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Les Bahamas

May 6, 2018

 

 

Du lundi 23 Avril au dimanche 6 Mai 2018

 

 

Il est 8h lorsque nous levons l'ancre. Nous sortons de la baie de Isla Mujeres comme nous sommes entrés, entre la plage et la bouée ! Puis nous tentons une échappée par le nord de l’île, mais les hauts-fonds nous inquiètent et nous décidons finalement d'en faire le tour par le sud. Nous n'avons jamais vu une eau turquoise aussi transparente. C'est magnifique.

Alors que nous avons largement dépassé l’île, notre téléphone (qui nous sert pour la navigation) se met à carillonner annonçant la réception de mille messages ! Incroyable, la réception est fantastique ! Dire que sur l’île, nous avons eu toutes les peines du monde à trouver une wifi avec une réception suffisante pour envoyer trois mots ! Alors nous en profitons ; Whatsapp, Skype, Messenger, nous inondons de messages nos familles et amis !

 

Cette navigation s'annonce très tranquille. Très peu, voir pas de vent du tout ! Une mer d'huile.

Une surveillance est nécessaire quant aux pétroliers. Nous en croisons un nombre impressionnant.

Les 2ème et 3ème nuits, nous contemplons les lumières de Cuba sur notre tribord. L'envie nous démange de faire un petit détour, mais une belle barrière de corail entre la côte et nous nous oblige à poursuivre notre chemin.

La 3ème nuit, le ciel gronde. Les étoiles disparaissent derrière d’épais nuages, puis le ciel se brise en mille morceaux : des éclairs le fendent tant à la vertical qu'à l'horizontal. Notre matériel informatique enfermé dans le four, nous patientons à l'abri que les éléments se calment. Deux petits oiseaux genre moineaux tout ronds et colorés viennent trouver refuge à nos côtés. Ils passeront la nuit sur le winch, sous le bimini, l'un à l'autre collé.

La 4ème, nous sommes dans le couloir entre la Floride et les Bahamas. Ici, le trafic est intense. Nous slalomons entre les pétroliers ! Et qu'est-ce que la mer est agitée !

 

Vendredi 27 avril au matin, nous passons les hauts-fonds contournant un des immenses plateaux des Bahamas. D'une eau noire et agitée nous passons à une eau transparente et calme. Les cartes nous indiquent une profondeur comprise entre 2,50 mètres et 6 mètres. Nous sommes sur le qui-vive ; il y a aussi de nombreux hauts-fonds. De la proue, nous les voyons bien, mais évaluer leurs profondeurs n'est pas aisé.

Le plateau fait plus de 50 miles nautiques. Nous ne l'avons pas encore traversé à la tombée de la nuit. Alors, comme naviguer nécessiterait une vigilance de tous les instants et de la lumière, nous lançons la pioche pour passer une nuit que nous espérions tranquille ! Il n'en fut rien ! Le vent se mit à souffler faiblement dans un sens alors que la houle sévissait en sens inverse. Résultat, les vagues ont tant fouetté la jupe de SOCA que le caoutchouc de protection qui l'entourait a disparu, mangé par l'immensité. Et bien sûr, Stéphane et moi n'avons pu fermer l’œil !

Il nous faudra encore la journée du lendemain pour trouver, enfin, deux îles habitées.

Après on ne sait combien de tentatives de mouillage (près de la côte de l'une, près de la côte de l'autre), nous accrochons finalement en plein milieu des deux ! La journée fut belle ; nous savourons la douce chaleur du soleil couchant avec nonchalance. Mais bientôt, nous sommes rappelés à l'ordre ! Mobilisation générale ! Un nuage de micro moustiques noirs et voraces fond sur notre bateau nous obligeant au replis ! Une heure après le début de l'attaque, malgré nos moustiquaires et nos tapettes, nous sommes toujours en guerre ! Au terme d'un combat stratégique (Armance est notre appât), requérant toute notre patience, nous en viendrons à bout. Mais quelles effroyables bestioles tout de même ! Morphée ne nous espère plus alors très longtemps. Nous tombons bien vite dans ses bras pour un sommeil sans réveils entre-coupées.

Le lendemain, trouvant l'endroit peu accueillant (nous ne souhaitons pas revivre une pareille soirée !), nous décidons de rejoindre Nassau. Il nous faudra encore la journée pour y parvenir ! Il y a un nombre d’îles impressionnant aux Bahamas et cet archipel est bien plus grand que ce que nous l'imaginions !

La passe pour entrer dans le couloir d'eau entre Nassau (sur Providencia Island) et Paradise Island (l’île de la démesure) est terrible ! Nous sommes à rien du fond, des cailles émergent de toute part, heureusement que le vent est tombé et que la houle est absente !

Au mouillage, nous déchantons : il est encombré, des speed boats (bateaux moteur ultra rapide) le rendent houleux et il n'y a pas de fond !

Nous ressortons et jetons l'ancre derrière une petite île. Les filles ne résistent pas au bain d'eau clair, vite rejointes par Stéphane !

 

Lundi 30 avril, Stéphane part chercher de l'essence en annexe. Il revient rapidement après avoir croisé un jeune couple d’Américains lui expliquant qu'il ne pourrait pas descendre à terre avant d'avoir fait les papiers d’entrée. Nous partons donc en repérage tous les quatre.

Il va falloir amarrer le bateau au ponton d'une des marinas ; un ponton digne des Caraïbes, vermoulu, bringuebalant, délabré. Tout sauf accueillant donc ! A moins de 100 mètres de l'autre côté, c'est Paradise Island avec des yacht magnifiques ! Le tout pourri fait face au grand luxe, le noir à l'or, la crasse à l’aseptisé. C'est choquant. Un frisson désagréable nous glace les veines.

Enfin, soit. Stéphane réalise une arrivée magnifique, toute en douceur. SOCA ne souffre pas, les filles et moi non plus !

Les Douanes puis l'Immigration passent sur notre bateau (abordage difficile, personnel pas super sportif !).

Clairement, ils prennent un « pourboire » salé déguisé, nous remettant pour l'un, une facture au montant bien inférieur à ce que nous avons payé, pour l'autre, une simple « promesse de facture » que nous attendons toujours !

Nous nous étions fait une idée fausse des Bahamas, les imaginant davantage comme « les Caïmans », avec un accueil chaleureux et de la discipline. Nous nous sommes trompés ! Mais peut-être les relations humaines sont-elles, elles aussi, à deux vitesses ? Nous espérons que non …

 

Une rapide visite à terre nous confirmera que Nassau n'est pas le meilleur endroit pour passer ses vacances. Le reste des îles, sans doute, mais pas Nassau !

 

Quoiqu'il en soit, nous visiterons peu car nous serons déjà bloqués trois jours au mouillage ; un vent terrible et une haute houle rendent impossible un accostage en annexe. Le quatrième jour, les filles supportant mal cet enfermement, Stéphane propose un convoyage. Elles reviennent trempées mais heureuses de la sortie ! Dans leurs sacs, des courgettes et des brocolis ! Elles débordent d'enthousiasme à l’idée de manger de la verdure !

 

Samedi 5 mai, l'eau s'est apaisée, les nuages se sont dissipés et le vent est tombé ! Vite, sortons !

Bon, il n'y a pas de ponton à annexes ! Incroyable, n'est-ce pas ?! Enfin, non. Peut-être pas … Peut-être les bateaux de luxe ne restent-ils pas au mouillage dans cette contrée ?!! Donc, nous escaladons, grimpons sur des traverses molles et assurons nos pieds sur des boulons rouillés.

Côté Providencia, c'est la désolation. Des hommes errent dans des vêtements trop larges, sales, beaucoup ont l’œil hagard, les mâchoires anormalement détendues. Ils sont sous l'emprise de drogues ; ils sont absents. Les rues sont sales, pas entretenues, parsemées de trous béants. Il n'y a pas de trottoirs, les voitures roulent vite, pressées sans doute de passer toute cette misère …

Côté Paradise Island, c'est le grand luxe. Tout brille, étincelle, les gens sont courtois, souriants, les boutiques sont lumineuses, magnifiquement agencées. Tout est propre, trop propre même …

Deux ponts relient ces deux îles que tout le reste oppose.

 

Dimanche 6 mai, il est 8 heures lorsque nous levons l'ancre. La journée s'annonce belle, les conditions météo semblent bonnes pour rejoindre les Bermudes. Nous ne tenons pas à nous éterniser dans les parages, et de toutes façons, il ne nous faudrait pas moins de deux mois supplémentaires pour visiter toutes ces îles !

Alors sans regret pour cette fois-ci, nous disons au-revoir aux Bahamas :)

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