne nous dit d'aller à l’Hôpital Général histoire d’être certain que nous soyons en parfaite santé ! « Bien sûr, c'est où ? », nous sommes encore plein de bonne volonté … Petit tour en taxi (c'est, loin!).

Là, le médecin de service nous braque avec son thermomètre « Tournez la tête ! ». Il se mélange les pinceaux avec les filles (devenues Déborah et Salomé pour l'occasion ! D'ailleurs, dans tous ces pays latin, les gens ne s’embêtent pas ; ils choisissent le prénom de la liste qu'ils arriveront le mieux à prononcer ! C'est pourquoi Cassandre s'est souvent faite appeler Déborah et Armance, plus encore, Salomé !). Je complète 5 feuilles avec nos informations personnelles et toutes les maladies que nous n'avons (heureusement) jamais eu et des quantités d'autres trucs ; le médecin remplit de son côté d'autres formulaires, il met des coups de tampon partout, garde certains feuillets, nous en remet d'autres, on n'y comprend rien. Quand il nous dit d'y aller, nous ne demandons pas notre reste ! « C'est quoi se délire ! », pensons-nous quand même !

Comme nous sommes « loin », il n'y a pas beaucoup de taxis qui passent par là. Alors on attend (un grand classique désormais). Ici, les taxis sont rouges. On les repère de loin. En voilà un : « À l'immigration, por favor ! ». Le chauffeur est très agréable ; il nous aiguille sur quel opérateur Internet prendre, nous montre le Chedraui (nom du plus grand magasin de l’île, dont il est très fiers) et nous prend 10 pesos de moins que le taxi qui nous a conduit à l'aller. « Ah ?! ». Soupirs...

A l'Immigration, on attend notre tour. Puis chacun doit montrer son doux minois et son plus beau profil : « Déborah, por favor ? Bueno. », « Salomé por favor. Bueno. » Et on attend à nouveau. « Allez à la Banque pour régler nos visas, puis repassez ici avec le papier tamponné ». « Euh, muy bien ! ». Nous commençons à nous essouffler. « Galère, le Mexique ! Hum ! ».

A la Banque, on attend bien sûr ; c'est même super long. Et en plus on se trompe de file. Restons calme. La transaction prend une éternité : le carbone de la dame est foutu et elle commence à demander à toutes ses collègues de regarder mon passeport. Ce serait un faux ! « Je rêve ! » Il y a une erreur. Effectivement, il y a écrit « Ep. » devant mon nom de femme mariée et ce « Ep. » a été oublié sur la bande magnétique ! « Euh, alors, laissez-moi vous expliquer por favor …. ».

Elle nous laisse repartir tout en se disant qu'elle n'aurait peut-être pas dû. Filons vite, des fois qu'elle changerait d'avis !

Nous rendons le papier à l'Immigration. C'est bon, ça tamponne à tout va ! Hum, hum. Le Mexique et le « tampon » n'entretiendraient-ils pas une étrange relation ?

Retour à la Capitainerie où le Service de l'Agriculture est arrivé. « Formidable ! » pensons-nous ! Je gribouille encore et encore les mêmes informations dans un ordre différent sur une multitude de pages à l’entête de l'Agriculture ; la dame tamponne. « Bueno ! » « Ah, déjà ?!! ».

Encore une petite attente pour pouvoir transmettre tous les papiers tamponnés qu'on nous a remis tout au long de notre parcours à la personne de la Capitainerie. Il est 14h30. « Il manque encore les Douanes, mais je ne sais pas pourquoi la personne n'est toujours pas là » nous apprend-il, très calmement. « What ????! Y'a encore les douanes à voir ??! » Nous sommes au bord de la crise de nerfs ! Nos ventres gargouillent ; les filles s’éteignent tant elles ont faim et en ont marre. Mais on s'assoit encore. Ce matin, nous avons fait la rencontre de LA GAGEURE, Jacques et Françoise. Ils ont suivi le même chemin que nous, à une demie heure d'intervalle ! Nous avons donc passé notre matinée à nous croiser ! Et une matinée pareille passée ensemble, forcément, ça renforce les liens ! Aussi avons-nous l'impression de nous connaître depuis des lustres ! Alors Françoise papote gaiement avec les filles ; elle leur raconte des histoires, écoute les leurs. Le temps passe de façon bien plus agréable comme ça ! Mais finalement, la personne finit par nous dire de revenir demain pour les Douanes. « Soit. Pour quelle heure ? » « Je ne sais pas. Passez vers 10h ? ». Ah ouais d'accord ….« Et aussi, comme vous prévoyez de rester plus de 3 jours, vous devez faire une Importation Temporaire du bateau. Pour cela, nous devrez vous rendre à Cancún. ». Les bras nous en tombent ! Le poids des démarches nous épuise ! « Okay. Nous repassons demain pour les Douanes, vous nous direz quoi à ce moment là ! » (Cf Faustine:) ) … parce que là, pour être honnête, on a trop faim pour bien comprendre … !

 

Le restaurant que nous élisons pour requinquer notre moral nous sert des plats qui nous coupent, radicalement, l’appétit ! Les assiettes sont terriblement sales, des trucs flottent dans nos boissons. C'est démoralisant !

Nous rentrons au bateau à 17h30 sous un soleil de plomb. Nous sommes épuisés.

Et au mouillage, le vent souffle fort ...

 

Mardi 10 Avril, nous laissons les filles au bateau. Elles travailleront leur CNED pendant que Stéphane et moi travaillerons notre patience et notre abnégation !

Il est 10h, la personne nous invite à attendre. 10h30, RAS. 11h, « Nos enfants sont seuls au bateau. Nous ne pouvons pas passer l’après-midi en votre compagnie. Nous repasserons ».

Un p'tit tour rapide pour prendre des infos sur les navettes pour Cancún puis nous partons à la découverte de la marina « Paraiso » que Stéphane a repéré avec Paul.

On y retrouve Jacques et Françoise !

Un coup de vent du Nord est annoncé pour le week-end et les dérapages étant déjà naturellement fréquents dans la baie, mieux vaudrait s'amarrer !

Il y a une piscine et le responsable, Gepo, est très sympathique. Pour le reste, c'est la cata ! Pontons hors d'âge et hors normes, amarrage à des poteaux (à attraper au lasso « On nous prend trop pour des Américains ! »), etc. Mais nous signons ! Rendez-vous demain. Stéphane ira aider LA GAGEURE à se glisser dans sa place (la marina n'a même pas de petit hors-bord pour guider les bateaux entre les poteaux …!), puis Jacques nous rendra la pareille.

 

Mercredi 11 Avril.

A 11h, LA GAGEURE et SOCA sont amarrés ! Trop la classe ! Les filles sont déjà dans la piscine et ont déjà sursauté plusieurs fois à la vue des énormes iguanes qui se prélassent au soleil.

Surprise, Gepo nous apprend qu'il a contacté les Douanes. Nous devons préparer nos papiers, la dame passe dans une heure. « Waouh, merci ! ».

Encore des écritures et encore des tampons. Et là, mauvaise nouvelle : il manque un papier. « Sans ce papier, vous ne pourrez pas faire l'Importation Temporaire. Espérons que ce soit la Capitainerie qui vous l'ait conservé par erreur. » Alors je saute dans un taxi, direction la Capitainerie. La personne fait des recherches ; bien sûr, j'attends. Après un temps certain, il me dit « Mais vous êtes à la marina Paraíso ? » « Sí Seńor » « Gepo est passé récupérer le papier juste avant que vous n'arriviez ! ».

Finalement, Gepo est un homme adorable, très serviable, soucieux du bien-être de chacun. Concernant la Capitainerie, la communication n'est pas leur fort ! Mais nous allons malgré tout pouvoir gagner Cancún dans l’après-midi et y retrouver nos copains de LIBERT pour passer une agréable soirée tous ensemble, et faire notre Importation ... demain ! Mais que de stress tout de même !

 

Une soirée entre amis ...

… ça fait du bien ! Alphonse, Cassandre et Armance reprennent bien vite leurs habitudes de jeux ! Mais d'abord, ils profitent de la piscine de l’hôtel où nous avons réservé nos chambres pour cette nuit. Il fait chaud et l'heure est à la rigolade !

Après s’être essayé aux bus de Cancún, nous élisons la place Las Palapas pour passer une excellente soirée et goûter aux célèbres tacos mexicains ! Avouons que c'est plutôt pas mal ! Nous retrouvons aussi nos boissons Guatémaltèques, le tamarin et la jamaïca, mais le Mexique propose l'orchata en plus. Et ça, c'est délicieux !

Le lendemain, nous partageons un petit déjeuner joyeux mais le temps des au-revoir est difficile ; Alphonse et les filles rechignent à se séparer. « C’était trop court ! »

Au plaisir de vous revoir les amis ; en France ou en Italie ;)

 

L'Importation Temporaire du bateau

Nous sommes au lieu-dit, dans le service-dit, face à la personne responsable qui nous dit « Je suis désolée, il va falloir que vous reveniez un autre jour, le système informatique ne veut pas fonctionner ce matin ». Nous restons calme (merci les amis, vous revoir nous a vraiment fait du bien !). « Nous allons attendre un peu quand même, au cas où ! ».

Le système finit par fonctionner … au bout d'un temps certain !

 

 

 

Quelques idées de plats Mexicains qui vaudraient la peine d’être testés :

  • escabeche oriental

  • sopa de lima

  • relleno negro

  • papadzules/ panuchos

  • queso relleno

  • poc chuc (avec de l'orange amer à presser dessus au moment de déguster)

 

 

 

Excursion dans les terres : visite à Valentina et à sa famille

 

Quelle épopée ce fut que d'arriver jusqu'à notre loueur de voiture et, avec quelle facilité nous regagnâmes le ferry au retour … Même trajet pourtant !

L'illustration nous paraît convenir parfaitement au Mexique : la même chose peut se passer le plus simplement possible ou être d’une incroyable complexité. Peut-être est-ce une question de chance, peut-être pas. Nous n'avons pas de réponse à proposer. Sans doute nous faudra t'il un autre voyage dans ce magnifique pays pour résoudre cet énigme.

 

Cancún est immense mais nous en trouvons rapidement la sortie.

Mon amie Valentina nous avait conseillé l'autoroute jusqu'à Mérida. Il y a quelques 180 km à parcourir … Jamais nous ne nous sommes sentis aussi seuls au monde que sur cette autoroute. Pas même au milieu de l’océan ! Non seulement il n'y a pas une voiture qui circule mais en plus, à part l'asphalte, il n'y a rien indiquant la présence de l’être humain. Le retour, nous le ferons par la « Cancún Libre » ! Ça nous prendra plus de temps (multitude de petits villages à traverser avec un nombre impressionnant de « topes » (dos d’âne)!) mais le temps passera beaucoup plus vite et nous n'aurons pas cette désagréable impression d’être les seuls survivants de apocalypse.

Nous arrivons à 18h, avec deux bouquets de fleurs, un pour Valentina et un pour sa maman, et une bouteille de vin ! Nous tenons à notre réputation de français de France (les français d'Ailleurs buvant du rhum …!).

Quelle bonheur de nous revoir ! Et comme c'est drôle ! Ni Valentina ni sa maman n'ont changé ! Les yeux toujours aussi pétillants et leurs larges sourires !

Il n'y a que la rue devant la maison que je n'aurais jamais reconnue ; la ville s'est tant agrandie en vingt ans. Rien de comparable avec Cancún cependant où il n'y avait alors qu'une seule route qui longeait une interminable plage. Une route faite de sable. Les Mexicains disent que son développement est comparable à celui de Dubaï ... ils le déplorent le plus souvent, ce développement ultra-rapide s’étant fait au détriment du bien-être des ses habitants.

Nous nous retrouvons tous autour de la grande table en bois. Valentina nous présente Robbie, son fils âgé de 6 ans. Il est timide, mais ses yeux malicieux remporte vite le cœur des filles. Tous les trois disparaissent bien vite !

Il est tard lorsque nous partons pour un petit restaurant typique que la maman veut absolument nous faire connaître. Nous sortons de Mérida, et entrons dans un village périphérique. L’âme Mexicaine est prégnante. Ça va nous plaire !

C'est une sorte de Taverne. Il y a un nombre incalculable de tables. Toutes sont occupées ! Il y a beaucoup de familles. Rapidement, quelqu'un vient prendre notre commande. La maman de Valentina nous explique la carte ; tout fait envie ! Ce sont surtout des Tapas ; alors on prend un petit peu de tout. C'est ici que nous découvrons de jus de Chaya ; un jus vert fait de feuille de Chaya. Un délice que Cassandre saura apprécier tout au long de notre périple Mexicain ! Les filles et Robbie prennent una Sopa de Lima ; les tapas, ce ne sont pas leurs trucs !

Valentina nous prête sa maison. Robbie et elle dormiront chez sa maman.

Sa maison est trop mignonne. Très cosy, très British aussi :) Un pan de murs est couvert de photographies encadrées. Cette accumulation n'est pas étouffante. Bien au contraire, elle donne un dynamisme à la pièce.

Nous passons une excellente nuit ; Armance dort avec nous dans le lit King Size de Valentina et Cassandre occupe le lit Cars' de Robbie !

Dimanche, nous passons la journée tous ensemble, du petit déjeuner au dîner. Nous sommes rejoints pour le déjeuner par Mauricio, le petit frère de Valentina, et son amie, Mari. Mérida n'a plus de secret pour nous en fin de journée ! Stéphane s'y sent à l'aise comme chez lui ! La maman de Valentina l’apprécie beaucoup. Elle prend beaucoup de plaisir à lui faire découvrir les « vraies » spécialités du Mexique, celles dont les hommes raffolent et qui ont résisté au dictât américain d'uniformisation des goûts ! Nous passons une journée inoubliable. Nous nous couchons tard. Demain, nous commençons le retour, plus lent que l'aller, vers Cancún. Qu'est-ce que nous aurions aimé passer une journée de plus en leur compagnie … C'est décidé, nous reviendrons ! Les filles sont même invitées à venir y passer un été complet ! Et puis la maman de Valentina serait ravie de venir en France ; Robbie aussi ;) Les rendez-vous sont pris !

 

Le lundi, les au-revoir sont difficiles.

Heureusement, nous sommes vite absorbés par les visites.

Nous commençons par ISAMAL, la ville jaune. Ses maisons ont été construites avec les pierres des 4 temples Maya que compte la ville dans son enceinte ; des temples encore gigantesques aujourd'hui ! Nous ne pouvons imaginer de quelle taille ils étaient à l’époque … Nous faisons le tour de la ville en calèche … rose !

Le lendemain, nous visitons une distillerie de tequila. C'est avec la même « piňa » que l'on fait le sirop d'agave.

Dans le village de SANTA RITA, nous découvrons une Coopérative ; de nombreuses femmes sont réunies et travaillent ensemble, dans une cours intérieure, à la réalisation de hamacs traditionnels. C'est impressionnant.

Puis nous nous rendons à EK'BALAM, un site Maya. Il est magnifique, composé d’innombrables petits temples. La nature est sèche ; un serpent jaune glisse sur mon pied alors que je m'approche d'un oiseau magnifique à deux grandes plumes bleues ! Je retiens ma respiration et je rejoins vite le sentier en sautillant !!

Nous déposons nos bagages à l’hôtel AVILA et repartons en voiture à travers VALLADOLID ! Nous avons repéré deux cénotes de l'autre côté de la ville : X-KEKEN et SAMULA.

Nous ne sommes pas déçus de la visite ! Le fond de ces cavités souterraines est emplie d'une eau douce translucide … et froide (les filles l'ont testée ; elles s'y sont baignées!). Des stalactites et des stalagmites d'un blanc pur tombent et poussent un peu partout. Parfois, le plafond rocheux s'est écroulé. Des trouées plus ou plus larges invitent alors à des jeux de lumière, des clairs-obscures, des effets de transparence, de superpositions du végétal et du minéral. De nombreux cénotes sont reliés entre eux par des voix d'eau souterraines. La péninsule du Yucatán regorge de ces originalités géologiques. Elles détiennent une énergie presque ensorcelante. Quelque chose de magique ?!!

La visite de VALLADOLID s'impose sur le retour. Cette ville nous plaît beaucoup. Touristique mais pas trop, on y voit les locaux prendre le temps d'y vivre. Elle a un petit côté moderne et dynamique que n'a pas Mérida, qui nous apparaît désormais, à sa lumière, comme une ville traditionnelle, davantage routinière, idéale pour la famille.

Après un petit déjeuner copieux et vitaminé, nous reprenons la route. Nous attrapons la voie « Cancún Libre » et poursuivons jusqu'au centre-ville où nous rendons les clefs de notre voiture de location. C’était vraiment trop court ! Le Mexique est surprenant, magnifique. Ses habitants sont chaleureux et sa culture immense.

Comme ce fut une galère monumentale d'arriver jusqu'à la voiture, je demande notre itinéraire à notre loueur. Il tente une explication que je ressens comme peu fiable, se ravise, et nous propose dans la foulée de nous déposer au ferry ! Magnifique. En moins d'un quart d'heure, nous sommes sur le quai ! Wahou ! « On aura le temps d'aller à la piscine alors ! ».

Jeudi 19 avril, nous finalisons notre départ.

De très bonne heure, avant que le soleil ne brille ardemment, nous recousons une seconde sangle au génois et reprisons un morceau de sa bande anti-UV qui commençait à vouloir s’échapper ! Stéphane monte au mât vérifier les haubans (je le hisse !! oh-hisse!), puis les filles et moi remuons l’intérieur du bateau et refaisons une petite beauté au cockpit ! Nous apprécions naviguer « dessalé », même si à la première vague … !

Le lendemain matin, nous effectuons notre sortie auprès des autorités ; nous prévoyons de partir dimanche.

Nous réalisons le parcours en deux heures ; il est 11h du matin, nous avons le reste de la journée pour nous ! Nous nous étions préparé au pire, maintenant l'ennui nous guette !

Finalement, nous ne partirons que lundi matin, le vent faisant des siennes. Ça tombe bien, nous voyons Paul revenir. Une journée avant le fameux coup de Nord de la semaine dernière, Paul larguait les amarres pour St Martin. Mais la mer ne l'a pas épargné, le vent a été terrible et il a dû rebrousser chemin. Quelques réparations s'imposent et son moral a grand besoin d'un coup de main !

Le dimanche, nous assistons aussi au dernier entraînement des participants à une grande course de lanchas, une course traditionnelle héritée des Maya. Les équipes font le tour de Isla Mujeres, cette distance équivalant plus ou moins à la distance séparant la ville de Playa del Carmen à l’île de Cosumel, c'est-à-dire le trajet que les lanchas devront effectuer le jour J (un dimanche de Mai...). En attendant, l'ambiance est excellente ! Nous leur souhaitons Bonne Chance.

 

Lundi 23 avril, nous disons au-revoir et merci au Mexique, à Isla Mujeres, à Cancún et à leurs eaux turquoise. Une belle découverte :)

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